L’Union nationale des combattants est la plus ancienne des grandes associations combattantes françaises : elle est née en 1918, au lendemain de la Première Guerre mondiale, pour défendre les droits de ceux qui revenaient du front. Un siècle plus tard, la question posée dans cet épisode du podcast Défense Zone est celle de sa mutation. Son président national, le général Hervé Longuet, élu à la tête de l’Union nationale des combattants en 2019, décrit une association qui ne vit plus seulement de commémorations : repérage des militaires blessés psychiques, accompagnement des jeunes engagés qui quittent l’institution, défense des droits attachés à la carte du combattant, travail de mémoire dans les écoles. Ancien pilote de chasse et grand officier de la Légion d’honneur, il a conduit l’action des forces aériennes françaises en Arabie saoudite pendant la guerre du Golfe. L’entretien suit ce double fil : un parcours opérationnel, puis la refondation d’un mouvement de 170 000 adhérents qui doit parler à une génération de combattants qui ne se reconnaît pas dans le mot « ancien ».
Les analyses développées dans cet épisode sont celles du général Hervé Longuet et n’engagent que lui.
Ce qu’il faut retenir de cet épisode
- Le nom de l’association est un programme : « c’est l’Union nationale des combattants et pas des anciens combattants », insiste son président. L’association se veut intergénérationnelle par construction, du poilu de 1914 au caporal rentré du Sahel.
- Trois atouts sont revendiqués pour agir : le caractère intergénérationnel, l’apolitisme et un maillage territorial que le général Hervé Longuet évalue à plus de 4 000 associations locales pour environ 170 000 adhérents.
- Sur les blessés psychiques, l’Union nationale des combattants se fixe un rôle de vigie, pas de soin : des référents désignés par département repèrent les anciens militaires en dérive et les orientent vers les dispositifs compétents.
- Pour la reconversion, l’association a signé un partenariat avec Implic’Action, un réseau d’entraide qui met en relation d’anciens militaires déjà reconvertis et ceux qui entrent dans le monde civil.
- La revendication portée alors par le général Hervé Longuet, faire tomber le mot « anciens » du nom de l’office public, a abouti : l’ONACVG est devenu le 1er janvier 2023 l’Office national des combattants et des victimes de guerre.
- La carte du combattant s’obtient aujourd’hui avec quatre mois, soit 120 jours, passés en opération extérieure. Au 1er juillet 2021, 256 612 cartes avaient été délivrées à ce titre, selon un rapport d’information du Sénat publié en octobre 2022.
Un pilote de chasse formé par les opérations extérieures
Avant l’Union nationale des combattants, il y a quarante ans d’armée de l’air. Le général Hervé Longuet se présente comme un officier de la sphère opérationnelle : pilote de combat, puis état-major, mais toujours au contact de l’emploi des forces. À la fin des années 1970, alors que toute l’attention française est tournée vers le rideau de fer, il sert dans une unité de Jaguar dont la mission est l’action extérieure, au titre des accords de défense signés avec plusieurs pays africains.
L’engagement qu’il décrit correspond à l’opération Lamantin, menée par la France en Mauritanie entre décembre 1977 et juillet 1978. Les faits sont documentés : des Jaguar déployés depuis la base de Dakar frappent les colonnes du Front Polisario qui attaquent le train minéralier reliant les mines de fer de Zouérate au port de Nouadhibou, poumon économique du pays. Le déclencheur politique est la prise en otage de coopérants français lors d’un raid sur Zouérate. Le général Hervé Longuet souligne le secret total qui entourait alors ces missions, et la ressemblance de fond avec les interventions contemporaines : la protection des ressortissants français et la stabilité d’un partenaire tenaient déjà lieu de motif.
