La livraison par air est le métier d’un seul régiment dans l’armée française : le 1er régiment du train parachutiste (1er RTP), implanté à Cugnaux, près de Toulouse. Défense Zone a rencontré son chef de corps, le colonel Cabaj, pour un entretien de 47 minutes consacré à ce que recouvre exactement la livraison par air, c’est à dire larguer des parachutistes, leurs véhicules et leur ravitaillement depuis un avion de transport, puis recommencer ailleurs quelques jours plus tard. Subordonné à la 11e brigade parachutiste, le 1er RTP compte environ 670 parachutistes selon la fiche du ministère des Armées, et se définit lui-même comme un régiment d’interface entre l’armée de Terre et l’armée de l’Air et de l’Espace. L’entretien parcourt le métier, ses spécificités françaises, son emploi au Sahel pendant l’opération Barkhane, les qualifications qu’il exige et l’adaptation du régiment à l’A400M.
L’entretien a été enregistré en 2021, alors que l’opération Barkhane était encore en cours : elle a pris fin en novembre 2022. Les appréciations opérationnelles qui y figurent doivent être lues à cette date.
Ce qu’il faut retenir de cet épisode
- Le 1er RTP est le seul régiment des armées françaises dédié à l’appui à la mise à terre, c’est à dire à l’aérolargage et au poser d’assaut de parachutistes, de leurs équipements et de leur ravitaillement.
- C’est aussi le seul régiment du train intégré à une brigade : les autres relèvent du commandement de la logistique, installé à Lille, quand le 1er RTP appartient à la 11e brigade parachutiste.
- La règle française tient en une phrase : un para largue un para. Les largueurs sont des parachutistes de l’armée de Terre embarqués en soute, et ils restent à bord, contrairement à l’usage américain.
- Autre singularité française, la continuité de responsabilité : l’armée de Terre conditionne la charge, la charge dans l’avion et la largue. Dans la plupart des armées alliées, son rôle s’arrête au pied de la soute.
- Selon le chef de corps, en 2021, 15 à 20 % du régiment était déployé en permanence hors de France, avec deux plateformes principales au Sahel, à N’Djamena et à Niamey.
- La qualité qu’il place au premier rang pour servir dans ce régiment n’est ni la force ni l’endurance : « savoir se remettre en question », parce que chaque qualification en appelle une autre et que la sécurité du largage en dépend.
Le 1er RTP, un régiment unique dans les armées
Le 1er régiment du train parachutiste est le régiment de largage des armées françaises. Créé en 1999 et implanté à Cugnaux, dans l’agglomération toulousaine, il relève de la 11e brigade parachutiste et compte environ 670 parachutistes, selon la fiche publiée par le ministère des Armées. Sa devise, « Par le ciel, partout, pour tous », résume sa raison d’être : il n’agit pas pour lui-même, mais pour les unités qu’il met à terre.
Le chef de corps du 1er RTP décrit un régiment « unique et, à ce titre, assez paradoxalement méconnu ». Unique parce qu’il est le seul à porter la mission d’appui à la mise à terre, c’est à dire l’aérolargage ou le poser d’assaut de parachutistes et de leurs équipements. Unique aussi par son rattachement : tous les autres régiments du train relèvent du commandement de la logistique, situé à Lille, alors que le 1er RTP est inséré dans une brigade de combat, la 11e brigade parachutiste, précisément parce que sa spécialité conditionne les opérations aéroportées.
Le régiment ne travaille pas seulement pour les parachutistes. Le 1er RTP largue également du ravitaillement au profit de forces qui ne sont pas aéroportées, et fournit des capacités d’aérolargage à la Marine nationale lorsqu’il s’agit de mettre à l’eau des commandos marine. Le ministère des Armées décrit trois modes d’action complémentaires pour le régiment : l’aérolargage, l’aéroportage sur une zone sécurisée et l’aérotransport en milieu hostile.
