Comment devenir policier en CRS ? En octobre 2021, Défense Zone recevait à Vélizy le commissaire Sébastien Malzieu, alors directeur zonal adjoint des compagnies républicaines de sécurité d’Île-de-France, pour un entretien entièrement consacré au recrutement, à la formation et au quotidien des CRS. Une compagnie républicaine de sécurité est une unité mobile de la police nationale, projetable sur tout le territoire et mise à la disposition des préfets qui la sollicitent. Le commissaire Sébastien Malzieu y décrit un métier qui ne se résume pas au maintien de l’ordre : sécurité autoroutière, appui aux commissariats, secours en montagne et en mer, protection des hautes personnalités. Cet article suit le fil de l’entretien et complète les conditions d’accès, les épreuves du concours et la durée de formation par les données publiées par la police nationale.
Entretien enregistré en octobre 2021. Les éléments de recrutement, de formation et de rémunération cités dans cet article proviennent des pages officielles de la police nationale consultées en septembre 2026 ; les descriptions du métier et de l’organisation zonale sont celles du commissaire Sébastien Malzieu à la date de l’entretien.
Ce qu’il faut retenir de cet épisode
- Les compagnies républicaines de sécurité ont été créées par un décret du 8 décembre 1944 et constituent la réserve générale de la police nationale depuis 1948, selon le dossier « Les CRS, 80 ans d’histoire » publié par la police nationale.
- La direction centrale des CRS regroupe 13 520 fonctionnaires, 60 compagnies de service général, 9 compagnies autoroutières, 2 compagnies de montagne et la CRS n° 1, dédiée à la protection des hautes personnalités (police nationale, page d’organisation de la DCCRS).
- Il n’existe pas de concours « CRS » : on devient policier en CRS en réussissant le concours de gardien de la paix, ouvert aux Français de 17 à moins de 45 ans titulaires du baccalauréat.
- La formation initiale du gardien de la paix dure 24 mois : 12 mois en école de police, logé gratuitement, puis 12 mois de stage d’application sur le terrain.
- « Une compagnie de maintien de l’ordre se déplace à peu près 200 jours par an », résume le commissaire Sébastien Malzieu : entrer en CRS, c’est d’abord accepter un mode de vie.
- Chaque policier en CRS bénéficie de 25 jours de formation par an, et chaque compagnie compte au moins deux secouristes opérationnels CRS de niveau 2, formés à stabiliser des blessés par balle ou par brûlure.
Les CRS, réserve générale de la police nationale
Les compagnies républicaines de sécurité sont les unités mobiles de la police nationale. Créées par un décret du 8 décembre 1944, confirmées par une ordonnance du 7 mars 1945, elles forment depuis 1948 la réserve générale de la police nationale : un volant d’unités entretenues au niveau national et employées là où un préfet en fait la demande. La police nationale décrit une direction centrale des CRS forte de 13 520 fonctionnaires, organisée en sept directions zonales et alignant 60 compagnies de service général, 9 compagnies autoroutières, 2 compagnies de montagne pour les Alpes et les Pyrénées, 6 unités motocyclistes zonales, la CRS n° 1 et cinq centres de formation.
Le commissaire Sébastien Malzieu dirigeait en second, en octobre 2021, la direction zonale des CRS d’Île-de-France. Il en décrivait le périmètre en deux chiffres : environ 2 500 policiers et personnels administratifs répartis sur une douzaine de compagnies. Sa fonction consiste à mettre les unités en condition puis à les mettre à disposition des préfets. Il précisait que les compagnies franciliennes ne suffisent pas à couvrir les besoins de la capitale : des compagnies venues de province sont régulièrement employées à Paris.
La liste des missions des CRS dépasse largement l’image d’Épinal du cordon casqué. Le commissaire Sébastien Malzieu en énumérait six familles.
- Le maintien et le rétablissement de l’ordre, ainsi que l’encadrement des événements festifs ou revendicatifs.
- L’appui aux autres directions actives, et de plus en plus la sécurisation au profit des commissariats de la sécurité publique.
- L’appui à la police aux frontières et la lutte contre l’immigration clandestine, dans les zones transfrontalières comme Calais et dans les zones portuaires et aéroportuaires.