La guerre du Golfe vue depuis la planification
La deuxième séquence est la guerre du Golfe. Sous-chef opérations à la force aérienne de combat, le général Hervé Longuet est déployé en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération Daguet, la participation française à la coalition formée après l’invasion du Koweït par l’Irak. Le dispositif aérien français, déployé sur la base d’Al Ahsa, associe des Jaguar, des Mirage F1 de reconnaissance et des Mirage 2000 de défense aérienne. La campagne aérienne s’ouvre le 17 janvier 1991 par un raid de Jaguar sur la base koweïtienne d’Al Jaber ; l’offensive terrestre se déroule du 24 au 27 février 1991. Selon le ministère des Armées, l’aviation française a conduit près de 1 200 missions de combat sans perte au feu.
Ce que raconte le général Hervé Longuet, c’est l’envers de cette statistique : une position française délibérément à part, et très inconfortable pour celui qui planifie les missions. La France entend participer dans les termes stricts de la résolution des Nations unies, la libération du Koweït, sans s’intégrer au travail de planification allié sur une éventuelle campagne en profondeur. Le ministre de la Défense de l’époque, Jean-Pierre Chevènement, hostile à ce qu’il voyait comme une absorption du dispositif français par le commandement américain, démissionnera le 29 janvier 1991. Conséquence pratique : l’officier français n’était pas destinataire de l’ordre d’opérations quotidien et devait aller le chercher.
Il en tire une observation sur le changement d’échelle. Passer du dispositif national au centre d’opérations aériennes de la coalition, avec ses centaines d’opérateurs et ses représentants nationaux alignés derrière les pupitres, revenait selon sa formule à passer « de l’artisanat à l’hypermarché ». Il y voit la marque de la véritable supériorité américaine, qui n’est pas dans les avions mais dans les transmissions et le soutien logistique : une armée européenne se déploie avec ses fusils, dit-il en substance, mais dépend d’une architecture qu’elle n’a pas. Le constat vaut à ses yeux pour l’OTAN en général.
Il évoque enfin une troisième séquence, plus tardive : représentant national français auprès du commandement américain, aux États-Unis, pour l’engagement des forces françaises en Afghanistan. C’est là qu’il découvre le rapport américain aux vétérans, qui reviendra plus loin dans l’entretien.
Que fait l’Union nationale des combattants
L’Union nationale des combattants est une association fondée en 1918, au lendemain de la Première Guerre mondiale, pour obtenir la reconnaissance et les droits des combattants revenus du front, et pour entretenir la mémoire de ceux qui n’en sont pas revenus. Sa devise, « Unis comme au front », vient de cette origine. Le général Hervé Longuet reconnaît être entré dans ce monde avec un préjugé, celui d’un milieu « suranné et passéiste » réduit aux porte-drapeaux du 11 novembre, et l’avoir révisé.
Il appuie son action sur trois caractéristiques. La première est le caractère intergénérationnel, inscrit dans le nom même : l’Union nationale des combattants, et non des anciens combattants, se pense comme une continuité et non comme un club de survivants. La deuxième est l’apolitisme, revendiqué comme une condition de légitimité. La troisième est le maillage territorial. L’Union nationale des combattants est une fédération nationale composée de fédérations départementales, elles-mêmes formées d’associations locales ; il l’évalue à plus de 4 000 associations pour environ 170 000 adhérents, soit une présence dans des communes où l’armée n’est plus visible du tout.
Blessés psychiques : un rôle de vigie, pas de soin
Le premier volet de l’action est la solidarité, et son point le plus sensible concerne les blessés. Le trouble de stress post-traumatique est un trouble psychique durable qui survient après une exposition à un événement traumatisant, et qui peut se déclarer plusieurs années après les faits. C’est cette latence qui crée l’angle mort décrit dans l’épisode : l’armée prend en charge celui qui est encore sous l’uniforme, mais l’ancien militaire qui décroche cinq ans plus tard n’est plus dans le champ de vision de personne.
