#19 – Formation Légion étrangère : immersion au 4e RE

Comment fabrique-t-on un soldat à partir de volontaires qui ne partagent ni la même langue, ni la même culture, ni le même passé ? En mai 2021, Défense Zone s’est rendu au 4e régiment étranger, à Castelnaudary, pour interroger le chef de son bureau instruction et emploi, l’officier qui conçoit et pilote l’ensemble des stages dispensés par la Légion étrangère. L’entretien descend au niveau le plus concret de la formation initiale : le mois passé en ferme, coupé de tout, la mécanique d’apprentissage du français, les quartiers libres encadrés, et cette conviction que la discipline s’enseigne d’abord par le pli d’une chemisette.

Les appréciations rapportées ici sont celles de l’officier interrogé et décrivent le fonctionnement du régiment tel qu’il l’exposait en mai 2021.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Le 4e RE concentre ce que le reste de l’armée de Terre répartit entre plusieurs écoles : formation initiale, formations de cadres et l’essentiel des spécialités.
  • La formation initiale dure quatre mois, dont le premier entièrement isolé dans une ferme, sans téléphone ni contact extérieur.
  • L’apprentissage du français repose sur trois piliers : le français comme seule langue autorisée, le binômage avec un francophone, un cours quotidien dispensé par le chef de section lui-même.
  • Les cadres instructeurs viennent des régiments de combat et y retournent : ils ont eux-mêmes traversé le choc linguistique qu’ils accompagnent.
  • La préparation physique fonctionne par contrats d’objectifs successifs : l’enjeu est d’amener chacun à un niveau seuil, pas de produire une moyenne.
  • La phrase adressée à chaque section à sa descente de bus : « Vous êtes venus ici librement, on n’est pas venu vous chercher. »

Un régiment qui remplace des écoles

La singularité apparaît dans l’intitulé même du bureau. Dans un régiment des forces, l’organe équivalent s’appelle bureau opérations instruction. Ici, le régiment n’ayant pas vocation à projeter ses unités, le volet « opérations » cède la place au volet « emploi » : exercices régimentaires, partenariats, visites très nombreuses, travaux d’étude au long cours.

Le cœur du métier reste l’instruction, et c’est là que se mesure la particularité de l’établissement. Dans le reste de l’armée de Terre, la formation se répartit entre des écoles distinctes : une pour la formation initiale des militaires du rang, une par arme, des organismes pilotes par spécialité. Le 4e RE, lui, a reçu délégation de l’ensemble de ces centres. Il forme sur le même camp les jeunes engagés volontaires, les caporaux, la totalité des sous-officiers de la Légion et la quasi-totalité des spécialistes dont l’institution a besoin.

La conséquence est mécanique : Castelnaudary n’est pas une étape mais un point de passage récurrent, où le légionnaire revient à plusieurs reprises au fil de sa carrière, chaque fois qu’il progresse en grade ou en technicité. L’officier emploie volontiers le verbe « subir » à propos de ces stages, et tient à en corriger aussitôt l’écho : il ne s’agit pas d’annoncer que le stagiaire va ramasser, mais de décrire une disposition d’esprit. Arriver en considérant qu’on ne sait rien, recevoir l’instruction, la mettre en pratique. Une humilité de méthode plutôt qu’une promesse de dureté.

Le mois de ferme

Le légionnaire arrive après son passage en commission à Aubagne, où son aptitude médicale et psychologique a été examinée et où une enquête a écarté les profils marqués par un crime de sang ou une infraction à caractère sexuel. Il est récupéré sur place par l’encadrement qui restera le sien quatre mois durant : chef de section, chefs de groupe, caporaux. Cette continuité est voulue, et elle compte.

Le premier mois se passe dans l’une des fermes dont dispose le régiment autour de son camp. Le principe est l’extraction : plus de téléphone, plus de télévision, plus de contact avec l’extérieur. Le jeune engagé n’a que ses camarades d’incorporation et ses cadres, et il y apprend les rudiments de la vie en collectivité, les règles d’hygiène et les premiers gestes militaires.

