Une carrière d’officier dans l’armée de Terre ne se joue pas le jour du concours, mais pendant les trente années qui suivent. Le général Vincent Tassel en donne ici une lecture rare, parce qu’il parle depuis la fin du parcours et non depuis le début : saint-cyrien, sorti de Coëtquidan en 1994, il choisit l’infanterie, sert dans les parachutistes des troupes de marine, commande le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine à Castres, passe trois ans à Londres auprès du ministère de la Défense britannique, occupe les fonctions de chef d’état-major de la 11e brigade parachutiste puis du commandement des forces spéciales terre, commande une task force des forces spéciales européennes au Mali, et exerce au moment de cet entretien les fonctions de commandant en second du commandement du renseignement de l’armée de Terre, à Strasbourg. Entre la classe préparatoire et ce poste, il y a un métier entier que les brochures de recrutement décrivent mal. Cet épisode a été enregistré sur le salon Milipol Paris, à l’occasion de la sortie de Le choix de l’engagement, recueil de témoignages écrit par sa promotion de Saint-Cyr et réédité par Défense Zone.
Les informations chiffrées sur le recrutement, les concours et la scolarité qui figurent dans cet article proviennent du site officiel de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, consulté le 20 septembre 2026, et non de l’entretien. Les appréciations de situation du général Vincent Tassel sont celles du moment de l’enregistrement : les opérations qu’il cite comme en cours sont la guerre en Ukraine et la crise entre Israël et Gaza.
Ce qu’il faut retenir de cet épisode
- Le classement de sortie de Saint-Cyr décide de l’arme, donc du premier métier. Le général Vincent Tassel est sorti assez bien classé pour choisir les parachutistes des troupes de marine, qu’il visait depuis le début.
- Il avait décidé d’un régiment, il en a choisi un autre sur le conseil d’un adjudant-chef croisé en stage : « j’ai rajouté un P ». Une carrière bascule parfois sur une conversation de quelques minutes.
- Sur la fidélisation des spécialistes, son constat est sans détour : « un jeune qui s’engage aujourd’hui, il pourrait gagner deux fois plus, même peut-être plus, dans le secteur privé ». L’armée de Terre ne compense pas par l’argent.
- Le commandement du renseignement de l’armée de Terre crée à Strasbourg un bataillon de réservistes spécialistes, destiné au renseignement en sources ouvertes, au développement d’algorithmes et à la traduction. Ces réservistes n’ont pas vocation à partir sur le terrain.
- Un officier n’est pas un expert : « un officier, c’est surtout un généraliste, il est là pour commander ». Avec un changement d’affectation tous les deux ans environ, la carrière est faite de métiers successifs plutôt que d’une spécialité unique.
- Sa génération a connu vingt-cinq ans d’opérations de contre-terrorisme avec la maîtrise du ciel et des moyens. Il estime que la génération qui s’engage aujourd’hui affrontera des conflits plus durs, en situation d’infériorité sur certains appuis.
Une carrière d’officier dans l’armée de Terre, trente ans après Coëtquidan
La carrière du général Vincent Tassel illustre ce que devient concrètement un saint-cyrien. Sorti de Coëtquidan en 1994, il choisit l’infanterie, puis les parachutistes des troupes de marine. Il sert au 3e puis au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, deux unités qu’il décrit comme très différentes par leur ADN mais proches par leur « patte humaine ». Il commande le 8e RPIMa, stationné à Castres. Il est déployé en Kapisa, en Afghanistan, et perd deux de ses hommes en Centrafrique. Il commande ensuite une task force des forces spéciales européennes au Mali.
Entre ces postes de commandement, le général Vincent Tassel occupe des fonctions de relations internationales, dont trois ans à Londres auprès du ministère de la Défense britannique, et des fonctions d’état-major : chef d’état-major de la 11e brigade parachutiste, puis chef d’état-major du commandement des forces spéciales terre. Il décrit ce dernier passage comme un dépaysement réel pour un officier formé dans les forces conventionnelles. Il devient enfin commandant en second du commandement du renseignement de l’armée de Terre, à Strasbourg, où son rôle n’est pas de produire du renseignement mais de commander les régiments qui en produisent pour le chef d’état-major de l’armée de Terre, la direction du renseignement militaire et les autorités politiques.
