#173 – La passion de l’histoire militaire (avec Good Morning Army)

Que devient l’histoire militaire lorsqu’elle quitte les livres et les salles de classe pour les fils d’actualité ? Au printemps 2024, Défense Zone recevait Yann, le créateur de Good Morning Army, une page et une chaîne consacrées aux guerres d’Indochine, d’Algérie et de Corée. Poissonnier dans la vie civile, il consacre depuis une douzaine d’années ses soirées à la vulgarisation de l’histoire militaire sur les réseaux sociaux, sans équipe, sans formation d’historien et sans autre capital de départ qu’une passion transmise par son père. L’entretien porte moins sur les batailles elles mêmes que sur le métier qui s’est inventé autour d’elles : comment se construit une audience sur un sujet réputé austère, quel public la compose réellement, et à quelles conditions un créateur peut parler de guerres coloniales sans être aussitôt rangé dans un camp politique.

Les analyses développées dans cet épisode sont celles de Yann et n’engagent que lui. L’entretien a été enregistré au printemps 2024, à l’occasion du soixante dixième anniversaire de la bataille de Diên Biên Phu.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Good Morning Army est une entreprise de vulgarisation de l’histoire militaire tenue par une seule personne, en parallèle d’un métier civil de poissonnier, et non par une rédaction ou une association.
  • Son animateur déclare avoir commencé à publier une douzaine d’années avant l’entretien, avec des débuts très lents : « si je faisais un 50 likes, j’étais content ».
  • Le décollage de l’audience date, selon lui, du moment où il a cessé de publier anonymement pour apparaître à visage découvert, environ quatre ans avant l’enregistrement.
  • Sa ligne éditoriale porte sur la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie et la guerre de Corée, trois conflits nettement moins traités en ligne que la Seconde Guerre mondiale.
  • La bataille de Diên Biên Phu s’est déroulée du 13 mars au 7 mai 1954. Chaque année, il en publie une chronique jour par jour sur toute la durée de la bataille.
  • Pour le soixante dixième anniversaire, début avril 2024, il s’est rendu sur le site de la bataille et y a déposé une plaque au pied du monument, au nom de ses abonnés.

Qui anime la chaîne Good Morning Army

Good Morning Army n’est pas un média mais un créateur seul. Yann exerce un métier civil, poissonnier, et produit ses contenus en dehors de ses heures de travail. Il n’a ni parcours militaire, ni cursus universitaire d’histoire, et le revendique sans détour : son point d’entrée est familial. Son père, qui n’était pas militaire, l’emmenait sur les plages du débarquement dès l’âge de six ans, en reprenant une habitude que son propre père avait eue avec lui. La passion est donc arrivée avant le projet, et le projet est venu bien plus tard, le jour où il a décidé de transformer cette passion en travail public.

Cette configuration explique beaucoup de ce qui suit. Un créateur isolé ne dispose ni d’archives, ni de documentalistes, ni d’un service juridique, et il assume seul la totalité de sa production éditoriale. Yann souligne d’ailleurs que la plupart de ses confrères travaillent dans les mêmes conditions, et qu’il connaît peu de cas où la vulgarisation de l’histoire militaire soit portée par une équipe. C’est un point important pour comprendre la suite de l’entretien : la fragilité économique du métier et son exposition aux polémiques tiennent en grande partie à cette solitude.

Douze ans pour construire une audience

Le récit que fait Yann de ses débuts contredit l’image d’une croissance rapide. Il situe ses premières publications une douzaine d’années avant l’entretien, sur Facebook, et décrit des années de stagnation : « si je faisais un 50 likes, j’étais content ». Le marché était déjà encombré, beaucoup de pages traitaient d’histoire, et rien ne distinguait la sienne. Il explique en outre avoir longtemps publié sans montrer son visage, par gêne, en s’en tenant à des textes signés du seul nom de la page.

