#51 – La musique de la Légion étrangère

La musique de la Légion étrangère est la seule formation musicale de l’armée française dont les instrumentistes sont d’abord des légionnaires : engagés sous statut, passés par les quatre mois de formation initiale, logés au quartier et employés une partie de l’année en mission militaire. Dans cet épisode du podcast Défense Zone, le lieutenant-colonel Émile Lardeux, chef de musique hors classe à la tête de la formation depuis le 1er juin 2008, reçoit au bâtiment de la musique à Aubagne, où les chambres des musiciens sont installées juste au-dessus des salles de répétition. Il y décrit un métier double, celui de musicien et celui de soldat, et une fonction que les armées nomment le rayonnement : porter l’image de l’institution devant un public qui, autrement, ne croiserait jamais de légionnaire. L’entretien a été enregistré à Aubagne quelques semaines après le déplacement de la formation au Mexique, en septembre 2021, et l’épisode a été publié le 1er octobre 2022.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • La musique de la Légion étrangère comptait 62 musiciens de 15 nationalités au moment de l’entretien. Son chef y voit moins une difficulté qu’une matière à travailler : « c’est une richesse humaine ».
  • Le recrutement se fait à 80 % au centre de sélection, en repérant les candidats qui pratiquent un instrument, et à 20 % par cooptation entre musiciens déjà en poste.
  • Aucun musicien n’échappe au parcours commun : quatre mois de formation initiale à Castelnaudary avant de rejoindre Aubagne, puis chaque année une période d’instruction, de tir et de bivouac.
  • La formation a décroché un disque d’or pour l’album Héros, enregistré avec le label Deutsche Grammophon et commercialisé en avril 2013. Selon son chef, c’est la seule musique militaire française à avoir obtenu cette distinction.
  • Toutes les prestations sont validées par le général commandant la Légion étrangère, dont la musique est l’outil de rayonnement et de relations publiques.
  • Le bilan dressé par le chef de musique en fin d’année donne la mesure du rythme : 52 prestations et l’équivalent de 35 jours passés en transport, bus, bateau et avion confondus.

Musicien ou légionnaire : un statut qui n’existe nulle part ailleurs

Une musique militaire est une formation d’active composée d’instrumentistes professionnels qui assure le cérémonial de son armée et la représente en concert public. Dans l’armée de terre, ces musiques recrutent des jeunes musiciens sur agrément technique, un niveau de sortie de conservatoire en dessous duquel les candidatures ne sont pas retenues, et ces musiciens débutent comme sous-officiers. La musique de la Légion étrangère fonctionne à l’inverse : ses instrumentistes s’engagent d’abord à la Légion étrangère, comme légionnaires, et ne deviennent musiciens qu’ensuite. « Le musicien légionnaire est légionnaire musicien », résume le chef de musique, qui en tire une conséquence pratique : ses hommes relèvent de la même réglementation, des mêmes contraintes et du même premier contrat de cinq ans que n’importe quel engagé de la Légion étrangère.

Ce statut explique aussi ce qui freine les candidatures françaises. Un musicien civil de bon niveau peut être attiré par le prestige de la musique de la Légion étrangère, mais il doit accepter le régime du légionnaire : la formation initiale, l’obligation de résider au quartier pendant les premières années, la disponibilité permanente. Le chef de musique le dit sans détour, ces contraintes sont lourdes pour un jeune Français diplômé de conservatoire, et elles écartent une partie de la ressource sur laquelle les autres musiques militaires s’appuient sans difficulté.

Comment on devient musicien à la Légion étrangère

Le recrutement de la musique de la Légion étrangère suit deux voies. La première, minoritaire, est la cooptation : un musicien en poste signale un ami ou un camarade instrumentiste, qui vient s’engager en sachant où il veut servir. Elle représente environ 20 % de la ressource. La seconde, majoritaire, se joue au centre de sélection, pendant le processus d’engagement : on demande à chaque candidat s’il pratique un instrument, et ceux qui répondent oui sont envoyés à Aubagne pour une audition devant le chef de musique.