C’est là que l’Union nationale des combattants se donne un rôle, et le général Hervé Longuet en fixe la limite avec insistance : détecter et tendre la main, jamais soigner. Un groupe de travail « blessés » a été mis en place et des référents désignés par département, avec pour mission de repérer les situations de dérive et d’orienter vers les dispositifs compétents. Parmi eux, les maisons ATHOS, structures de réhabilitation psychosociale mises en place par le ministère des Armées pour les militaires et anciens militaires blessés psychiques. Il assume les échecs mais refuse la résignation : ce sont des adhérents présents dans la commune, et non un dispositif national, qui voient une situation se dégrader.
Reconversion des militaires : le partenariat avec Implic’Action
Le second volet de la solidarité vise les jeunes engagés qui quittent l’institution après quelques années de contrat. Le général Hervé Longuet décrit une sortie brutale : l’armée prend en charge une large part de la gestion administrative de ses membres, et le militaire qui redevient civil découvre d’un coup un maquis administratif qu’il n’a jamais eu à affronter seul. La reconversion des militaires relève des dispositifs de la Défense, et l’association affirme ne pas vouloir les concurrencer.
Sa réponse est un partenariat avec Implic’Action, un réseau d’entraide d’anciens militaires. Le principe est simple : d’un côté des anciens militaires déjà reconvertis, qui connaissent les codes du monde civil ; de l’autre ceux qui cherchent un métier. Entre les deux, un accompagnement individuel destiné à aider le candidat à construire son propre projet, éclairé par quelqu’un qui a fait le trajet avant lui. La convention de partenariat a été renouvelée depuis.
La quatrième génération du feu et le mot « ancien »
L’analyse la plus structurée de l’épisode porte sur la rupture entre générations combattantes. Le général Hervé Longuet propose une grille en trois termes empruntée au théâtre : unité de temps, de lieu et d’action. Les trois premières générations du feu, celle de 1914-1918, celle de 1939-1945, celles d’Indochine et d’Algérie, ont connu des conflits bornés dans le temps, avec un objectif unique et un cadre géographique identifiable. Elles étaient en outre issues, pour l’essentiel, d’une armée de conscription.
La génération suivante, celle des opérations extérieures, ne coche aucune de ces cases. L’unité de temps disparaît, puisque les engagements durent et se succèdent sans fin déclarée. L’unité de lieu disparaît avec l’Afghanistan, le Kosovo, le Mali. L’unité d’action se brouille, parce que défendre la France depuis le Sahel demande une explication que défendre la France en France ne demandait pas. Là où les anciens se retrouvaient autour d’une expérience commune, les engagés d’aujourd’hui se reconnaissent d’abord dans leur association régimentaire. Le défi que se fixe l’Union nationale des combattants est de leur montrer qu’elle est autre chose qu’un rassemblement du 11 novembre.
De cette analyse découlait une revendication concrète, portée alors avec le soutien de parlementaires : retirer le mot « anciens » du nom de l’office public, parce qu’un engagé rentré du Mali à vingt ans est un combattant et non un ancien. Elle a abouti. Le 1er janvier 2023, en application de la loi du 2 mars 2022, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre est devenu l’Office national des combattants et des victimes de guerre, en conservant l’acronyme ONaCVG.
Carte du combattant : conditions et droits attachés
La carte du combattant est le titre qui ouvre les droits du monde combattant. Elle est délivrée par l’Office national des combattants et des victimes de guerre. Au titre des opérations extérieures, la condition principale est d’avoir servi quatre mois, soit 120 jours, sur un théâtre ouvrant droit.
Les droits attachés sont ceux que le général Hervé Longuet énumère dans l’épisode, et qui ont évolué depuis. La prestation versée aux titulaires de la carte, longtemps appelée retraite du combattant, est devenue le 1er juillet 2023 l’allocation de reconnaissance du combattant ; elle est versée à partir de 65 ans, ou de 60 ans sous conditions, et son montant annuel s’établit à 835,64 euros au 1er janvier 2026 selon le Service des retraites de l’État. S’y ajoutent la rente mutualiste du combattant, majorée par l’État, et une demi-part fiscale supplémentaire à partir de 74 ans. Le président de l’Union nationale des combattants ne défend pas ces droits pour leur montant, qu’il juge modeste, mais pour ce qu’ils signifient : l’attention portée par la Nation à ceux qu’elle a envoyés.