Le basculement, tel qu’il le raconte, tient à une décision unique et tardive : apparaître en personne. Poussé par son entourage et par des collègues de travail, il a commencé à se filmer environ quatre ans avant l’enregistrement de l’épisode, et c’est à ce moment que l’audience a réellement décollé. Il a ensuite étendu sa présence de Facebook vers Instagram, TikTok et YouTube, où la dynamique s’est confirmée. La leçon qu’il en tire n’est pas technique mais relationnelle : sur les réseaux sociaux, un visage crée un lien de confiance que le texte seul ne produit pas, même lorsque le contenu est identique.

Ce point mérite d’être noté par quiconque envisage de se lancer sur un sujet de défense ou d’histoire. La durée moyenne avant décollage se compte ici en années, pas en mois, et la variable décisive n’a pas été le choix du sujet, mais l’incarnation.

Quel public suit la vulgarisation de l’histoire militaire

L’idée reçue voudrait que l’histoire militaire n’intéresse qu’un public âgé. L’observation que livre Yann de sa propre communauté dit l’inverse : elle est majoritairement jeune, et elle est surtout composite. Il y décrit des passionnés sans autre lien avec l’institution militaire, des collectionneurs, des reconstituteurs, des militaires d’active, des vétérans, et jusqu’à d’anciens combattants d’Algérie présents sur Facebook. La composition varie selon les plateformes, les plus jeunes se trouvant davantage sur celles qu’ils utilisent au quotidien, mais l’audience globale est intergénérationnelle.

Son explication est d’ordre pratique avant d’être culturelle. L’accès à l’histoire est devenu beaucoup plus facile : là où il fallait autrefois entrer dans une librairie ou une bibliothèque, un fil d’actualité amène le sujet jusqu’au lecteur. Il voit dans les réseaux sociaux un outil dont la portée dépasse largement celle de ses moyens propres, et résume sa position par une formule qu’il emploie à plusieurs reprises dans l’entretien : « les réseaux sociaux, c’est une arme ». Cette arme, ajoute t il, sert bien plus souvent à autre chose qu’à la culture, ce qui rend d’autant plus utile de l’occuper.

Il note enfin un mouvement de fond qu’il dit percevoir dans ses statistiques et ses messages : un intérêt croissant pour l’histoire nationale, et un déplacement de l’attention vers des conflits jusque là peu suivis. Il se garde de trancher sur sa solidité et espère qu’il ne s’agit pas d’un effet de mode.

Pourquoi la guerre d’Indochine revient dans les fils d’actualité

Le choix éditorial de Good Morning Army est un choix de niche assumé. La guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie et la guerre de Corée occupent une place sans commune mesure avec celle de la Seconde Guerre mondiale dans la production en ligne, et Yann considère que ce déséquilibre est précisément ce qui justifie son travail. Il observe sur ses propres publications un revirement d’attention en faveur de ces conflits, certains lecteurs s’éloignant même des sujets de 1939 à 1945 qui les avaient amenés à le suivre.

Il attribue cette moindre notoriété au statut particulier de ces guerres dans la mémoire nationale, qu’il décrit comme un passé longtemps laissé de côté. C’est aussi ce qui rend le terrain difficile : traiter des guerres de décolonisation revient à parler de la période coloniale elle même, ce qui expose immédiatement le créateur à des procès d’intention. Interrogé sur un éventuel lien entre ces conflits et la guerre en Ukraine, il se montre en revanche très réservé et refuse le parallèle.

Son raisonnement sur ce point est explicite et personnel. Il relie 1870, 1914 et 1939 par une chaîne de rivalités et de revanches, chaque conflit préparant le suivant, et estime ne voir aujourd’hui aucun enchaînement comparable ni aucun adversaire désigné par une histoire commune. Il en conclut qu’une troisième guerre mondiale lui paraît impossible. Le journaliste lui oppose alors une objection classique : dans l’entre deux guerres, une grande partie de l’opinion tenait le même raisonnement et parlait de la der des ders. Yann maintient sa position tout en reconnaissant qu’il s’agit d’un avis personnel et non d’une expertise.