- La sécurité routière sur autoroute, confiée à des compagnies spécialisées.
- Le secours aux populations, avec les nageurs sauveteurs, les plongeurs et les secouristes de montagne.
- La protection des plus hautes personnalités de l’État, assurée par la CRS n° 1, qui travaille au profit du service de la protection.
Depuis cet entretien, l’organisation s’est enrichie d’unités dites « nouvelle génération ». La police nationale indique, le 14 octobre 2024, que les CRS 81 de Marseille, 82 de Saint-Herblain et 83 de Chassieu ont été activées en novembre 2023, et la CRS 84 de Montauban en juillet 2024. Dédiées au rétablissement de l’ordre et à la lutte contre les violences urbaines, elles fonctionnent en deux sections alternées, disponibles en permanence.
Devenir policier en CRS : le concours de gardien de la paix
Premier point que le commissaire Sébastien Malzieu tient à établir : il n’existe pas de recrutement direct en CRS. « La formation des CRS, d’abord ce sont des gardiens de la paix », rappelle-t-il. Tous les corps de la police nationale sont représentés dans les compagnies républicaines de sécurité, des policiers adjoints aux commissaires en passant par les personnels administratifs et techniques, mais la porte d’entrée du plus grand nombre reste le concours de gardien de la paix.
La police nationale fixe les conditions d’accès au concours externe de gardien de la paix : être de nationalité française, avoir 17 ans au moins et moins de 45 ans au 1er janvier de l’année du concours, être titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent de niveau 4, présenter un casier judiciaire compatible avec l’exercice des fonctions, satisfaire à une visite médicale d’aptitude et être en règle au regard de la Journée défense et citoyenneté. Les limites d’âge peuvent être reculées pour les parents de famille, les sportifs de haut niveau et les personnes en situation de handicap.
Les épreuves du concours de gardien de la paix se répartissent en trois blocs, selon la fiche officielle de la police nationale.
- Les épreuves écrites : une étude de cas de 2 heures affectée du coefficient 4, éliminatoire en dessous de 5 sur 20 ; un questionnaire à choix multiples de culture générale, coefficient 2 ; un questionnaire à choix multiples de langue étrangère, coefficient 1 ; ainsi qu’un test psychotechnique obligatoire mais non noté.
- Les épreuves physiques, coefficient 4, avec un parcours d’habileté motrice et un test d’endurance cardio-respiratoire, éliminatoires en dessous de 7 sur 20.
- L’entretien avec le jury, d’une durée de 25 minutes et affecté du coefficient 5, éliminatoire en dessous de 5 sur 20. Le jury dispose du résultat des tests psychotechniques et du parcours du candidat.
Le baccalauréat n’est pas la seule porte d’entrée dans la police nationale. Un dossier officiel publié le 17 mars 2023 rappelle deux voies ouvertes sans condition de diplôme aux 18 à 30 ans : le cadet de la République, une formation rémunérée de 12 mois alternant lycée professionnel, école de police et sept semaines de stage en commissariat, et le recrutement de policier adjoint, sur épreuves écrites, tests physiques et entretien d’environ 15 minutes devant une commission. Ces deux voies conduisent à l’emploi de policier adjoint et à la préparation du concours de gardien de la paix.
La formation en CRS : trois semaines après l’école de police
La formation initiale du gardien de la paix dure 24 mois : 12 mois en école de police, où l’élève est logé gratuitement et rémunéré, puis 12 mois de stage d’application en service. C’est le socle commun à tous les policiers, quelle que soit leur direction d’affectation.
L’affectation en CRS se joue ensuite au classement de sortie. « Lorsqu’ils sortent d’école et qu’ils se destinent à être CRS, c’est parce qu’ils sont bien classés qu’ils peuvent prétendre à être affectés en CRS », explique le commissaire Sébastien Malzieu. Suit alors un module d’adaptation au premier emploi de trois semaines, pendant lequel les jeunes gardiens de la paix découvrent les techniques, les moyens et les matériels propres aux compagnies républicaines de sécurité. La durée est la même pour les compagnies autoroutières, qui préparent leurs policiers à intervenir sur un réseau que le commissaire qualifie de « vecteur extrêmement dangereux ». Cette durée de trois semaines de formation spécifique après l’école de police figure également dans l’article de la police nationale du 14 octobre 2024 consacré aux CRS nouvelle génération.
