#71 – De jeune engagé volontaire à pilote de char AMX 10 RC chez les paras

Peut-on devenir pilote de char sans dossier scolaire brillant et sans passé militaire ? Le brigadier Clément s’est engagé au 1er régiment de hussards parachutistes en novembre 2018, à la sortie d’un baccalauréat technologique, comme simple militaire du rang. Trois ans plus tard, il pilote un AMX 10 RC, l’engin blindé à roues de 105 mm de la cavalerie parachutiste, après avoir été formé au véhicule blindé léger, projeté cinq mois en Martinique et classé deuxième de son stage de formation générale élémentaire. Défense Zone l’a rencontré à Tarbes pour un entretien qui ne parle ni de doctrine ni de programme d’armement, mais d’un parcours individuel : comment on entre dans l’armée de Terre à la sortie du lycée, ce que durent réellement les classes, ce que coûte le passage de la vie civile à la vie militaire, et ce qu’un contrat de trois ans laisse derrière lui.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Un engagé volontaire de l’armée de Terre peut se présenter sans diplôme : le portail public 1jeune1solution rappelle qu’aucun diplôme n’est exigé des militaires du rang, seule comptant la réussite aux épreuves de sélection, et que l’engagement est ouvert dès 17 ans et demi.
  • La formation générale initiale se déroule au centre de formation initiale des militaires du rang de la 11e brigade parachutiste, implanté à Caylus. Le ministère des Armées en fixe la durée à douze semaines, précédées d’une semaine d’incorporation.
  • Le brevet parachutiste militaire s’obtient en deux semaines à l’École des troupes aéroportées de Pau. Au 1er régiment de hussards parachutistes, l’ensemble du personnel y passe, équipages de blindés compris.
  • Piloter un AMX 10 RC ne s’improvise pas : « il faut travailler ça pendant au minimum un an », mécanique comprise, selon le brigadier Clément. L’engin pèse entre 15,8 et 16,6 tonnes et ne dispose pas de roues directrices : il change de direction par glissement.
  • Première projection à six mois de service seulement : cinq mois en Martinique, en posture de prépositionnement pour intervenir rapidement dans les Caraïbes après un ouragan.
  • Contrat initial de trois ans, prolongé de deux. Son argument aux hésitants porte sur l’après : « trois ans d’armée, ça apporte beaucoup sur le CV », la rigueur et l’expérience opérationnelle étant, dit-il, ce que regardent les employeurs civils.

Un engagé volontaire venu directement du lycée

Un engagé volontaire de l’armée de Terre est un militaire du rang recruté sous contrat, qui sert en régiment sans passer par une école d’officiers ni par une école de sous-officiers. C’est ce statut qu’a choisi le brigadier Clément en novembre 2018, à la sortie d’un baccalauréat technologique. Il décrit son parcours scolaire sans détour : « je n’étais pas le meilleur à l’école, j’avais quelques difficultés ». Le point compte pour comprendre la suite, parce qu’il explique une grande partie de ce que l’institution lui a apporté.

L’idée ne vient pas de nulle part. Un grand-père militaire, un beau-frère parachutiste : l’uniforme circulait dans la famille, sans que personne ne pousse à l’engagement. Le brigadier Clément raconte avoir voulu voir ce que c’était, ses études terminées, et s’être engagé dans la foulée, sans détour par un emploi civil.

Ce profil n’a rien d’exceptionnel dans l’armée de Terre, et c’est précisément ce qui rend le témoignage utile à un lycéen qui hésite. Le recrutement des militaires du rang n’est pas un recrutement par le diplôme. Selon le portail public 1jeune1solution, aucun titre scolaire n’est exigé pour devenir militaire du rang de l’armée de Terre, l’accès reposant sur les épreuves de sélection, et l’engagement est possible dès 17 ans et demi, pour des contrats initiaux de deux, trois, cinq, huit ou dix ans.

Le choix du régiment se décide au CIRFA

Le passage par le centre d’information et de recrutement des forces armées, le CIRFA, est l’étape où se joue l’orientation. Le brigadier Clément y arrive avec une idée fixe, l’infanterie, et en ressort avec une autre. Son conseiller lui présente un éventail de régiments qu’il ne connaissait pas, documentation à l’appui. Le 1er régiment de hussards parachutistes en fait partie.