L’objectif assigné aux quatre mois est formulé sans lyrisme. À l’issue, le légionnaire doit savoir utiliser parfaitement son arme individuelle, disposer d’une condition physique suffisante pour être projeté rapidement, comprendre assez de français pour interagir avec son chef d’équipe et connaître les règles de vie de la Légion. C’est ce faisceau qui détermine s’il peut rejoindre un régiment des forces, où l’attend encore une formation technique de spécialité.

Le régiment assume ce que cet isolement produit. Le premier appel à la famille, une fois le mois de ferme achevé, est le moment de fragilité, et les cadres sont là pour repérer le coup de moins bien. Les abandons volontaires restent rares, l’attrition tenant davantage à la casse physique. Reste qu’un engagé peut partir à tout moment, et personne ne le retient : « on ne va pas les forcer à devenir légionnaires malgré eux ».

Trois piliers pour apprendre le français

C’est le passage le plus instructif, parce qu’il expose une méthode et non une intention. Certains arrivent sans un mot de français, et le choc, linguistique autant que culturel, est réel. L’apprentissage repose sur trois règles qui se renforcent l’une l’autre.

  • Le français est la seule langue parlée. L’obligation est immédiate et constitue le moteur principal : contraints de s’exprimer en français, les engagés en acquièrent très vite les bases.
  • Le binômage avec un francophone. Principe ancien : chaque légionnaire a en permanence à ses côtés quelqu’un capable de lui expliquer, de façon élémentaire, ce qui se passe s’il n’a rien compris.
  • Le cours quotidien. Chaque jour, en ferme ou au quartier, le chef de section en personne dispense un cours de français à ses légionnaires.

L’objectif de fin de formation porte sur un socle de vocabulaire réparti entre mots usuels et mots militaires. Personne ne prétend qu’à l’issue le plus dur soit fait : il reste un long chemin, mais la capacité à comprendre un ordre et à rendre compte est acquise.

Le détour historique éclaire le reste. Aux débuts de l’institution, la réponse à la barrière de la langue avait été de créer des unités linguistiquement homogènes ; l’expérience s’est révélée ingérable. La Légion a basculé vers la solution inverse, une langue unique devenue l’instrument du brassage. Ce choix impose deux vigilances : l’enseignement ne fonctionne que s’il existe un socle suffisant de légionnaires francophones dans chaque promotion, proportion surveillée de près, et il faut empêcher la reconstitution spontanée de groupes homogènes. La répartition des nationalités entre régiments relève du commandement de la Légion, le chef de corps veillant ensuite à l’équilibre de ses compagnies.

Apprendre la France en quartier libre

La Légion dispense bien une instruction civique : des cours sur le fonctionnement de la République et des institutions, sensiblement identiques à ceux que reçoit un jeune Français engagé ailleurs. Elle y ajoute un volet sur les différences culturelles entre pays d’origine et pays d’accueil. Mais l’officier pointe la limite de l’exercice avec franchise : un cours théorique adressé à quelqu’un qui maîtrise mal le français ne produit presque rien.

D’où un dispositif peu connu : deux à trois quartiers libres encadrés au cours des quatre mois. Le groupe part en ville avec son chef de groupe, parfois son chef de section, et le programme est d’une banalité assumée. Retirer de l’argent, commander une consommation au comptoir, acheter un paquet de cigarettes, commander une pizza, appliquer les règles de politesse et de salutation. L’objectif est explicite : une fois en régiment, ces jeunes devront se débrouiller seuls, et mieux vaut qu’ils aient déjà expérimenté ces gestes en présence de leurs cadres.

Une heure dans une langue inconnue

Puisque tout repose sur la transmission, le régiment forme aussi ses formateurs. Tout cadre affecté au 4e RE sur une mission d’instruction suit un module pédagogique, court, portant sur le comportement à adopter vis-à-vis des légionnaires et sur la conduite concrète d’une séance : cours de français, cours de tactique, séance de tir. Ceux qui sont en poste depuis un ou deux ans bénéficient d’un recyclage.