Le volontariat reste la règle. Un candidat auditionné peut très bien refuser : il est venu s’engager pour servir en régiment, pas pour jouer. « Si on me force, je ne viens pas », rapporte le chef de musique, qui préfère alors laisser la porte ouverte plutôt que de contraindre. Le légionnaire part en régiment, la musique garde son nom, et la proposition peut revenir des années plus tard. Ce fonctionnement à double sens est revendiqué comme une condition du climat de travail : une formation musicale dont une partie des membres seraient là contre leur gré ne tiendrait pas le rythme de répétitions qu’impose le répertoire.

Castelnaudary, puis le tir et les bivouacs : la double qualification

Tout futur musicien de la Légion étrangère passe par Castelnaudary, siège du 4e régiment étranger, pour les quatre mois de formation initiale communs à tous les légionnaires. Le chef de musique insiste sur la fonction de ce passage : ses musiciens ont besoin d’être reconnus comme légionnaires et ne veulent pas être dévalorisés au regard des camarades servant dans les régiments de combat. La formation initiale n’est donc pas une formalité administrative, c’est ce qui rend leur place tenable dans l’institution.

Cette qualification militaire s’entretient. Chaque année, en janvier et février, la musique de la Légion étrangère met la pratique instrumentale en retrait pour se consacrer à l’instruction : séances de tir, bivouacs, savoir-faire de combattant. La formation fournit aussi des effectifs à la mission Sentinelle, en envoyant une section pendant un mois à Paris en renfort des régiments de la Légion étrangère. Le chef de musique y voit un arrangement dont tout le monde sort gagnant : les régiments soulagent leur tour de service, et ses musiciens changent de métier quelques semaines. C’est une particularité qu’il ne retrouve pas dans les autres musiques des armées françaises, où l’emploi opérationnel ne fait pas partie du contrat.

Diriger la musique de la Légion étrangère : 62 musiciens, 15 nationalités

Au moment de l’entretien, la musique de la Légion étrangère alignait 62 musiciens représentant 15 nationalités. Le chef de musique décrit un encadrement sous-officier composé pour l’essentiel d’anciens de l’armée russe, arrivés avec une formation militaire et musicale qu’il juge « extrêmement solide » et des fondamentaux acquis. Il constate que cette ressource se tarit, la condition militaire s’étant améliorée dans leur pays d’origine. D’autres viennent du Brésil, du Népal, de Mongolie ou de Colombie, avec des écoles musicales et des habitudes de jeu très différentes.

Le travail du chef de musique consiste alors à faire tenir ensemble des niveaux hétérogènes. Un programme trop facile décourage les meilleurs, un programme inaccessible décourage les autres : il faut, dit-il, trouver le juste milieu, et travailler davantage que dans une musique militaire classique. Là où une formation recrutée sur agrément technique déchiffre une partition à vue, la musique de la Légion étrangère multiplie le travail individuel, le travail par pupitre et les répétitions d’orchestre en tutti. La partition reste malgré tout le terrain commun : quel que soit le pays d’origine du musicien, le langage musical est le même, et il joue ce qu’on met devant lui.

Cette diversité, le chef de musique la met en scène plutôt que de la gommer. En concert, il présente ses musiciens un par un, avec leur pays d’origine et leur instrument. C’est une manière de rendre tangible ce qu’est la Légion étrangère pour un public qui n’en connaît que l’image, et l’un des rares moments où le spectateur peut mettre des visages et des parcours sur une institution réputée fermée.

Une journée type à Aubagne : sport, répétitions, cours de français

La journée d’un musicien de la Légion étrangère commence par le sport, avec un rassemblement de compagnie à 7 h 30. Le travail musical reprend à 9 h 30 et occupe la matinée en salle de répétition. L’après-midi est consacrée au cérémonial, en extérieur : prises d’armes, exercices de défilé, puis travail par pupitre et travail individuel. S’y ajoutent les cours de français, indispensables aux jeunes engagés, et les cours d’instrument dispensés par des professeurs extérieurs.