Sur l’accès au généralat, il est direct : « quand on est saint-cyrien et qu’on est breveté de l’École de guerre, on sait que les étoiles c’est quand même envisageable ». Il ajoute aussitôt que ce n’est pas l’aboutissement d’une carrière. Pour un candidat qui prépare le concours, la leçon utile est ailleurs : entre la sortie d’école et les étoiles, il y a une dizaine d’affectations différentes, dans plusieurs armes, plusieurs pays et plusieurs métiers.
Les voies d’accès à Saint-Cyr, concours, titre et dossier
L’École spéciale militaire de Saint-Cyr est l’école de formation initiale des officiers de carrière de l’armée de Terre et de la gendarmerie nationale. Elle est l’une des trois écoles de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, avec l’École militaire interarmes et l’École militaire des aspirants de Coëtquidan. Selon le site de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, consulté le 20 septembre 2026, l’admission à l’École spéciale militaire se fait par trois filières distinctes.
- Le concours, ouvert aux candidats de moins de 22 ans issus des classes préparatoires aux grandes écoles. C’est la voie principale, celle que le général Vincent Tassel décrit comme « préparée difficilement sur deux ans ».
- Le recrutement sur titre, ouvert aux candidats de moins de 25 ans titulaires d’un master.
- Le recrutement sur dossier dans le cadre du cursus franco-allemand, ouvert à des bacheliers disposant d’un bon niveau en allemand.
Saint-Cyr n’est pas la seule porte d’entrée vers l’épaulette. L’École militaire interarmes recrute par voie interne, parmi les engagés et les sous-officiers de l’armée de Terre comptant plus de trois ans de service et âgés de moins de 35 ans, par concours sur épreuves pour les titulaires du baccalauréat et sur titre pour les titulaires d’une licence. L’École militaire des aspirants de Coëtquidan forme les officiers sous contrat, qui représentent, selon le site de l’académie militaire consulté le 20 septembre 2026, un tiers des officiers recrutés par l’armée de Terre. Elle forme également chaque année plus de 200 élèves-officiers de réserve.
La scolarité à Saint-Cyr, trois ans et trois bataillons
La scolarité de l’École spéciale militaire dure trois ans, organisés en semestres, pour les candidats admis par concours. Les élèves admis sur titre, déjà titulaires d’un master, suivent un cursus accéléré d’un an. La formation est sanctionnée par un diplôme valant grade de master ; pour les élèves de la filière scientifique, ce diplôme vaut également titre d’ingénieur, l’académie militaire étant membre de la Conférence des grandes écoles et habilitée par la Commission des titres d’ingénieur. Ces éléments figurent sur le site de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, consulté le 20 septembre 2026.
La première année est celle du 3e bataillon. Le général Vincent Tassel la résume d’une image : « quand on est jeune, au 3e bataillon, on a été un peu plutôt la tête dans la boue ». C’est l’année la plus militaire, celle où la promotion se soude avant de se différencier. Le témoignage le plus utile de l’épisode porte d’ailleurs sur cette différenciation : contrairement à l’image du moule uniforme, il décrit une promotion composée de profils très éloignés les uns des autres, ce que la lecture des témoignages de ses camarades, vingt-cinq ans plus tard, lui a confirmé.
Le volet académique n’est pas accessoire. L’académie militaire délivre un enseignement fondamental de l’officier qui couvre la stratégie, l’histoire, la géographie, la philosophie, la psychosociologie et l’anglais, adossé à un centre de recherche. Les élèves de l’École spéciale militaire et de l’École militaire interarmes effectuent un semestre international. Entre 100 et 150 élèves-officiers étrangers sont formés chaque année à Coëtquidan, et une vingtaine d’élèves de l’École spéciale militaire suivent leur troisième semestre dans une grande école française, selon le site de l’académie militaire consulté le 20 septembre 2026.