Deux critères finissent par se croiser. Le premier est le milieu parachutiste, dont son beau-frère lui avait parlé. Le second est l’arme : la cavalerie, c’est-à-dire le combat embarqué sur engin blindé, par opposition à l’infanterie qui combat à pied après débarquement. Le 1er régiment de hussards parachutistes, seul régiment de cavalerie de la 11e brigade parachutiste, est la seule unité française à réunir les deux. Le brigadier Clément reconnaît que le choix fut « très, très compliqué », et qu’il s’est décidé en lisant ce que le CIRFA lui avait remis.

Il insiste sur un point que les candidats sous-estiment : l’information existe. Les campagnes de recrutement de l’armée de Terre fonctionnent, dit-il, puisque des jeunes s’engagent toute l’année, mais elles ne disent pas tout du quotidien. Pour combler l’écart, il conseille de chercher par soi-même, forums de militaires compris.

Les classes au CFIM de la 11e brigade parachutiste

Un centre de formation initiale des militaires du rang, ou CFIM, est l’organisme qui assure la formation générale initiale de toutes les recrues engagées volontaires d’une même brigade. Chaque brigade de l’armée de Terre dispose du sien ; celui de la 11e brigade parachutiste est implanté à Caylus, dans le Tarn-et-Garonne. Selon le ministère des Armées, la formation y dure douze semaines, précédées d’une semaine d’incorporation et suivies d’une période de réintégration comprenant une semaine de permission.

Le brigadier Clément situe ces trois mois comme le moment le plus dur de son parcours, non pas techniquement mais humainement. Il décrit le basculement en une phrase : on passe d’une vie civile à une vie militaire, et « c’est tout simplement un changement de vie ». Les trois premières semaines se déroulent en camp, sans retour en famille. Il corrige au passage une idée reçue sur l’isolement des classes : les stagiaires ne sont pas privés de téléphone, et des permissions de deux ou trois jours reviennent toutes les deux à trois semaines.

La difficulté est ailleurs. Elle tient au rythme, au sommeil réduit, à la charge physique, et à la vie collective. Passer d’une chambre chez ses parents à une section composée d’inconnus venus de toute la France est, dit-il, une expérience très formatrice mais rarement facile. Il ajoute un facteur que peu de candidats anticipent : la saison. Incorporé l’hiver, il a fait ses classes dans le froid, ce qui pèse sur le moral autant que sur le corps.

Le brigadier Clément s’était préparé physiquement pendant de longs mois avant son incorporation, et voit là la principale raison pour laquelle le choc a été amorti. C’est le conseil qu’il répète aux candidats : la condition physique se travaille avant, pas pendant.

Le CFIM est enfin un lieu de brassage. La formation initiale y est identique quelle que soit l’arme de destination : cavalerie, infanterie, génie, tous les engagés volontaires de la brigade parachutiste suivent le même programme. La spécialisation ne commence qu’ensuite, ce qui explique que les jeunes cavaliers se retrouvent en cours avec leurs camarades des régiments d’infanterie parachutiste.

Les abandons pendant les classes, et pourquoi

Tous ceux qui commencent ne terminent pas. Le brigadier Clément décrit un taux d’abandon réel mais comparable, selon lui, à celui de n’importe quelle formation du secteur civil. Le portail public 1jeune1solution avance de son côté qu’environ un engagé sur cinq quitte l’institution dans les six mois, par difficulté d’adaptation à la vie communautaire et à la hiérarchie.

Les raisons qu’il observe sont de deux ordres. La première est l’écart entre l’image et la réalité. Il décrit le moment de bascule avec précision : trois nuits dehors par des températures proches de zéro, pas le temps de se laver, des kilomètres à pied. Certains découvrent là que le métier militaire consiste exactement en cela. La seconde raison ne dépend de personne : une blessure sérieuse pendant les classes interrompt automatiquement la formation. Lui n’a pas été surpris, et dit que c’est précisément ce qu’il était venu chercher.