Le volume concerné n’est plus marginal. Selon un rapport d’information du Sénat publié en octobre 2022, 256 612 cartes du combattant avaient été délivrées au titre des opérations extérieures au 1er juillet 2021, et environ 12 500 nouvelles cartes le sont chaque année, alors que l’ensemble de la population combattante décline. C’est le basculement démographique qui donne son urgence au sujet de l’épisode.
Devoir de mémoire : transmettre plutôt que commémorer
Interrogé sur le devoir de mémoire, le général Hervé Longuet distingue deux registres. L’histoire est une science, froide par nécessité. La mémoire est autre chose : une cérémonie construite autour d’un personnage ou d’un événement qui a marqué une commune, préparée en amont, et que les habitants peuvent s’approprier. De cette distinction il tire une méthode : faire lire les textes par des jeunes, faire témoigner des militaires rentrés d’opération extérieure, personnaliser la cérémonie plutôt que répéter un protocole.
Il défend aussi une hiérarchie des commémorations. Le 11 novembre lui paraît la date centrale, non pas seulement parce qu’elle marque la fin de la Première Guerre mondiale, mais parce qu’elle est en France la journée d’hommage à tous les morts pour la France, du poilu de 1914 au soldat tombé en opération extérieure. C’est ce qui en fait, à ses yeux, le lien entre toutes les générations combattantes.
Le canal privilégié de cette transmission est l’école, ce qui suppose une relation de travail avec les enseignants et non une visite annuelle. Le général Hervé Longuet formule cette mission comme un devoir citoyen : les membres de l’Union nationale des combattants sont pour lui des « porteurs de citoyenneté par leur passé », et la mémoire combattante est d’abord un message sur la liberté. Il établit un parallèle explicite entre l’assassinat d’un professeur pour son enseignement et le combat mené par les militaires français contre le terrorisme : l’objet défendu, dit-il, est le même.
Le Bleuet de France face au modèle anglo-saxon
Le Bleuet de France est l’emblème français de solidarité envers le monde combattant : la collecte organisée autour du 8 mai et du 11 novembre finance l’action sociale de l’Office national des combattants et des victimes de guerre ainsi que des actions de mémoire. Son équivalent britannique est le coquelicot, collecté par la Royal British Legion.
La comparaison que fait le général Hervé Longuet ne porte pas sur les symboles mais sur les modèles économiques. En France, les combattants relèvent d’un organisme d’État, et la société s’en remet largement à lui. Dans le monde anglo-saxon, les associations d’anciens combattants vivent du mécénat et de la générosité publique bien plus que des cotisations de leurs adhérents, ce qui leur donne des moyens sans commune mesure. Il rattache ce contraste au rapport au drapeau qu’il a observé aux États-Unis, où le vétéran occupe une place que la France ne lui donne pas.
Lien armée-nation : oubli plutôt que défiance
Sur la place du militaire dans la société française, le général Hervé Longuet réfute le diagnostic de défiance. L’image des armées est bonne dans les enquêtes d’opinion, dit-il, et la méfiance que l’on croit percevoir vise l’emploi politique qui est fait des forces, pas ceux qui prennent les risques. Le vrai problème est la persistance : l’émotion qui suit le retour d’un militaire tué en opération dure deux jours, puis l’actualité passe à autre chose. La contraction de la carte militaire française a par ailleurs fait disparaître toute présence militaire de régions entières.
Il reprend à ce sujet la thèse défendue par le général François Lecointre, chef d’état-major des armées de 2017 à 2021, sur la singularité du métier militaire. Le militaire est un citoyen soumis à des obligations que nul autre agent public ne connaît : obligation de réserve, obligation de disponibilité, interdiction de se syndiquer, et absence de droit de retrait, alors que tout autre fonctionnaire peut refuser d’exposer sa vie dans des conditions dangereuses. C’est cette asymétrie qui doit être expliquée aux citoyens et aux élus.