La livraison par air, définition et périmètre
La livraison par air est la mise à terre, par aérolargage ou par poser d’assaut, de parachutistes, de leurs équipements et de leur ravitaillement. Le chef de corps du 1er RTP insiste sur ce point parce que la médiatisation de l’opération Barkhane a réduit la livraison par air au seul largage de vivres et de carburant : dans la doctrine d’emploi des armées, elle commence avec la mise à terre des commandos, se poursuit avec le largage des parachutistes, puis de leurs équipements, et se prolonge par le ravitaillement par voie aérienne.
Le spectre des charges larguées dépasse largement les colis de ravitaillement. Le 1er RTP est en mesure de larguer des véhicules blindés légers du 1er régiment de hussards parachutistes et des engins du génie du 17e régiment du génie parachutiste. Le poser d’assaut relève de la même mission : un avion se pose sur un terrain sommaire et débarque une force en quelques minutes, selon des procédures partagées entre l’armée de l’Air et de l’Espace et l’armée de Terre.
La livraison par air comprend enfin une composante maritime. Le 1er RTP participe à la mise à l’eau de commandos marine, et des unités aéroportées comme les légionnaires parachutistes du 2e régiment étranger de parachutistes entretiennent la qualification du saut à la mer, utile lorsqu’une force doit se saisir d’un port ou d’un aéroport en situation de crise.
Un para largue un para : la spécificité française
Le largueur est le parachutiste qui, à bord de l’aéronef, commande et exécute la sortie des sauteurs ou des charges. Dans l’armée française, le principe est qu’un parachutiste largue un parachutiste. Le chef de corps du 1er RTP y voit d’abord une garantie de sécurité : celui qui largue son camarade sait ce qu’est un saut, parce qu’il saute lui-même. Ce principe n’est pas universel chez les alliés, mais il structure toute l’organisation française du largage de personnel.
La deuxième différence porte sur le largage de matériel, et elle est plus marquée. Dans la plupart des armées disposant de capacités de largage, les spécialistes terrestres préparent les colis puis les confient à l’armée de l’air, qui les charge et les largue. En France, l’armée de Terre conditionne la charge, la charge dans la soute et la largue depuis l’avion de l’armée de l’Air et de l’Espace. Cette continuité évite les transferts de responsabilité entre deux armées au milieu de la chaîne.
Elle a une conséquence opérationnelle directe : la présence en vol de spécialistes du 1er RTP permet d’agir sur la charge jusqu’au dernier moment. Le chef de corps rappelle que la livraison par air n’est pas une science exacte, qu’un mouvement de l’aéronef ou une sangle qui bouge peut remettre en cause la mission, et que des incidents ont été réglés en vol, parfois à cinq ou dix minutes du top largage, pendant l’opération Barkhane. Une autre différence relevée avec les forces américaines tient à la masse : les armées américaines peuvent accepter la perte d’une charge parce qu’un second avion emporte la même, ce que le format français ne permet pas.
Les procédures de largage de personnel varient elles aussi. Aux États-Unis, le chef de stick est à la fois largueur et sautant : il sort avec ses hommes. En France, les largueurs restent à bord de l’aéronef et sont, en principe, des personnels du 1er RTP.
Les métiers du régiment et la formation au largage
Interrogé sur les métiers du 1er RTP, le chef de corps répond d’abord qu’il n’y en a qu’un : la livraison par air. Mécaniciens, transmetteurs et secrétaires concourent tous à la mise à terre de la 11e brigade parachutiste. Derrière cette réponse, le régiment repose sur deux grandes familles de spécialistes, auxquelles s’ajoutent les métiers communs à toute l’armée de Terre.
- La livraison par air proprement dite : officiers, sous-officiers et militaires du rang formés au conditionnement des charges et à leur largage. C’est la spécialité qui rassemble la majorité du personnel du régiment.
- La maintenance du matériel de parachutage et de largage : le pliage des parachutes et l’entretien de tout ce qui permet l’aérolargage. C’est la seconde grande famille de métiers du 1er RTP.
- Les métiers communs : transmissions, maintenance des véhicules, administration. Ils existent dans tous les régiments, mais s’exercent ici au rythme des opérations aéroportées.
