#121 – Navigateur sur Rafale dans l’armée de l’air et de l’espace

Dans cet épisode du podcast Défense Zone, nous partons à la rencontre du commandant Mathieu, un navigateur Officier Systèmes d’Armes (NOSA) engagé au sein de l’escadron de chasse 2/4 « La Fayette », opérant depuis la base aérienne 113 de Saint-Dizier. Spécialiste du Rafale, il partage un éclairage rare sur son rôle à bord de cet avion de chasse de dernière génération, ses missions nucléaires et conventionnelles, et les enjeux humains derrière cette fonction stratégique.


🎯 Un parcours guidé par la passion

Le commandant Mathieu s’est engagé dans l’armée de l’Air et de l’Espace en 2008. Après sa formation initiale, il est sélectionné pour devenir NOSA, une spécialité exigeante qui l’amènera à intégrer l’escadron 2/4 « La Fayette », unité historique assurant la mission de dissuasion nucléaire française. Passionné d’aviation et guidé par un fort engagement envers la nation, il rejoint rapidement les rangs des unités opérationnelles, multipliant les vols et les entraînements tactiques.


🚀 Le rôle du NOSA à bord du Rafale

Contrairement à une idée répandue, le navigateur officier systèmes d’armes n’est pas un simple copilote. Sur Rafale, il tient un rôle fondamental dans la gestion de la mission : navigation, emploi des armements, surveillance du théâtre d’opération, gestion de la guerre électronique, et plus encore. Dans le cockpit biplace, le NOSA interagit avec le pilote en temps réel, lui permettant de se concentrer sur le pilotage et l’évitement tactique pendant que lui-même gère les systèmes complexes embarqués.

Le commandant Mathieu évoque la relation de confiance absolue entre pilote et NOSA, une symbiose essentielle, notamment dans les missions à haute intensité comme la dissuasion ou l’appui au sol en zones de conflit.


🔐 Une mission de dissuasion toujours active

L’escadron « La Fayette » est l’un des piliers de la force aérienne stratégique française. Le commandant revient sur les spécificités de la mission nucléaire : précision, rigueur, entraînement constant. Il insiste sur la dimension mentale et morale de cette posture : être prêt, sans forcément devoir agir, et maintenir une disponibilité opérationnelle totale.

Loin des clichés hollywoodiens, la dissuasion est ici une mission silencieuse, discrète, mais vitale à la sécurité nationale. Les équipages s’y préparent avec minutie, alternant alertes, vols d’entraînement, et permanences.


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