Les policiers qui rejoignent les CRS par mutation, en venant par exemple de la sécurité publique, ne suivent pas le module d’adaptation au premier emploi mais un stage de spécificités CRS, de trois semaines pour les unités de maintien de l’ordre. Les officiers affectés en CRS suivent de leur côté une période d’adaptation à l’emploi de quatre semaines. Autrement dit, personne n’arrive en compagnie sans passer par une formation de spécialité, y compris les cadres.
La formation continue est le second pilier. Le commissaire Sébastien Malzieu la décrivait en 2021 comme « extrêmement riche et développée », avec 25 jours de formation par an et par agent. Elle recouvre l’entraînement collectif, le tir, les manœuvres et surtout les habilitations et les recyclages : utiliser une grenade, une arme ou un moyen de force intermédiaire suppose d’avoir suivi un stage spécifique, puis de le revalider régulièrement. Pour cela, les CRS disposent de leurs propres structures de formation, distinctes de celles de la direction centrale de la formation de la police nationale, parce que leurs particularités d’emploi n’intéressent pas les autres directions.
Le maintien de l’ordre, cœur du métier de CRS
Le maintien de l’ordre reste la mission emblématique des compagnies républicaines de sécurité, mais le commissaire Sébastien Malzieu en donne une définition précise et restrictive. Les directions départementales de la sécurité publique, c’est-à-dire les commissariats, gèrent déjà un grand nombre d’opérations de maintien de l’ordre. Les CRS prennent le relais sur celles pour lesquelles des violences majeures sont attendues. Le même raisonnement vaut pour l’autoroute, la montagne et la mer : les CRS interviennent là où le risque est le plus élevé. « Au fond, les CRS, c’est un petit peu leur ADN aussi d’être engagés sur tous les fronts où il y a un risque potentiel et souvent avéré », résume-t-il.
La finalité qu’il assigne au maintien de l’ordre est explicite : protéger les manifestants dans l’exercice du droit de manifester, corollaire de la liberté d’expression, et intervenir avec fermeté contre les auteurs de violences graves. Le respect du cadre juridique fait partie du métier : « C’est le propre de services de l’État démocratique comme les CRS de s’adapter au cadre juridique dans lequel nous devons évoluer », dit-il, y compris quand ce cadre évolue au gré des décisions politiques.
Cette adaptation permanente est institutionnalisée. La direction centrale des CRS dispose d’un bureau de prospective et de réflexions tactiques qui travaille en continu sur la doctrine, les procédures et les équipements, dans le cadre du schéma national du maintien de l’ordre. Chaque opération, en maintien de l’ordre comme sur autoroute, en montagne ou en mer, donne lieu à un retour d’expérience. Les CRS mènent aussi des actions de coopération internationale, qui servent autant à exporter un savoir-faire qu’à observer les cadres juridiques étrangers.
200 jours de déplacement par an : le mode de vie en compagnie
Interrogé sur les profils recherchés, le commissaire Sébastien Malzieu répond d’abord par le mode de vie, avant les qualités personnelles. « Une compagnie de maintien de l’ordre se déplace à peu près 200 jours par an, donc il y a un côté un peu militaire », explique-t-il. C’est, selon lui, « un gros morceau » : il faut être apte à se déplacer en permanence pour venir en CRS au maintien de l’ordre. Un candidat qui ne se projette pas dans ce rythme se trompera d’unité, quelles que soient ses qualités par ailleurs.
Contrairement aux gendarmes mobiles, qui vivent en famille au sein d’une caserne, les CRS sont des personnels civils qui se logent par leurs propres moyens : il n’existe pas de logement familial mis à disposition par l’administration. Un policier muté loin de chez lui peut en revanche s’appuyer sur le dispositif d’assistance sociale de la police nationale, sollicité notamment pour les jeunes affectés en recherche de logement ou après une séparation.