Le chef de musique compare volontiers ses instrumentistes à des sportifs. Jouer d’un instrument à vent suppose d’entretenir un muscle, d’élargir l’amplitude entre le grave et l’aigu, entre le fort et le piano, et de tenir la durée : un concert d’une heure et demie exige de souffler pendant une heure et demie. Sans entraînement régulier, un musicien ne tient plus qu’un quart d’heure. C’est la même logique que l’entraînement du combattant, qui répète des gestes en attendant une mission, et c’est le point où les deux métiers se rejoignent le plus nettement.

Sur la solde et les conditions, le chef de musique ne promet rien de particulier : un musicien de la Légion étrangère perçoit la solde de tout légionnaire à son niveau d’ancienneté, nourri et logé, sans prime liée à l’instrument, et sans horaire hebdomadaire plafonné. Les prestations tombent souvent le week-end. Il rappelle le premier article du code d’honneur du légionnaire, qui fait de l’engagement un acte volontaire : celui qui vient sait ce qui l’attend.

Le rayonnement, mission principale de la musique

La musique de la Légion étrangère n’a pas de finalité de combat : elle est l’outil de rayonnement et de relations publiques du général commandant la Légion étrangère, qui valide personnellement chaque prestation. Son emploi se répartit en trois cercles. Le premier est interne à l’institution : cérémonies à la maison mère d’Aubagne, accueil des autorités en visite, fêtes de régiment, et concerts organisés par les chefs de corps au profit de l’Institution des invalides de la Légion étrangère, qui soutient les anciens et les blessés. Le deuxième relève des sollicitations extérieures, encadrées par des conventions : concerts de gouverneurs militaires au profit d’associations de blessés et d’orphelins, demandes de municipalités. Le troisième, l’international et les prestations pour d’autres formations militaires, passe par le cabinet du chef d’état-major de l’armée de terre.

Le chef de musique formule clairement ce qui rend cette mission utile à la Légion étrangère. Les régiments engagés en opération ou en mission intérieure n’ont guère l’occasion de rencontrer le public. La musique, elle, se déplace, et le spectateur peut parler à un légionnaire, le voir de près, lui poser des questions. C’est la relation armée nation par un canal que les unités de combat ne peuvent pas ouvrir. Il observe d’ailleurs que la moyenne d’âge de son public n’a pas bougé en quarante ans de carrière : les jeunes viennent peu, mais viendront plus tard.

Camerone, 14 juillet et cérémonial militaire

Deux rendez-vous structurent l’année de la musique de la Légion étrangère. Le premier est Camerone, du nom du combat livré le 30 avril 1863 au Mexique par une compagnie de la Légion étrangère face à des forces très supérieures en nombre, devenu la fête fondatrice de l’institution et célébré chaque 30 avril par une prise d’armes à Aubagne. Le second est le défilé du 14 juillet à Paris, où la musique de la Légion étrangère ouvre le passage de la Légion sur les Champs-Élysées, derrière les pionniers.

Dans le cérémonial des prises d’armes, la musique occupe la première place du dispositif : les autorités commencent la revue par elle, avant le drapeau et les troupes. Le chef de musique en parle avec une fierté qu’il ne cherche pas à masquer, tout comme il raconte le virage exécuté devant la tribune présidentielle le 14 juillet, pionniers et musiciens tournant ensemble sans se désunir, au moment précis où les caméras basculent vers le défilé aérien. Interrogé un jour sur le niveau de sa formation, il rapporte avoir répondu qu’elle n’était peut-être pas la meilleure musique militaire, mais qu’elle était « la plus belle » : ce qui s’entend, selon lui, c’est d’abord la fierté d’appartenance de ses légionnaires.