La singularité du 1er RTP tient au double métier. Le largage de personnel n’est pas une filière en soi mais une spécialité, délivrée par l’École des troupes aéroportées. Un mécanicien, un transmetteur ou un secrétaire du régiment peut donc être largueur ou chef largueur : il largue ses camarades une semaine, il reprend son métier premier la semaine suivante. Le chef de corps y voit la raison du niveau d’exigence du régiment, puisque la polyvalence se paie en temps de travail, mais aussi ce qui fait son attrait.
La livraison par air au Sahel pendant Barkhane
Au moment de l’entretien, en 2021, l’opération Barkhane était le premier théâtre d’emploi du 1er RTP. Le régiment y armait deux plateformes, à N’Djamena au Tchad et à Niamey au Niger, d’où il conduisait à la fois l’appui à la projection, c’est à dire le transit aérien des forces aux côtés de l’armée de l’Air et de l’Espace, et les largages proprement dits. Les escadrons de transport déployés sur place mettaient en oeuvre principalement des C-130J et des A400M, parfois des CASA.
Le chef de corps du 1er RTP explique l’intensité de cet emploi par la géographie : au Sahel, les élongations sont telles que le ravitaillement par voie aérienne devient souvent le seul mode d’action disponible dans l’urgence. La livraison par air y est aussi intégrée d’emblée aux plans du poste de commandement, pour permettre à une force de durer sur le terrain sans traîner derrière elle une lourde empreinte logistique, donc de rester mobile et de surprendre.
Le point de bascule identifié par le chef de corps est l’opération Serval, en 2013, avec la saisie de Tombouctou : le largage du 2e régiment étranger de parachutistes et le poser d’assaut du 1er régiment de chasseurs parachutistes ont montré aux chefs militaires comme aux responsables politiques l’intérêt de l’intervention par la troisième dimension. Des détachements dédiés ont ensuite été maintenus, et le ravitaillement par air s’est installé dans la durée avec Barkhane.
L’intensité de cette activité a imposé une décision logistique : en 2016, l’état-major des armées a ordonné le déploiement d’une capacité de pliage de parachutes de matériel à Niamey, l’acheminement des parachutes depuis Toulouse étant devenu trop long. Les parachutes récupérés au sol par les forces sont mis en ballots, puis séchés, contrôlés et repliés sur place. Le dispositif, sommaire les premiers mois, fonctionnait correctement au moment de l’entretien.
Le Sahel n’était pas le seul terrain du régiment. Le 1er RTP arme aussi des missions de courte durée en Guyane et en Nouvelle-Calédonie, fournit des spécialistes aux détachements de forces spéciales pour le transit aérien, et alimente en personnels le 13e régiment de dragons parachutistes, qui dispose de ses propres équipes de livraison par air.
Pourquoi larguer encore des parachutistes en 2021
La question de l’utilité des opérations aéroportées revient régulièrement, et le chef de corps du 1er RTP y répond par quatre arguments. Le premier est la vitesse : l’aéronef projette une force très rapidement et permet d’agir dans l’urgence, donc de surprendre l’adversaire. Le deuxième est l’affranchissement des distances, déterminant sur un théâtre comme le Sahel, pour le personnel comme pour le ravitaillement.
Le troisième argument est moins attendu : la réassurance. Conduire une opération aéroportée, c’est accepter publiquement un risque, et cela se lit comme un signe de détermination, aussi bien par les partenaires d’une coalition que par les forces locales. Le chef de corps cite l’exemple d’une base opérationnelle aéroportée qu’il a commandée à Niamey, pour larguer des parachutistes du 1er régiment de chasseurs parachutistes : l’effet le plus net n’a pas été tactique, mais il a été mesurable sur les partenaires, qui ont repris un terrain perdu quelques semaines plus tôt.
Le quatrième argument porte sur les engagements de haute intensité. Face à un adversaire à parité, une force aéroportée larguée en arrière des lignes crée un dilemme dans la profondeur du dispositif ennemi, à condition d’avoir percé sa bulle de protection aérienne. Le chef de corps rappelle que les opérations aéroportées ne se sont jamais arrêtées après la Seconde Guerre mondiale et estime qu’elles garderont leur pertinence, en s’adaptant à l’environnement stratégique et tactique.