Le brevet parachutiste à l’École des troupes aéroportées

Après les classes vient la qualification parachutiste, à l’École des troupes aéroportées de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le brigadier Clément y a passé deux semaines, durée que l’armée de Terre indique également pour les stages de brevet parachutiste militaire de ses engagés volontaires. Le brevet est la condition d’appartenance à la 11e brigade parachutiste, et il ne fait pas exception au 1er régiment de hussards parachutistes : les équipages de blindés sautent comme les fantassins.

Pour un jeune cavalier, cette double qualification signifie que la spécialité blindée et l’aptitude parachutiste se construisent en parallèle dès la première année de contrat.

La formation de spécialité dans la cavalerie

La troisième étape est la formation de spécialité, celle qui fait d’un militaire du rang un cavalier. Elle se déroule au camp de Ger, champ de manœuvres des Pyrénées utilisé par le 1er régiment de hussards parachutistes, et dure environ un mois. On y apprend l’armement collectif et les premiers gestes sur les véhicules du régiment.

Le brigadier Clément la présente comme un premier pas, non comme une qualification complète : elle pose la base commune de l’arme blindée cavalerie avant les formations qui donnent une fonction précise dans un équipage. La remarque revient dans tout son récit : dans la cavalerie, une formation en appelle toujours une autre.

Devenir pilote de char AMX 10 RC : ce que demande la formation

Le métier de pilote d’engin blindé est celui du membre d’équipage qui conduit le véhicule et en assure l’entretien courant. Au 1er régiment de hussards parachutistes, le brigadier Clément a été formé sur deux machines très différentes : le véhicule blindé léger, engin de reconnaissance de l’ordre de trois tonnes et demie servi par un équipage de trois, puis l’AMX 10 RC, blindé à roues doté d’un canon de 105 mm et servi par un équipage de quatre, pilote, chef d’engin, tireur et chargeur.

L’écart entre les deux formations est considérable. Celle de pilote de véhicule blindé léger a duré environ deux semaines et couvrait la conduite comme la mécanique. Le brigadier Clément la juge accessible, tout en corrigeant aussitôt la comparaison facile avec une voiture : même sur cet engin, il y a bien davantage à savoir. Pour l’AMX 10 RC, il est catégorique : « piloter un engin blindé lourd comme un AMX 10 RC et un véhicule blindé léger, c’est complètement différent ».

La raison tient à la machine elle-même. D’après la fiche que Défense Zone consacre à l’engin, l’AMX 10 RC pèse entre 15,8 et 16,6 tonnes, repose sur six roues motrices et ne possède pas de roues directrices : les changements de direction s’obtiennent par glissement, comme sur un véhicule à chenilles. Un pilote ne conduit donc pas, il manœuvre une masse qui dérape volontairement, sur des terrains qui n’ont rien d’une route.

De là vient la durée que le brigadier Clément donne pour se dire réellement compétent : au minimum un an. Ce délai ne concerne pas seulement la conduite. Il inclut la mécanique, c’est-à-dire la capacité à identifier une panne en opération, à savoir si l’on peut continuer, et à intervenir soi-même sur le véhicule. Pour un jeune sorti d’un baccalauréat technologique sans culture mécanique, c’est la partie du métier qu’il dit avoir le plus appris au régiment.

Une précision de vocabulaire s’impose, parce que le titre de l’épisode emploie le mot char. L’AMX 10 RC n’est pas un char de combat au sens strict, catégorie qu’occupe dans l’armée de Terre le Leclerc, mais un blindé de reconnaissance à roues armé d’un canon de gros calibre. L’usage courant l’appelle néanmoins char, et c’est sous ce terme que la plupart des candidats cherchent le métier.

Cinq mois en Martinique, la première projection

La première projection du brigadier Clément intervient très tôt : six mois après son engagement, à la sortie de ses classes. Direction la Martinique, pour une mission de cinq mois. L’unité y tient une posture de prépositionnement, destinée à permettre une intervention rapide dans les Caraïbes en cas d’ouragan. Le calendrier n’a rien de fortuit : la saison cyclonique atlantique court du 1er juin au 30 novembre.

Le brigadier Clément en retient surtout une chose : le théâtre commande l’entraînement. Le détachement s’est entraîné sur des savoir-faire propres à ce type de mission, très différents du combat de cavalerie en Europe. C’est cette mission, plus que n’importe quel stage, qui a décidé de la suite de sa carrière.