Le choix de l’arme se joue au classement de sortie
Le classement de sortie est le mécanisme le plus concret de toute la scolarité, et celui que les candidats comprennent le plus tard. À l’issue de la scolarité, les officiers choisissent leur fonction opérationnelle, c’est-à-dire leur arme, dans l’ordre de leur classement : infanterie, arme blindée et cavalerie, artillerie, train, et les autres. Ils suivent ensuite une année de formation de spécialité dans une école d’application avant de choisir leur unité d’affectation. Ce déroulé est celui que décrit le site de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, consulté le 20 septembre 2026.
Une école d’application est l’établissement où un jeune officier apprend le métier de son arme après Saint-Cyr, avant sa première affectation en régiment. Les écoles militaires de Draguignan réunissent depuis 2010 la formation de l’infanterie et celle de l’artillerie ; les écoles militaires de Saumur forment la cavalerie. Le général Vincent Tassel rappelle que l’école de l’infanterie se trouvait à Montpellier lorsqu’il y est passé, et qu’elle est aujourd’hui à Draguignan.
Son récit du choix de régiment est le passage le plus instructif de l’entretien pour un futur officier. Sorti bien classé de l’école d’infanterie, il avait annoncé au président des lieutenants venu présenter les régiments qu’il choisirait Vannes, où son épouse a ses attaches. Puis un vieil adjudant-chef croisé pendant un stage lui a dit qu’il ne pouvait pas faire autre chose que choisir le régiment parachutiste. Sa conclusion : « j’ai rajouté un P, et après je n’ai pas regretté ». La décision qui a orienté toute sa carrière s’est prise en quelques minutes, sur le conseil d’un sous-officier expérimenté.
Le métier d’officier est un métier de généraliste
C’est la définition la plus nette que donne le général Vincent Tassel, et celle qui devrait servir de filtre à tout candidat : « un officier, c’est surtout un généraliste, il est là pour commander, il est là pour mettre en musique tout ce qu’il y a dessous ». Il ajoute qu’on ne demande pas à un officier de trouver la solution à tous les problèmes, ni d’être spécialiste de tous les sujets, mais d’avoir une ouverture d’esprit suffisante pour faire bien faire les choses par ceux qui servent sous ses ordres.
Cette définition a une conséquence pratique : le changement d’affectation tous les deux ans environ. Le général Vincent Tassel y voit une richesse, « des dizaines et des dizaines de métiers différents dans des dizaines et des dizaines de pays différents », tout en reconnaissant l’objection : certains estiment qu’il faudrait rester plus longtemps en poste pour maîtriser réellement une fonction. C’est l’un des arbitrages structurants du métier d’officier, et il vaut mieux le connaître avant de s’engager qu’après.
Sa propre bascule vers le renseignement en fournit l’illustration. Il n’était pas spécialiste du renseignement en prenant ses fonctions à Strasbourg. Selon ses mots, on l’y a mis pour commander des régiments, pas pour faire du renseignement. Un officier change de domaine plusieurs fois dans une carrière, et c’est précisément la compétence de commandement, et non la spécialité technique, qui rend ces bascules possibles.
Le renseignement et l’OSINT, une porte d’entrée qui s’ouvre
L’OSINT, ou renseignement en sources ouvertes, est la recherche d’information à partir de données publiquement accessibles, principalement sur internet. Le général Vincent Tassel indique que les armées françaises s’y sont mises tôt, qu’elles ont développé leurs propres logiciels et qu’elles n’y sont « pas si mauvaises que ça ». Il précise la place réelle de cette discipline : l’OSINT produit du renseignement en tant que tel, mais sert aussi à recouper ce qui vient des interceptions électromagnétiques ou de l’imagerie satellitaire. La difficulté, dit-il, n’est plus de trouver de la donnée mais de savoir chercher dans la masse.