Recrutement et jeunesse : les porte-drapeaux comme porte d’entrée
Interrogé sur le recrutement, le général Hervé Longuet pose une limite : l’Union nationale des combattants n’est pas une agence de recrutement et ne se substitue pas aux centres d’information et de recrutement des forces armées. Son action est indirecte et passe par la citoyenneté. Un ancien qui témoigne devant une classe donne à des adolescents une idée concrète de ce qu’est la mission d’un militaire.
Plusieurs fédérations départementales ont développé des initiatives autour des porte-drapeaux jeunes : une mission dédiée forme des adolescents au port du drapeau et à sa symbolique, et les initie à la défense. Le chemin décrit est toujours le même : accrocher par la citoyenneté, puis ouvrir sur la défense et sur le rôle du militaire. Ces actions relèvent d’initiatives locales, ce qui correspond à la nature fédérale de l’association.
Son message final aux combattants de la nouvelle génération est un message d’appartenance plutôt qu’une offre de services. Rejoindre l’Union nationale des combattants, c’est selon lui retrouver une structure où se partagent des valeurs communes, se nourrir de l’expérience des autres générations et rendre lisible auprès des concitoyens ce qu’un engagement militaire signifie. Il résume l’objectif commun en une phrase : défendre les valeurs de la France.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’Union nationale des combattants ?
L’Union nationale des combattants est une association française fondée en 1918, au lendemain de la Première Guerre mondiale, pour défendre les droits des combattants et entretenir la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. Sa devise est « Unis comme au front ». Elle est organisée en fédération nationale, avec des fédérations départementales composées d’associations locales, et elle est présidée depuis 2019 par le général Hervé Longuet. Son nom est volontairement celui des combattants, et non des anciens combattants, pour marquer qu’elle accueille aussi les militaires engagés en opération extérieure aujourd’hui.
Comment adhérer à l’Union nationale des combattants ?
L’adhésion à l’Union nationale des combattants se fait auprès d’une association locale ou de la fédération départementale du lieu de résidence, l’association nationale étant une fédération et non une structure verticale. Elle accueille les titulaires de la carte du combattant, mais aussi des militaires d’active, des réservistes, des veuves et des sympathisants selon les catégories prévues par ses statuts. Le président national décrit l’adhésion comme un partage de valeurs plus que comme un service rendu : la contrepartie attendue est la participation à la vie de l’association locale.
Quelle différence entre un ancien combattant et un combattant OPEX ?
Juridiquement, il n’y en a pas : la carte du combattant est la même et ouvre les mêmes droits. La différence est générationnelle. Les anciens combattants des conflits du vingtième siècle ont partagé une guerre bornée dans le temps, sur un territoire identifié, le plus souvent au sein d’une armée de conscription. Les combattants des opérations extérieures sont des professionnels engagés, envoyés sur des théâtres successifs et lointains, qui peuvent obtenir la carte du combattant à vingt ans après quatre mois de mandat au Sahel. C’est cette réalité qui a conduit à supprimer le mot « anciens » du nom de l’office public le 1er janvier 2023.
Comment obtenir la carte du combattant après une OPEX ?
La demande de carte du combattant se dépose auprès de l’Office national des combattants et des victimes de guerre, au moyen du formulaire Cerfa prévu à cet effet et accompagnée des états de service. La condition la plus courante au titre des opérations extérieures est d’avoir servi quatre mois, soit 120 jours, sur un théâtre ouvrant droit, les séjours pouvant être cumulés. D’autres conditions y donnent accès : quatre-vingt-dix jours au sein d’une unité reconnue combattante, cinq actions de feu, une blessure de guerre ou une citation individuelle. La carte ouvre ensuite droit à l’allocation de reconnaissance du combattant, à la rente mutualiste et à une demi-part fiscale supplémentaire à 74 ans.
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