S’entraîner avec les alliés, jusqu’où
L’interopérabilité aéroportée est réelle mais bornée, et le chef de corps du 1er RTP explique pourquoi. Pour le largage de personnel, les procédures alliées sont proches et les écarts se gomment facilement : des aéronefs étrangers larguent des parachutistes français, et des avions français larguent des parachutistes alliés lors d’entraînements croisés. Pour le largage de matériel, en revanche, les matériels et les procédures diffèrent, et la technicité de chaque chaîne nationale rend les échanges plus difficiles.
Le régiment s’entraîne régulièrement avec les armées alliées, notamment sur des bases aériennes en Allemagne avec les forces américaines et lors d’exercices conduits en France avec les Britanniques. Le sentiment personnel du chef de corps est cependant qu’une opération aéroportée reste, en pratique, conduite dans un cadre national : la sensibilité au risque y est trop forte, puisque la force dépend de la météo et peut être détruite avant même d’avoir touché le sol. Les cultures d’emploi diffèrent également, ce qui limite d’emblée la conduite d’opérations aéroportées combinées.
L’A400M, une période charnière pour l’aérolargage
L’effort principal que le chef de corps fixe à son régiment est l’adaptation aux avions de nouvelle génération. Les nouvelles infrastructures sorties de terre à Toulouse ont été conçues pour cela : elles fluidifient la préparation des charges et permettent de travailler au format de l’A400M. Le contrat auquel le régiment contribue reste celui de la 11e brigade parachutiste, engagée dans l’urgence dans un créneau de 12, 24 ou 48 heures ; la part du 1er RTP consiste à larguer cette force dans ce délai.
L’A400M change les ordres de grandeur. Selon la fiche publiée par le ministère des Armées, il emporte 35 tonnes de charge utile, peut transporter jusqu’à 116 parachutistes et réaliser un largage mixte de charges, par gravité et par éjection, en larguant simultanément du matériel par la rampe arrière et des parachutistes par les portes latérales. Le chef de corps décrit une capacité encore bridée en 2021 par les avions d’ancienne génération, et une période charnière pendant laquelle les armées définissent la manière dont elles conduiront leurs opérations aéroportées de demain.
Ces capacités ne passent pas directement du constructeur au régiment. Le besoin est exprimé par les armées lors des programmes d’armement, la Direction générale de l’armement réceptionne le matériel et vérifie sa conformité, puis la Section technique de l’armée de Terre conduit les expérimentations et écrit les procédures de largage avant que les forces ne les emploient. L’antenne de la Section technique de l’armée de Terre dédiée aux troupes aéroportées est implantée à Toulouse, dans le quartier voisin du 1er RTP, ce qui permet un travail quotidien entre les deux.
Le largage par éjection est l’un des chantiers en cours au moment de l’entretien. Le largage par éjection consiste à extraire horizontalement une charge volumineuse et lourde de la soute, au lieu de la laisser sortir par gravité, ce qui déséquilibrerait l’aéronef. Peu de nations maîtrisent ce procédé. Des expérimentations de largage par éjection depuis l’A400M étaient conduites la semaine même de l’entretien, avec de futurs instructeurs livraison par air venus s’imprégner des procédures. L’antenne compte une trentaine de militaires répartis en trois bureaux, consacrés respectivement au largage de personnel, au largage de matériel et à l’entretien du matériel de parachutage, et plusieurs de ses cadres viennent du 1er RTP.
Recrutement, qualités requises et rythme des opérations
Le 1er RTP ne rencontre pas de difficulté de recrutement, selon son chef de corps. Une partie des jeunes engagés connaît la spécialité et la choisit, une autre la découvre en centre de recrutement, une troisième vient d’abord pour être militaire. Chez les officiers, le régiment a longtemps figuré parmi les premiers choix des saint-cyriens de l’arme du train, avant que le train de surface, très sollicité par les convois logistiques au Sahel, ne devienne un concurrent sérieux. Ce qui attire les jeunes lieutenants reste, pour l’essentiel, le milieu aéroporté.