De cette analyse découle une décision d’organisation qui intéresse directement les candidats à l’engagement. Le commandement du renseignement de l’armée de Terre crée un bataillon de réservistes spécialistes du renseignement, d’abord à Strasbourg, avec vocation à essaimer dans plusieurs villes de France. Il recrute trois profils : des analystes en sources ouvertes, des développeurs capables de travailler sur les algorithmes, et des linguistes. Le général Vincent Tassel en donne la raison explicitement : s’appuyer sur la richesse universitaire française, et offrir une voie à des jeunes qui veulent servir la France sans aller sur le terrain, puisque ces réservistes n’ont pas vocation à y aller.
Il rappelle en contrepoint que la technologie ne remplace pas les fondamentaux. Il cite les équipiers du 13e régiment de dragons parachutistes, qui apprennent toujours par cœur leur itinéraire d’infiltration et savent le restituer sous forme de croquis, alors qu’ils disposent de tous les moyens de navigation par satellite. « Il y a une vraie base qu’il faut conserver à tous les niveaux », résume-t-il.
Recrutement et fidélisation, ce que l’armée ne peut pas payer
La fidélisation est le problème que le général Vincent Tassel nomme le plus franchement. L’armée de Terre emploie des spécialistes recherchés par le secteur privé : optronique, maintenance des hélicoptères, renseignement, techniciens supérieurs en cybersécurité. Son constat est net : « on ne peut pas lutter financièrement contre le secteur privé », et un jeune qui s’engage pourrait gagner deux fois plus ailleurs. Aucune mesure salariale ne referme cet écart.
Ce que l’armée de Terre oppose à cet écart tient en trois arguments, qu’il énumère sans emphase. Le terrain d’abord : un spécialiste technique peut partir en opération extérieure, ce que son équivalent civil ne fera jamais. Le sens ensuite : il constate, en discutant avec les réservistes, que beaucoup de jeunes cherchent une manière de servir leur pays. La camaraderie enfin, qu’il place au premier rang et qu’il illustre par son propre parcours : « je suis rentré pour l’action, je suis resté pour cette patte humaine ».
La méthode de fidélisation qu’il décrit au commandement du renseignement est artisanale et assumée comme telle : les quelques spécialistes très pointus sont suivis humainement un par un, on s’enquiert de savoir s’ils sont épanouis dans leur métier, et l’on corrige ce qui peut l’être pour qu’ils restent au moins un nombre minimal d’années. Il ajoute une nuance que peu de responsables formulent : l’institution a besoin que les gens tournent et que des jeunes arrivent avec des idées neuves. Tous les départs ne sont donc pas des échecs.
La génération qui s’engage affrontera des conflits plus durs
C’est le passage le plus grave de l’entretien, et il est formulé comme un constat de génération. Le général Vincent Tassel rappelle qu’à sa sortie de Coëtquidan en 1994, après la guerre du Golfe et pendant la Bosnie, sa promotion pensait que les opérations allaient s’arrêter. Elle a fait vingt-cinq ans d’opérations et connu le feu, pour beaucoup à plusieurs reprises. D’où l’écart visible qu’il décrit aujourd’hui : des colonels et des généraux couverts de décorations, et des lieutenants qui en ont peu.
Son analyse renverse pourtant l’apparence. Les opérations qu’a connues sa génération étaient des opérations de contre-terrorisme, menées avec la maîtrise du ciel et l’ensemble des moyens d’appui. Il estime que la jeune génération pourrait affronter des conflits « beaucoup plus durs, avec beaucoup plus de pertes, dans des environnements beaucoup plus contraints », et qu’elle pourrait s’y trouver en situation d’infériorité, sans appui aérien garanti ni munitions d’artillerie en quantité suffisante.