Elle a eu un effet secondaire qu’il n’avait pas prévu. Partir en opération aussi tôt l’a empêché de suivre immédiatement les formations de spécialité prévues. À son retour, il change d’escadron, et c’est à ce moment-là qu’il est formé au véhicule blindé léger puis à l’AMX 10 RC. Un parcours de militaire du rang n’est donc pas linéaire : les projections déplacent les stages, et un engagé volontaire peut se retrouver qualifié dans un ordre inattendu.

Il a par ailleurs effectué deux missions Sentinelle sur le territoire national. Son constat y rejoint celui de beaucoup de militaires du rang : cavaliers, fantassins et parachutistes y font le même travail, de la même manière, ce qui n’est pas le cas en projection extérieure.

Progresser : la formation générale élémentaire et le grade de brigadier

La formation générale élémentaire, ou FGE, est le stage qui permet à un militaire du rang de l’armée de Terre d’accéder à la fonction de chef d’équipe. Sanctionnée par le certificat militaire élémentaire, elle conditionne l’avancement au grade de caporal dans l’infanterie, de brigadier dans la cavalerie. C’est elle que le brigadier Clément a suivie en 2021, environ trois ans après son engagement.

Il la décrit comme la formation la plus exigeante de son parcours, plus encore que les classes. Elle dure six à sept semaines, sans repos et avec très peu de week-ends, et impose de restituer l’ensemble de ce qui a été appris depuis l’incorporation. Le brigadier Clément est sorti deuxième du classement de son stage, résultat qu’il mentionne sans emphase, comme la preuve qu’un jeune en difficulté scolaire trois ans plus tôt peut se classer devant des camarades mieux partis que lui.

Le grade ouvre une fonction précise dans la cavalerie : celle d’adjoint de patrouille. Une patrouille, dans le combat embarqué, rassemble deux véhicules ; elle est commandée par un maréchal des logis ou, selon les cas, par un brigadier-chef. Être adjoint de patrouille constitue pour lui l’objectif du prochain départ en opération extérieure.

Sur la suite, il se montre prudent. Devenir sous-officier est envisageable, officier ne l’est pas, et il l’explique par ce qu’il a observé à côté de lui. Pilote au profit d’un chef de peloton, il a vu de près la charge que représente le commandement d’un peloton de cavalerie et les responsabilités qui vont avec. Il juge ne pas avoir encore les capacités requises, et préfère le dire ainsi plutôt que de fermer la porte.

Le risque, vu depuis le poste de pilote

Le combat embarqué expose à une menace particulière : l’engin explosif improvisé posé sur un axe. Les pertes françaises en opération extérieure sont souvent survenues de cette manière, le véhicule déclenchant la charge. La question se pose donc directement à un pilote de blindé, et le brigadier Clément y répond sans détour : oui, il y pense.

Il refuse en revanche d’anticiper sa propre réaction, n’ayant pas encore été projeté en opération extérieure au moment de l’entretien. Ce qu’il dit tient en deux points. Le régiment a perdu des camarades, et ces pertes sont présentes dans l’esprit de tous. Et le métier reste le métier : il ne s’est pas engagé pour affronter ce risque, mais pour défendre son pays.

Interrogé sur l’utilité des missions au Sahel, il exprime une conviction simple, celle d’un militaire du rang et non d’un analyste : le travail accompli là-bas est bon et la lutte antiterroriste justifie l’engagement français. C’est le regard d’un jeune cavalier sur l’emploi de son armée, à la date de l’entretien.

Ce que trois ans d’armée laissent derrière

Le brigadier Clément a signé un premier contrat de trois ans, puis l’a prolongé de deux, soit cinq ans de service au total. Il assume penser à l’après en permanence, et considère que c’est normal à son âge : il y a des moments plus durs que d’autres, dit-il, et ces moments-là posent forcément la question du civil.

Son argument en faveur de l’engagement court est celui de la valeur acquise. Il compare ces trois ans à une école de la vie, et cite l’exemple de camarades qui ont cherché du travail après leur contrat. Ce que regarde un employeur, selon lui, c’est la mention d’un déploiement de cinq mois au Mali et de trois années de service : cela traduit une expérience que peu de candidats de vingt-deux ans peuvent produire. Il ajoute une qualité plus prosaïque mais immédiatement lisible, la rigueur, dont il rappelle qu’elle s’apprend vite quand l’institution ne laisse pas le choix.