Sur les qualités attendues, la réponse du chef de corps vaut pour les militaires du rang comme pour les officiers : la remise en question permanente. Rien n’est acquis, chaque qualification en appelle une autre, et le sous-officier de livraison par air doit travailler des procédures différentes sur différents aéronefs et différents types de largage. Cette exigence n’est pas théorique, puisqu’elle engage la sécurité des opérations et celle du personnel à bord de l’aéronef. La seconde qualité qu’il cite est la capacité à se relever après un échec en formation.
À qui prépare son engagement, il conseille de cultiver le goût de l’effort et l’humilité plutôt qu’une préparation technique, impossible avant d’avoir touché le matériel : la livraison par air s’apprend au régiment. Il décrit en contrepartie un épanouissement professionnel réel, celui de larguer un engin lourd suivi de parachutistes, et le sentiment de tenir une pièce sans laquelle l’opération aéroportée n’a pas lieu.
Le rythme, en revanche, est dense. Les spécialistes du largage disposaient en 2021 d’environ onze mois entre deux projections, pour une projection de quatre à cinq mois. Ces onze mois servent à récupérer, à retravailler les procédures et le conditionnement, à entretenir les fondamentaux du soldat, à sauter, à tenir les missions communes à l’armée de Terre et à suivre de nouvelles formations. Le chef de corps assume le risque de surchauffe et cite le rôle du bureau environnement humain, qui suit ceux qui partent et ceux qui reviennent d’opération. Il décrit enfin son propre rôle en termes de commandement plutôt que de management : fixer un cap, être exigeant, et tenir compte de ce que le métier peut coûter.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la livraison par air dans l’armée française ?
La livraison par air est la mise à terre, par aérolargage ou par poser d’assaut, de parachutistes, de leurs équipements et de leur ravitaillement. Elle couvre donc l’ensemble de la chaîne, depuis le conditionnement des charges jusqu’à leur sortie de l’aéronef, et non le seul largage de vivres auquel l’opération Barkhane l’a souvent réduite dans les médias. En France, cette mission est portée par le 1er régiment du train parachutiste, seul régiment des armées dédié à l’appui à la mise à terre.
Comment devenir spécialiste de la livraison par air au 1er RTP ?
On devient spécialiste de la livraison par air en s’engageant dans l’armée de Terre, dans l’arme du train, puis en rejoignant le 1er RTP, où la spécialité s’apprend sur le matériel du régiment. Deux filières principales coexistent : la livraison par air, qui conditionne et largue les charges, et la maintenance du matériel de parachutage et de largage, qui plie les parachutes et entretient les équipements. La qualification de largueur de personnel s’obtient ensuite à l’École des troupes aéroportées et s’ajoute au métier d’origine, y compris pour un mécanicien ou un transmetteur du régiment.
Où est basé le 1er RTP et à quelle brigade appartient-il ?
Le 1er régiment du train parachutiste est implanté à Cugnaux, près de Toulouse, et appartient à la 11e brigade parachutiste. C’est le seul régiment du train dans ce cas : les autres relèvent du commandement de la logistique, installé à Lille. Ce rattachement s’explique par sa mission d’appui à la mise à terre, qui conditionne l’engagement de la brigade parachutiste. Le régiment compte environ 670 parachutistes selon le ministère des Armées et a été créé en 1999.
Quels avions larguent les parachutistes français ?
Les parachutistes français sont largués par les avions de transport tactique de l’armée de l’Air et de l’Espace, principalement l’A400M et le C-130J, les avions CASA complétant le dispositif. Au Sahel, pendant l’opération Barkhane, les escadrons de transport déployés sur place mettaient en oeuvre ces appareils au profit des largages conduits par le 1er RTP. L’A400M peut transporter jusqu’à 116 parachutistes et réaliser un largage mixte, par gravité et par éjection, selon la fiche du ministère des Armées.
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Pour aller plus loin sur Défense Zone
- La livraison par air au 1er régiment du train parachutiste
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- La 11e brigade parachutiste
- Les brevets parachutistes militaires français
- L’opération Barkhane au Sahel
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