Il relie cette perspective à la transformation en cours de l’armée de Terre, dont il donne l’objectif en une phrase : réduire autant que possible l’écart entre l’organisation de temps de paix et l’organisation de temps de guerre, parce que s’il se passe quelque chose, cela ira vite et sera fort tout de suite. C’est aussi ce qui donne son sens au livre écrit par sa promotion : quand il faut tenir dans une tranchée, comme en Ukraine, on tient parce que le camarade d’à côté tient aussi.
Le conseil du général à un candidat qui doute
Interrogé sur ce qu’il dirait à un jeune qui prépare Saint-Cyr, qui y est déjà ou qui traverse un moment de doute, le général Vincent Tassel donne deux réponses. La première porte sur la durée : les carrières sont longues, il y a des hauts et des bas, et les hauts valent le coup. La seconde est un conseil de commandement : aimer profondément les hommes et les femmes que l’on aura sous ses ordres en arrivant en régiment, parce que « c’est vraiment eux qui vous font avancer, sans eux vous ne pouvez rien faire ».
C’est aussi l’objet du livre présenté sur le salon Milipol Paris. Sa promotion de Saint-Cyr, à l’occasion des vingt-cinq ans de son entrée à Coëtquidan, a réuni plus d’une soixantaine de témoignages sur les raisons pour lesquelles chacun s’était engagé. Le général Vincent Tassel dit y avoir découvert la diversité réelle d’une promotion qu’il croyait homogène. Pour un candidat, c’est probablement l’information la plus rassurante de tout l’épisode : il n’existe pas un profil unique de saint-cyrien.
Questions fréquentes
Comment entrer à Saint-Cyr ?
L’entrée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr se fait par trois filières, décrites sur le site de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan consulté le 20 septembre 2026. La voie principale est le concours, ouvert aux candidats de moins de 22 ans issus des classes préparatoires aux grandes écoles. La deuxième est le recrutement sur titre, ouvert aux titulaires d’un master de moins de 25 ans. La troisième est un recrutement sur dossier dans le cadre du cursus franco-allemand, ouvert à des bacheliers ayant un bon niveau d’allemand. L’inscription et l’orientation passent par un centre d’information et de recrutement des forces armées.
Combien de temps dure la scolarité à Saint-Cyr ?
La scolarité de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr dure trois ans pour les élèves admis sur concours, organisés en semestres. Les élèves recrutés sur titre, déjà titulaires d’un master, suivent un cursus accéléré d’un an. La scolarité est sanctionnée par un diplôme valant grade de master, qui vaut également titre d’ingénieur pour les élèves de la filière scientifique. Ces durées figurent sur le site de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, consulté le 20 septembre 2026. À cette scolarité s’ajoute une année de formation de spécialité en école d’application avant la première affectation en unité.
Peut-on devenir officier de l’armée de Terre sans passer par Saint-Cyr ?
Oui, et cela concerne une part importante du corps des officiers. L’École militaire interarmes recrute par voie interne les engagés et sous-officiers de l’armée de Terre comptant plus de trois ans de service et âgés de moins de 35 ans, pour une scolarité de deux ans de niveau licence. L’École militaire des aspirants de Coëtquidan forme les officiers sous contrat, qui représentent un tiers des officiers recrutés par l’armée de Terre selon le site de l’académie militaire consulté le 20 septembre 2026, ainsi que plus de 200 élèves-officiers de réserve chaque année. Les trois écoles sont réunies au sein de l’académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.
Que devient un officier après sa sortie de Saint-Cyr ?
Un officier sorti de Saint-Cyr choisit son arme selon son classement de sortie, suit une année de formation de spécialité en école d’application, puis rejoint une unité opérationnelle où il commande une trentaine de militaires. La suite est faite d’affectations successives, à un rythme d’environ deux ans, alternant commandement, état-major et postes à l’étranger. Le général Vincent Tassel en donne un exemple complet dans cet épisode : infanterie, parachutistes des troupes de marine, commandement d’un régiment, poste à Londres, états-majors de grande unité, commandement d’une task force au Mali, puis le renseignement. Il résume le métier ainsi : un officier est d’abord un généraliste, formé pour commander.
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