Le disque d’or de 2013, un cas unique en musique militaire

L’épisode le plus inattendu de la carrière de cette formation commence en novembre 2012, à l’issue d’un concert donné à la cathédrale Saint-Louis des Invalides, à Paris. Quatre personnes viennent trouver le chef de musique à la fin de la prestation : une représentante d’Universal Music et le responsable du label Deutsche Grammophon, maison de disques classique associée aux plus grands orchestres, qui proposent d’enregistrer avec la musique de la Légion étrangère. L’enregistrement a lieu quelques mois plus tard et l’album, intitulé Héros, est commercialisé en avril 2013.

Le disque d’or est remis au chef de musique sur les Champs-Élysées, à l’issue du défilé du 14 juillet 2013, pour la meilleure vente en catégorie musique classique. Selon le chef de musique, la musique de la Légion étrangère est la seule musique militaire française à avoir obtenu un disque d’or, toutes catégories confondues. Il en parle comme d’une occasion saisie plutôt que d’une stratégie : « on est venu me chercher », dit-il, en attribuant l’intérêt du label à l’attrait durable qu’exerce la Légion étrangère. L’album n’a pas été réédité depuis, et le chef de musique constatait au moment de l’entretien que le marché du disque physique ne permettait plus le même retour sur investissement.

Une formation qui voyage plus que les régiments

Dans la salle d’honneur de la musique, une carte du monde porte les déplacements accomplis par la formation. Le chef de musique cite la Corée du Sud, le Chili, la Russie, le Royaume-Uni, le Canada, les Émirats arabes unis, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse et Monaco, et prévoyait alors la Norvège et le sultanat d’Oman. Le déplacement le plus marquant reste celui de septembre 2021 au Mexique : invitée aux commémorations du bicentenaire de l’indépendance mexicaine, la Légion étrangère y a aussi tenu une cérémonie sur les lieux mêmes de Camerone, dans l’État de Veracruz.

Ces déplacements ont un format et un coût. À l’étranger, la formation exécute le plus souvent une parade, c’est-à-dire un enchaînement chorégraphié d’environ neuf minutes, préparé sur place en deux créneaux de répétition, suivi d’une répétition générale et de deux ou trois représentations. La durée du séjour dépend des créneaux de vol et des capacités d’hébergement de l’hôte. Le chef de musique se souvient ainsi de cinq représentations sur la place Rouge, lors d’un festival de musiques militaires à Moscou réunissant une quinzaine de formations. Ramené à l’année, ce rythme représentait dans son bilan 52 prestations et l’équivalent de 35 jours de transport.

Carrières : quitter la musique, y revenir, devenir chef de musique

Un musicien de la Légion étrangère n’est pas condamné à le rester. Le chef de musique raconte les cas rencontrés l’année de l’entretien : un légionnaire présent depuis sept ou huit ans qui souhaite voir autre chose, un autre qui n’est pas venu à la Légion étrangère pour jouer et veut rejoindre un régiment, un troisième qui vise le stage de caporal d’encadrement à Castelnaudary. Il facilite ces départs plutôt que de les bloquer, avec un argument simple : retenir un homme contre son gré, c’est le perdre à la fin de son contrat, alors que le mouvement fonctionne dans les deux sens et que certains reviennent.

La sortie vers le monde civil est en revanche difficile. Le chef de musique cite le cas d’un violoniste remarquable de sa formation, sélectionné pour travailler en binôme avec un soliste d’un grand orchestre national dans le cadre d’un partenariat, et qui n’a pas franchi la barre des concours d’orchestre professionnel : le niveau exigé y est celui de jeunes diplômés de conservatoire supérieur entraînés spécifiquement pour ces épreuves. La musique de la Légion étrangère développe en parallèle des liens avec les conservatoires, certains musiciens y suivant des cours, et travaillait à un partenariat avec le conservatoire de Marseille autour des classes à horaires aménagés. Un dispositif antérieur amenait chaque année les élèves d’un collège marseillais à assister à une répétition à Aubagne, la formation se déplaçant en fin d’année pour jouer dans leur gymnase.