Tenir une ligne non politique sur un terrain glissant

C’est le passage le plus consistant de l’entretien, et celui qui vaut au delà du cas particulier. Yann décrit une mécanique d’assignation très rapide : dès que l’on traite d’histoire, et à plus forte raison d’histoire coloniale, on est rangé dans une case par le lecteur avant même d’avoir été lu. Il dit en faire l’expérience régulièrement, y compris sur des sujets qu’il juge élémentaires.

Sa règle tient en une phrase qu’il répète : « on ne fait pas de politique avec les morts ». Il la justifie par une conviction simple, à savoir que les hommes dont il raconte l’histoire ne combattaient pour aucun parti, et qu’associer leur mémoire à une famille politique reviendrait à la salir. Il en tire une conséquence professionnelle concrète : il refuse les rapprochements avec des organisations politiques, et dit regarder très peu le travail de ses confrères parce qu’il y perçoit trop souvent une orientation, visible dans les commentaires comme dans le choix même des sujets.

Il ne prétend pas pour autant échapper aux étiquettes. Il rapporte qu’une vidéo consacrée au rôle de responsables politiques pendant les guerres de décolonisation lui a valu une vague d’hostilité, ses lecteurs ayant interprété comme une prise de position ce qu’il présentait comme un rappel de faits. Son interlocuteur élargit le propos en évoquant le biais de confirmation : sur les réseaux sociaux, une information est d’abord jugée à l’aune de ce que l’on pensait déjà, et un fait contrariant est spontanément attribué à une intention. Les deux hommes s’accordent sur un constat de langue plutôt que d’idéologie, celui de l’affaiblissement du sens des mots, dont l’usage extensif de l’accusation de fascisme leur paraît l’exemple le plus net.

Le retour à Diên Biên Phu, soixante dix ans après

La bataille de Diên Biên Phu s’est déroulée du 13 mars au 7 mai 1954. Elle constitue le fil rouge du travail de Good Morning Army, au point que son animateur la désigne comme son fer de lance. Il lui consacre depuis plusieurs années une chronique quotidienne, intitulée Pour l’honneur et les copains, publiée chaque jour pendant toute la durée de la bataille, du 13 mars au 7 mai, et enrichie d’une année sur l’autre. Ce format long, reconduit à date fixe, constitue un cas intéressant de ritualisation éditoriale : l’audience revient chaque printemps pour un rendez vous dont elle connaît le calendrier.

Pour le soixante dixième anniversaire, en 2024, il a voulu dépasser le format habituel et s’est rendu sur place, au Viêt Nam. Le déplacement n’avait pas seulement une finalité documentaire. Début avril, il a déposé au pied du monument une plaque portant l’intitulé de sa chronique, lors d’une petite cérémonie improvisée avec un abonné venu le rejoindre : déploiement du drapeau, Marseillaise diffusée depuis un téléphone, minute de recueillement devant les plaques déjà déposées par des associations d’anciens combattants et par des régiments.

Il insiste sur ce qui distingue son geste. Les plaques présentes sur le site émanent d’unités et d’associations d’anciens combattants ; la sienne, dit il, est déposée au nom de civils sans lien institutionnel avec l’armée, c’est à dire de sa communauté. Il cite volontiers l’exemple d’un abonné suivi par une cinquantaine de personnes qui publie chaque année une photo de la bataille sans que quiconque le remarque. C’est à ces anonymes qu’il rattache la démarche, et c’est ce qui la rend, à ses yeux, représentative d’un devoir de mémoire devenu horizontal.