Ce mode de vie collectif est aussi une ressource opérationnelle. La cohésion et l’effet de groupe jouent, selon le commissaire Sébastien Malzieu, « énormément par rapport parfois à d’autres unités » : dans un groupe, on se sent plus fort. S’y ajoute un commandement intégré, avec des officiers constamment au contact des effectifs.
Combien gagne un policier en CRS ?
Un policier en CRS perçoit la rémunération d’un gardien de la paix, à laquelle s’ajoutent des indemnités liées à l’emploi. La police nationale publie, au titre de janvier 2026, une rémunération allant de 1 617 euros en début de carrière en Île-de-France, logement gratuit inclus pendant la scolarité, à 3 917 euros en fin de carrière. En province, la fourchette annoncée va de 1 570 euros à 3 704 euros.
À ce traitement s’ajoutent, en CRS, des indemnités journalières versées pour chaque jour de déplacement et le paiement des heures supplémentaires dans les cadres réglementaires prévus. Avec 200 jours de déplacement par an, ces indemnités pèsent réellement sur la fiche de paie, ce que le commissaire Sébastien Malzieu identifiait comme l’un des facteurs d’attractivité de l’unité, au même titre que la vie collective et la richesse des missions.
Le secourisme opérationnel CRS face aux blessures graves
Le secourisme opérationnel CRS, désigné par l’acronyme SOC, est un dispositif de sauvetage au contact directement inspiré du sauvetage au combat militaire. Le commissaire Sébastien Malzieu explique que les CRS s’en sont inspirés pour développer deux niveaux de qualification, et que chaque compagnie compte au moins deux secouristes opérationnels de niveau 2. Ces policiers sont formés à traiter des blessures très graves : stabilisation d’un blessé par balle en attente de la relève médicale, prise en charge de brûlures graves, pose de garrots, perfusions.
Leur mission première est de porter secours aux effectifs engagés, mais elle s’étend aux civils, manifestants compris. En situation de victimes nombreuses, les secouristes opérationnels CRS assurent le tri des blessés, pratiquent l’extraction sous le feu et peuvent fournir aux sapeurs-pompiers ou aux médecins du SAMU du matériel en nombre pour traiter des urgences vitales en contexte dégradé. Le commissaire Sébastien Malzieu précise que ce dispositif a pris tout son sens avec les attentats et les tueries de masse, et qu’il sert régulièrement pour des blessures moins graves : en maintien de l’ordre, les policiers reçoivent des projectiles.
Le risque psychologique et le soutien aux policiers
Le risque du métier de CRS n’est pas seulement physique. La police nationale dispose d’un service de soutien psychologique opérationnel, activé dès lors qu’une intervention est susceptible d’avoir un retentissement sur les effectifs. Le commissaire Sébastien Malzieu souligne que les interventions les plus éprouvantes ne sont pas toujours les plus violentes : une scène qui rappelle de mauvais souvenirs peut affecter durablement un policier.
Il cite le cas des compagnies autoroutières, appelées très fréquemment sur des accidents de la route, qui doivent procéder aux constatations puis participer aux autopsies. L’impact psychologique y est, selon lui, mécanique : s’il ne se manifeste pas sur le moment, il peut apparaître plus tard. Le soutien est proposé et non imposé, et il s’étend aux proches d’un policier intervenu sur une situation difficile.
Les spécialités et les évolutions de carrière en CRS
Le commissaire Sébastien Malzieu insiste sur un point qui intéresse directement les candidats : les possibilités d’évolution. Un policier en CRS peut se spécialiser dans de nombreux domaines, parmi lesquels il cite le tir de précision à l’arme longue et à l’arme de poing, les transmissions, les opérateurs d’intervention nautique, les plongeurs, les nageurs sauveteurs et les secouristes de montagne. S’y ajoutent les concours internes, qui permettent d’accéder au corps des officiers puis à celui des commissaires de police.