Un chef de musique est un officier recruté sur concours, dont les épreuves sont purement musicales : direction d’orchestre, orchestration, harmonie, analyse, complétées d’un entretien. Le chef de musique de la Légion étrangère a passé ce concours en 1988, après avoir été sous-chef de musique et instructeur au conservatoire militaire de l’armée de terre, et avoir commencé comme jeune musicien appelé du temps de la conscription. Il a dirigé des musiques de garnison à Clermont-Ferrand, Dijon et Rennes avant de répondre, en 2008, à l’appel à candidatures ouvert par la Légion étrangère.

Les postes sont peu nombreux. La marine nationale n’entretient qu’une seule musique, à Toulon, l’armée de l’air deux, à Paris et à Bordeaux, l’essentiel des postes de chef de musique et de chef adjoint se trouvant dans l’armée de terre. Au sein de la Légion étrangère, le chef de musique commande une section d’une soixantaine d’hommes rattachée administrativement à la compagnie de commandement et des services, mais qu’il gère au quotidien, emploi du temps, notation, avancement et stages compris, avec un bureau des prestations chargé des contacts avec les organisateurs. Son adjoint, ancien musicien légionnaire d’origine russe devenu chef de musique après concours et passé par des musiques de l’armée de terre, était alors désigné pour lui succéder en 2023.

Questions fréquentes

Comment entrer à la musique de la Légion étrangère ?

On n’entre pas directement à la musique de la Légion étrangère : on s’engage d’abord à la Légion étrangère. La question de la pratique d’un instrument est posée pendant le processus de sélection, et les candidats concernés sont envoyés à Aubagne pour une audition devant le chef de musique. Ce recrutement représente environ 80 % des effectifs de la formation, les 20 % restants venant de la cooptation par des musiciens déjà en poste. L’affectation reste soumise au volontariat du candidat, puis aux besoins par pupitre : un instrument déficitaire peut peser dans la décision.

Les musiciens de la Légion étrangère sont-ils de vrais légionnaires ?

Oui, et c’est ce qui distingue cette formation des autres musiques militaires françaises. Les musiciens de la Légion étrangère suivent les quatre mois de formation initiale à Castelnaudary comme tous les engagés, signent le même premier contrat de cinq ans et vivent sous le même statut, logement au quartier compris. Ils consacrent chaque année une période, en janvier et février, à l’instruction militaire, au tir et au bivouac, et fournissent une section en renfort de la mission Sentinelle à Paris. Aucune autre musique des armées françaises n’assure ce type de mission opérationnelle.

Combien gagne un musicien de la Légion étrangère ?

Un musicien de la Légion étrangère est rémunéré comme n’importe quel légionnaire de son grade et de son ancienneté, nourri et logé au quartier. Le chef de musique précise qu’il n’existe pas de prime liée à la pratique d’un instrument, ni d’horaire hebdomadaire plafonné : les prestations tombent fréquemment le week-end et les déplacements occupent une part importante de l’année. La contrepartie n’est pas financière, elle tient au métier lui-même, à la pratique musicale quotidienne et aux déplacements en France et à l’étranger.

Où voir et écouter la musique de la Légion étrangère ?

La musique de la Légion étrangère se produit chaque année au défilé du 14 juillet à Paris et lors de la prise d’armes de Camerone, le 30 avril, à Aubagne. Elle donne aussi des concerts publics, souvent au profit de l’Institution des invalides de la Légion étrangère ou d’associations de blessés et d’orphelins, et participe à des festivals de musiques militaires en France et à l’étranger. Toutes ces prestations sont validées par le général commandant la Légion étrangère : la formation ne se produit pas à la demande directe d’un organisateur. Côté discographie, l’album Héros, sorti en 2013 chez Deutsche Grammophon, reste sa référence la plus connue.

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