Le clou du module est une démonstration dont le principe vaut bien au-delà du contexte militaire. Les cadres, dont certains ne sont pas francophones d’origine et ont oublié ce que fut leur propre arrivée, sont replacés dans la situation du jeune légionnaire : un instructeur leur dispense, une heure et demie durant, un cours dans une langue qu’aucun d’eux ne comprend.

« Vous n’avez rien compris au début. Mais les attitudes pédagogiques mises en œuvre par l’instructeur ont fait que, naturellement, vous avez appris des mots. Et c’est comme cela que vous devez dispenser vos cours de français. »

La démonstration fonctionne parce que la langue verbale n’est pas seule en jeu : le geste, le langage des signes improvisé, l’attitude physique constituent un langage commun. La pédagogie, insiste l’officier, est une force culturelle de l’armée française qui tend à se perdre, et la Légion ne peut pas se le permettre : la barrière de la langue y rend la manière plus déterminante que le propos. Un travail était alors mené avec un spécialiste des sciences du langage pour améliorer cet enseignement.

« Ici on apprend à faire les plis »

Avant même la pédagogie, ce qui structure la formation est la discipline. On présente les règles, puis on les fait appliquer, immédiatement et sur des objets minuscules. Le premier jour, on ne demande pas à un engagé volontaire de s’emparer d’une position tenue par l’adversaire, mais de faire son lit au carré, de passer le balai dans sa chambre, de ranger son armoire selon un ordre précis et de faire les plis de sa chemisette.

L’énumération peut prêter à sourire ; la justification est sérieuse. Le règlement décrit les distances avec précision, et une chemisette sur laquelle un faux pli a été marqué est difficilement récupérable. L’erreur n’étant pas rattrapable, elle ne doit pas être commise. D’où la formule la plus mémorable de l’entretien : une fois que les plis sont correctement faits, on peut demander à peu près n’importe quoi au légionnaire, et cela se passera bien.

Ce que le régiment enseigne à travers ces gestes, c’est la rigueur du règlement et l’exécution sans délai : de quoi éclairer ce qui frappe tout observateur au contact des légionnaires.

Amener tout le monde au seuil

La préparation physique se heurte à une difficulté que le régiment ne masque pas : le niveau des arrivants est extrêmement hétérogène. Des tests sportifs ont bien été passés au centre de sélection, mais certains n’ont jamais eu de pratique régulière, et une part non négligeable de chaque promotion ne sait pas nager.

Le régiment procède en trois temps. D’abord des tests initiaux qui photographient le niveau de chacun : course, natation, montée à la corde, tractions, pompes, soit les épreuves du contrôle de la condition physique en vigueur dans l’armée de Terre. Ensuite une progression délibérément lente, appuyée sur la marche, la répétition des footings, les parcours d’obstacles et le cross. Enfin une évaluation finale, précédée de points de contrôle intermédiaires.

Le dispositif repose sur la notion de contrat d’objectifs, fixé individuellement : celui qui ne sait pas nager se voit assigner l’apprentissage de la nage, celui qui n’atteint pas le seuil reste plus longtemps avec un nouveau contrat, et rien n’est éliminatoire en cours de route. La philosophie tient en une phrase : amener tout le monde non à un niveau moyen mais à un niveau seuil, en laissant progresser ceux qui sont déjà bons, car celui qui arrive dans son régiment avec de bons chronos sera remarqué plus vite.

Ce qu’ils viennent réellement chercher

L’entretien aborde frontalement les deux idées reçues les plus tenaces : la Légion comme refuge pour délinquants en fuite, la Légion comme voie rapide vers la nationalité française. Sur la première, l’officier rappelle l’enquête menée à la sélection. Sur la seconde, sa réponse est économique avant d’être morale.