Les compagnies républicaines de sécurité n’emploient pas que des policiers. Créées en 1944 pour être autonomes et projetables sur l’ensemble du territoire, elles emportent leur intendance : secrétariats, cuisines et fonctions support suivent la compagnie en déplacement. Le commissaire Sébastien Malzieu signalait à ce titre l’ouverture de contrats d’apprentissage pour la cuisine et les équipes techniques : une voie d’entrée en CRS qui ne passe pas par le concours de gardien de la paix.
Les qualités attendues pour devenir CRS
Au-delà de l’aptitude au déplacement permanent, le commissaire Sébastien Malzieu cite la discipline, le courage, la rigueur, le professionnalisme et un esprit de solidarité qu’il juge décisif en compagnie. La discipline est présentée comme un facteur d’efficacité : c’est elle qui donne aux unités leur résistance aux chocs quand elles sont prises à partie, et c’est dans la retenue et l’usage gradué de la force que réside, selon lui, toute l’utilité des CRS.
Son conseil aux candidats tient en deux gestes. Le premier : aller voir des CRS, prendre contact avec une compagnie ou un état-major de direction zonale, où que ce soit sur le territoire, pour toucher du doigt ce que font réellement les compagnies républicaines de sécurité. Le second : réussir son baccalauréat, puis préparer et réussir le concours de gardien de la paix, d’officier ou de commissaire de police, ou encore un concours de personnel administratif. Il décrivait enfin le métier de CRS comme encore peu féminisé en 2021.
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour devenir policier en CRS ?
Il n’existe pas de concours spécifique aux compagnies républicaines de sécurité. Pour devenir policier en CRS, il faut réussir le concours de gardien de la paix, ouvert selon la police nationale aux candidats de nationalité française âgés de 17 ans au moins et de moins de 45 ans au 1er janvier de l’année du concours, titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent de niveau 4. S’y ajoutent un casier judiciaire compatible avec les fonctions, une visite médicale d’aptitude et la régularité au regard de la Journée défense et citoyenneté. L’affectation en CRS se joue ensuite au classement de sortie de l’école de police : selon le commissaire Sébastien Malzieu, ce sont les élèves les mieux classés qui peuvent prétendre à une compagnie.
Combien de temps dure la formation pour devenir policier en CRS ?
La formation initiale du gardien de la paix dure 24 mois selon la police nationale : 12 mois en école de police, où l’élève est rémunéré et logé gratuitement, puis 12 mois de stage d’application en service. Un policier destiné aux CRS suit ensuite un module d’adaptation au premier emploi de trois semaines, consacré aux techniques, aux moyens et aux matériels propres aux compagnies républicaines de sécurité. Un policier venu d’une autre direction par mutation suit un stage de spécificités CRS de trois semaines, et un officier une période d’adaptation à l’emploi de quatre semaines. S’y ajoutent, selon le commissaire Sébastien Malzieu, 25 jours de formation continue par an et par agent.
Quel est le salaire d’un policier en CRS ?
Un policier en CRS est rémunéré comme un gardien de la paix. La police nationale annonce, au titre de janvier 2026, une rémunération de 1 617 euros en début de carrière en Île-de-France, logement gratuit inclus pendant la scolarité, et jusqu’à 3 917 euros en fin de carrière ; en province, la fourchette va de 1 570 à 3 704 euros. À ce traitement s’ajoutent les indemnités journalières versées pour chaque jour de déplacement, ainsi que les heures supplémentaires payées dans les cadres réglementaires prévus. Une compagnie de maintien de l’ordre se déplaçant environ 200 jours par an, ces indemnités pèsent réellement dans la rémunération annuelle.
Peut-on entrer dans la police nationale sans le bac ?
Oui. La police nationale décrit deux voies ouvertes sans condition de diplôme aux candidats de 18 à 30 ans. Le dispositif de cadet de la République est une formation rémunérée de 12 mois qui alterne lycée professionnel, école de police et sept semaines de stage en commissariat, et qui débouche sur un emploi de policier adjoint tout en préparant le concours de gardien de la paix. Le recrutement direct de policier adjoint repose sur des épreuves écrites, des tests physiques et un entretien d’environ 15 minutes devant une commission. Ces deux voies ne donnent pas accès directement aux compagnies républicaines de sécurité, mais elles ouvrent la carrière qui y mène.
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