Le second enseignement du voyage est l’accueil reçu. Yann rapporte n’avoir rencontré aucune hostilité sur les lieux mêmes des combats, alors qu’il redoutait l’inverse en déployant un drapeau français devant des visiteurs militaires vietnamiens. Il décrit au contraire des marques de respect, des poignées de main et des demandes de photographie, et relève une différence nette lorsque la conversation porte sur la guerre menée ensuite contre les Américains, où il dit avoir perçu un ressentiment qui n’existait pas à l’égard des Français. Il souligne enfin que le site est très fréquenté, notamment par des autocars de militaires vietnamiens.

Ce que l’école laisse à la vulgarisation en ligne

Une partie de l’entretien porte sur l’enseignement de l’histoire, et c’est là que le propos devient le plus polémique. Yann distingue explicitement les professeurs, dont il refuse de faire les responsables, et l’institution, qu’il juge défaillante. Son témoignage est d’abord celui d’un ancien élève : il raconte avoir attendu avec impatience le chapitre consacré à la Seconde Guerre mondiale et avoir reçu, pour tout traitement, une feuille de format A4 à compléter avec des dates sous des photographies, dont on lui a dit de la conserver et de s’en souvenir.

De cette expérience, il tire une conviction plus large : l’école aurait cessé de transmettre un récit national continu, par prudence autant que par contrainte de programme. Il faut ici souligner qu’il s’agit d’une appréciation personnelle, formulée par quelqu’un qui dit avoir quitté l’école tôt et qui ne prétend pas décrire l’état réel des programmes. Le constat qu’il avance ensuite est en revanche vérifiable par tout observateur des plateformes : un nombre croissant d’enseignants, en histoire comme dans d’autres disciplines, ouvrent des chaînes et y retrouvent une latitude pédagogique et une reconnaissance qu’ils estiment ne pas avoir ailleurs.

Yann s’en félicite sans ambiguïté, tout en relevant l’anomalie que cela révèle. Il reçoit régulièrement des messages de lycéens et d’étudiants lui disant apprendre davantage avec lui qu’en cours, ce qu’il considère non comme un compliment mais comme le signe d’un problème, puisqu’il n’est, selon ses propres termes, qu’un créateur de contenu et non un professeur. La question que pose l’épisode est donc moins celle de la qualité de l’enseignement que celle de la répartition des rôles entre l’institution scolaire et une offre en ligne qui s’est installée dans l’intervalle.

Commémorer des défaites, une particularité française

Le journaliste soulève une objection que Yann dit s’entendre adresser souvent : la plupart des dates que commémorent l’armée française et ses unités correspondent à des défaites, et sa propre production n’échappe pas à la règle. Loin de s’en défendre, il en fait le coeur de son propos.

Son argument est d’ordre linguistique, et c’est l’un des moments les plus intéressants de l’épisode. Il fait observer que l’usage a retenu certaines formules et en a écarté d’autres : « on dit la bataille de Waterloo, on ne dit pas la défaite de Waterloo ». Il en va de même, poursuit il, pour Diên Biên Phu et pour le combat de Camerone, dont la Légion étrangère a fait une commémoration annuelle. Pour lui, ce choix de mots n’est pas anodin : il enregistre le fait que la conduite des combattants a pris le pas, dans la mémoire collective, sur l’issue de l’affrontement.

Il en tire une lecture qu’il reconnaît lui même comme peu objective et assume comme patriotique : ce qui se commémore n’est pas l’échec mais la résistance dans une situation sans issue, et c’est précisément parce que l’espoir avait disparu que le geste a marqué. Il y voit une leçon transposable hors du domaine militaire, celle de la ténacité quand la partie est jouée. On peut discuter cette lecture, qui doit davantage au registre de l’hommage qu’à celui de l’analyse historique, mais elle éclaire bien le ressort du devoir de mémoire tel qu’il le pratique.