Il énumère ce que consent celui qui s’engage : il laisse de côté son identité, suspend le contact avec sa famille, abandonne son permis de conduire, ses papiers, son compte en banque. Il découvre la promiscuité, des camarades avec lesquels il ne partage ni langue ni culture ni religion, et des règles lourdes imposées pour la durée d’un premier contrat de cinq ans. Conclusion sans détour : il existe aujourd’hui des moyens beaucoup plus simples d’acquérir la nationalité française.

Ce qu’ils viennent chercher se formule autrement : repartir de zéro. Avoir besoin d’un cadre, de règles, et de gens au-dessus de soi capables de vous y maintenir, quand la famille, l’école ou la société n’ont pas fourni ces repères. S’y ajoute un trait commun : la Légion offre une opportunité que plus personne n’offre. Celui qui traîne un dossier derrière lui échouera ailleurs ; la Légion accepte de passer outre, à la condition expresse qu’il en accepte les règles. Il se garde toutefois de généraliser : autant de motivations que de légionnaires.

Quant à la nationalité, elle n’a rien d’automatique. Un légionnaire peut y prétendre après une certaine ancienneté de service, encore faut-il qu’il la demande, et beaucoup ne le font pas. Il faut en outre justifier d’un service jugé irréprochable par ses chefs. Une voie particulière existe néanmoins, celle de la naturalisation par le sang versé, ouverte aux légionnaires blessés en opération. D’autres ne souhaitent nullement devenir français : ils servent la Légion, à travers elle ils servent la France, puis rentrent chez eux au terme de leur contrat. Ce point éclaire la devise Legio patria nostra : c’est la Légion qui accueille, c’est en son sein que l’on se fait des frères d’armes, et la France reste une dimension plus lointaine.

Dernière règle, cardinale : on ne juge pas un légionnaire sur ce qu’il a fait avant, mais sur ce qu’il démontre depuis son engagement. Diplômé du supérieur, ancien militaire d’une armée étrangère ou ancien employé de commerce, tous sont en formation initiale rigoureusement égaux en droits. Les compétences antérieures sont exploitées, mais elles n’ouvrent aucun droit particulier.

L’escalier social et l’après-Légion

La détection des futurs cadres ne se joue pas en quatre mois, et l’officier se méfie du diagnostic précoce : « cela n’empêche pas de se planter plus souvent qu’on ne le pense ». Le processus est volontairement étalé. Le légionnaire est observé en formation initiale, évalué par d’autres cadres lors de sa formation technique de spécialité, jugé ensuite en compagnie par ses chefs successifs, enfin observé en opération, moment tenu pour le plus révélateur.

Quand les appréciations convergent, il revient à Castelnaudary pour son peloton de caporal ; les plus brillants y reviendront pour devenir sergents. La Légion offre en outre la possibilité de passer officier par une voie interne, sans emprunter les concours classiques, et les statuts prévoient qu’une part des officiers servant à la Légion soit issue du rang. L’officier interrogé en cite trois exemples pris dans les bureaux voisins du sien : rien de plus stimulant, souligne-t-il, pour un jeune légionnaire que de voir autour de lui des cadres ayant occupé sa place quelques années plus tôt. Est-ce plus rapide qu’ailleurs ? Il en doute, et voit la vraie différence dans l’âge : les légionnaires s’engagent plus tard que la moyenne de l’armée de Terre et se trompent moins sur leurs motivations.

La cohésion ainsi construite trouve sa traduction la plus visible dans la tradition de Noël. Parce que le légionnaire a le plus souvent quitté sa famille ou n’en a plus, la Légion se considère comme la sienne : le 24 au soir se passe au régiment, croyant ou non, marié ou non, du légionnaire à l’officier. Le 25, chacun rentre chez soi. La règle ne dirait rien de la fraternité d’armes si elle ne concernait que les engagés.