Le brigadier Clément insiste enfin sur ce que l’armée de Terre lui a apporté sur le plan personnel, et c’est le fil conducteur de tout l’épisode : « d’où que l’on vienne, quelles que soient nos capacités, physiques ou intellectuelles, l’armée nous forme ». Il y voit une réponse concrète pour des jeunes qui ne savent pas quoi faire de leur vie, et une hiérarchie où des militaires en poste depuis vingt ans transmettent à ceux qui arrivent. Sa conclusion se passe de commentaire : c’est une école de la vie.

Questions fréquentes

Comment devenir pilote de char dans l’armée de Terre ?

On ne devient pas pilote de char directement : on s’engage d’abord comme militaire du rang dans un régiment de l’arme blindée cavalerie, puis on est formé au pilotage une fois affecté. Le parcours décrit dans cet épisode suit quatre étapes : la formation générale initiale en centre de formation initiale des militaires du rang, la formation de spécialité cavalerie au régiment, puis les formations de pilote, sur véhicule blindé léger d’abord, sur AMX 10 RC ensuite. Le stage de pilote peut être court, deux semaines environ pour le véhicule blindé léger, mais la maîtrise d’un engin lourd demande au moins un an selon le brigadier Clément, mécanique comprise. Dans un régiment parachutiste comme le 1er régiment de hussards parachutistes, s’ajoute le brevet parachutiste militaire obtenu à l’École des troupes aéroportées de Pau.

Faut-il un diplôme pour s’engager dans l’armée de Terre ?

Non, aucun diplôme n’est exigé pour s’engager comme militaire du rang dans l’armée de Terre. Le portail public 1jeune1solution indique que l’accès repose sur la réussite aux épreuves de sélection et non sur un titre scolaire, l’engagement étant ouvert à partir de 17 ans et demi. Le brigadier Clément, engagé en novembre 2018 après un baccalauréat technologique et un parcours scolaire qu’il qualifie lui-même de difficile, illustre ce principe. Les diplômes redeviennent en revanche un critère pour les recrutements de sous-officiers et d’officiers.

Combien de temps durent les classes dans l’armée de Terre ?

La formation générale initiale des engagés volontaires de l’armée de Terre dure douze semaines, selon le ministère des Armées, précédées d’une semaine d’incorporation et suivies d’une période de réintégration comprenant une semaine de permission. Elle se déroule en centre de formation initiale des militaires du rang, chaque brigade disposant du sien ; celui de la 11e brigade parachutiste est implanté à Caylus. Les trois premières semaines se passent en camp. Contrairement à une idée répandue, les stagiaires conservent la possibilité d’appeler leur famille et bénéficient de permissions de deux à trois jours toutes les deux à trois semaines. La formation initiale est identique pour toutes les armes.

Que vaut un contrat de trois ans dans l’armée sur un CV ?

Un contrat de trois ans comme engagé volontaire de l’armée de Terre laisse trois acquis identifiables pour un employeur civil : une expérience opérationnelle datée, souvent une projection en opération extérieure ou sur le territoire national, une qualification technique de spécialité, et des habitudes de travail que le brigadier Clément résume par la rigueur et la ponctualité. Il cite le cas de camarades ayant achevé leur contrat et retrouvé un emploi dans le civil, pour lesquels la mention d’un déploiement de cinq mois au Mali a pesé dans la décision de l’employeur. Il présente l’engagement court comme un investissement plutôt que comme une parenthèse, en particulier pour un jeune sans orientation claire à la sortie du lycée.

À écouter également

Pour aller plus loin sur Défense Zone


Défense Zone est un média indépendant consacré aux questions de défense et de sécurité. Ce podcast est disponible sur toutes les plateformes audio, Spotify, Deezer et Apple Podcasts, ainsi que sur notre chaîne YouTube. Pour soutenir notre travail, retrouvez notre magazine papier trimestriel et notre espace premium sur defense-zone.com.

Laisser un commentaire