Vivre de la vulgarisation de l’histoire, un métier encore fragile

La dernière partie de l’entretien aborde la question économique, rarement traitée frontalement par les créateurs eux mêmes. Yann dit espérer vivre un jour de son activité, sans y être parvenu à la date de l’enregistrement, et décrit un marché où les contenus de divertissement captent une attention sans commune mesure avec celle que reçoivent les sujets de culture. Il en parle avec un humour désabusé plutôt qu’avec amertume, mais le constat est net : à investissement de travail égal, la vulgarisation de l’histoire militaire ne se monétise pas comme d’autres formats.

Il relève par ailleurs une difficulté de réputation propre à son statut. Le mot d’influenceur déclenche, dit il, une réaction de méfiance chez ses interlocuteurs institutionnels, associations et organisateurs de commémorations compris, parce qu’il renvoie d’abord à des pratiques sans rapport avec son travail. Il a constaté cette réserve en se présentant à une association nationale de parachutistes pour organiser l’interview d’un ancien combattant.

D’où la proposition sur laquelle il termine, et qui constitue sans doute l’apport le plus opérationnel de l’épisode : les acteurs institutionnels de la mémoire, musées, associations d’anciens combattants et organisateurs de commémorations, gagneraient à travailler avec les créateurs qui traitent sérieusement ces sujets, plutôt que de les tenir à distance. Il pose deux conditions à ce rapprochement, la neutralité politique et la qualité du travail documentaire, et observe que toutes les institutions sont de toute façon déjà présentes sur les réseaux sociaux. Reste à savoir si elles accepteront d’y associer des interlocuteurs qu’elles ne contrôlent pas.

Questions fréquentes

Qui est derrière la chaîne Good Morning Army ?

Good Morning Army est animée par Yann, un créateur de contenu français spécialisé dans l’histoire militaire. Il exerce un métier civil, poissonnier, et n’a ni passé militaire ni formation universitaire d’historien. Il explique avoir hérité sa passion de son père, qui l’emmenait sur les plages du débarquement dès l’âge de six ans. Il publie sur Facebook, Instagram, TikTok et YouTube, seul et sans équipe, et travaille principalement sur les guerres d’Indochine, d’Algérie et de Corée.

Quand a eu lieu la bataille de Diên Biên Phu ?

La bataille de Diên Biên Phu s’est déroulée du 13 mars au 7 mai 1954, dans le nord ouest du Viêt Nam actuel, pendant la guerre d’Indochine. Elle constitue le sujet central du travail de Good Morning Army, qui lui consacre chaque année une chronique publiée jour par jour sur toute la durée de la bataille. En 2024, pour le soixante dixième anniversaire, son animateur s’est rendu sur le site et y a déposé une plaque commémorative au pied du monument. Le lieu reste très fréquenté, notamment par des visiteurs militaires vietnamiens.

Comment parler d’histoire militaire sans faire de politique ?

La question traverse tout l’épisode, parce que la vulgarisation de l’histoire militaire expose à une assignation politique immédiate, en particulier sur les guerres de décolonisation. La règle que formule Yann est de ne jamais associer la mémoire des combattants à une famille politique, au motif qu’ils ne combattaient pour aucun parti. Concrètement, cela signifie refuser les rapprochements avec des organisations politiques et se tenir à distance des créateurs qui en sont proches. Il reconnaît toutefois que cette règle ne protège pas des procès d’intention, un rappel de faits étant régulièrement reçu comme une prise de position.

Peut-on vivre de la vulgarisation de l’histoire militaire ?

Pas encore, selon le témoignage recueilli dans cet épisode. Yann anime Good Morning Army depuis une douzaine d’années en parallèle d’un emploi salarié et espère en vivre un jour sans y être parvenu au printemps 2024. Il explique que les contenus de culture attirent une audience bien inférieure à celle des formats de divertissement, et que le terme d’influenceur suscite de la méfiance chez les interlocuteurs institutionnels. La piste qu’il défend est le partenariat entre musées, associations mémorielles et créateurs, à condition que ces derniers soient politiquement neutres et rigoureux sur le fond.

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