Sur l’après, la préparation commence dès la formation initiale, mais indirectement : le respect de la parole donnée, la discipline et la vie en collectivité préparent à n’importe quel emploi civil. L’officier cite un employeur de la région ayant reçu un ancien légionnaire, présenté à l’heure dite, rasé et net, après plusieurs heures de marche faute de véhicule. Des stages de reconversion sont par ailleurs proposés, avec pour règle qu’aucun légionnaire ne parte sans savoir ce qu’il veut faire.

Le conseil adressé aux jeunes engagés referme l’entretien. Vous êtes venus librement, donc vous pouvez repartir quand vous voulez ; mais ayez au moins le courage d’aller au bout de votre formation initiale. Regardez, écoutez, répétez, faites confiance à vos cadres. Et développez, surtout, la seule chose qui rende la suite possible, car rien ne pousse spontanément un légionnaire à en apprécier un autre.

« Quand vous passez la nuit dans un trou de combat par grand froid, si votre camarade ne vous fait pas chauffer votre ration, s’il ne vous tend pas son quart de café et si vous ne lui tendez pas sa cigarette, vous allez rapidement vous retrouver isolé. On met donc les légionnaires dans les conditions de développer cette cohésion, et c’est elle qui leur fera surmonter ensemble la rigueur et l’exigence de la formation initiale. »

Il dit être surpris à chaque promotion. Un mois après les avoir accueillis à leur descente de bus, il les retrouve à la remise des képis blancs, récitant le code d’honneur du légionnaire, l’un d’eux sortant des rangs pour lancer qu’ils jurent de servir avec honneur et fidélité. « Il s’est passé quelque chose », conclut-il, qui fait d’engagés volontaires des légionnaires.

Questions fréquentes

Comment apprend-on le français à la Légion étrangère ?

L’apprentissage repose sur trois piliers combinés. Le français est la seule langue autorisée, ce qui contraint les engagés à s’exprimer dans cette langue dès les premiers jours. Chaque légionnaire est ensuite binômé avec un camarade francophone, capable de lui expliquer de façon élémentaire ce qui se passe lorsqu’il n’a pas compris. Enfin, un cours quotidien est dispensé par le chef de section lui-même. Les cadres instructeurs sont eux aussi formés à enseigner à un auditoire qui ne les comprend pas encore.

Que se passe-t-il pendant le premier mois d’un engagé volontaire ?

Le premier des quatre mois de formation initiale se déroule dans une ferme isolée, aux abords du camp du 4e régiment étranger, à Castelnaudary. L’engagé est coupé de l’extérieur : ni téléphone, ni télévision, ni contact avec sa famille. Il ne côtoie que ses camarades d’incorporation et l’encadrement qui l’accompagnera toute sa formation, et il y apprend la vie en collectivité, les règles d’hygiène et les premiers gestes militaires. Cette période s’achève par la marche et la cérémonie de remise des képis blancs, au cours de laquelle est récité le code d’honneur du légionnaire.

Un légionnaire devient-il automatiquement français ?

Non. La naturalisation n’est ni automatique ni systématiquement demandée. Un légionnaire peut y prétendre après une certaine ancienneté de service, à condition d’en faire la démarche et de justifier d’un service jugé irréprochable par ses chefs. Beaucoup ne la sollicitent jamais : certains servent la Légion sans souhaiter changer de nationalité et rentrent dans leur pays au terme de leur contrat. Une voie distincte existe pour les légionnaires blessés en opération, celle de la naturalisation par le sang versé.

Que deviennent les légionnaires après leur contrat ?

La Légion propose des stages de reconversion dont la durée dépend de l’ancienneté de service et du projet de l’intéressé, avec pour règle qu’aucun légionnaire ne parte sans un projet défini. S’y ajoute un réseau d’anciens actif. Selon l’officier interrogé, ce sont surtout les habitudes acquises pendant la formation qui pèsent auprès des employeurs : respect de la parole donnée, ponctualité, discipline personnelle et aptitude au travail collectif.

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