#32 – Alex French SAS, des forces spéciales à l’entrepreneuriat

Onze ans au 1er RPIMa, le régiment de forces spéciales de l’armée de Terre stationné à Bayonne, puis un bar à cocktails à Paris, une période sans logement, et aujourd’hui une société de conseil et de formation dans la sécurité et la défense. Sous le pseudonyme Alex French SAS, l’invité de ce trente-deuxième épisode retrace un itinéraire en deux temps : celui de l’opérateur, puis celui du chef d’entreprise. Enregistré le 17 août 2021, deux jours après la prise de Kaboul par les talibans, l’entretien est le plus long jamais publié par Défense Zone. Il mêle récit de carrière, mécanique de la création d’entreprise et lecture personnelle de l’actualité afghane.

Les analyses développées dans cet épisode sont celles d’Alex French SAS et n’engagent que lui.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Les trois lettres de son pseudonyme renvoient à la filiation du 1er RPIMa avec les parachutistes français libres du Special Air Service, et non au régiment britannique contemporain.
  • Il raconte être entré dans les forces spéciales par la voie directe, sans lycée militaire ni préparation militaire, après un an de chauffeur-livreur et une année de classe préparatoire scientifique.
  • Selon son témoignage, le rythme de déploiement oscillait entre quatre et huit mois par an, avec une moyenne d’environ six mois.
  • Sa théorie du commandement tient en une pratique sportive : la course d’orientation, parce que « pour guider les gens dans une direction, il faut d’abord savoir où on va ».
  • Après avoir tout réinvesti dans un second projet, il dit avoir vécu plusieurs mois dans sa voiture. C’est le point de bascule vers sa formule la plus citée : « l’humilité, ça ne remplit pas ton frigo ».
  • Sur l’Afghanistan, il défend une position nuancée : un retour au point de départ politique, mais vingt années pendant lesquelles le pays n’a pas été un sanctuaire pour les organisations terroristes internationales.

Un pseudonyme, une filiation

Le pseudonyme prête à confusion, et mieux vaut lever l’ambiguïté d’emblée. Les trois lettres ne désignent pas le régiment britannique, mais l’ascendance du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine. L’unité descend des parachutistes français libres qui rejoignirent le Special Air Service à partir de 1940 autour du capitaine Georges Bergé. Elle en a conservé la devise, « Qui ose gagne », ses compagnies opérationnelles portent toujours l’appellation SAS, et le régiment est stationné à Bayonne depuis les années 1970.

Une précaution de lecture s’impose pour la suite. Les états de service individuels des opérateurs de forces spéciales ne sont pas publics, et aucune source indépendante ne permet de vérifier le détail des affectations, des stages et des missions évoqués ici. Ce qui suit est donc restitué comme le récit de l’invité, non comme un ensemble de faits établis. Il indique par exemple que la qualification d’opérateur qu’il a passée s’appelait alors « rapace » et a été rebaptisée par la suite : ce point relève de son seul témoignage.

Entrer par la voie détournée

Rien ne le prédestinait au métier. Baccalauréat scientifique, une place obtenue en classe préparatoire dans son propre lycée, une année de mathématiques supérieures, puis l’arrêt des études. Il pensait qu’il suffisait de frapper à la porte d’un centre de recrutement pour se retrouver en uniforme la semaine suivante. Le délai fut plus long. Ses parents exigeant qu’il travaille, il passe un an comme chauffeur-livreur, à convoyer fruits, légumes et surgelés depuis Rungis vers des cantines.

Au centre de recrutement, il demande l’infanterie. On lui explique que tout le monde la demande, et son baccalauréat l’oriente vers le cursus de sous-officier. Il n’avait ni lycée militaire, ni préparation militaire, ni même le scoutisme derrière lui. Arrivé à l’école de Saint-Maixent, il se décrit largué face à des camarades qui savaient déjà cirer des rangers et plier un paquetage.

Les premiers tests intermédiaires renversent la perspective : il se classe deuxième de sa promotion. Il dit avoir terminé premier hors bonifications, et troisième une fois celles-ci intégrées. Or deux places seulement étaient ouvertes vers les forces spéciales. Le deuxième du classement ayant été déclaré inapte, il obtient l’affectation. Huit mois d’école, puis près d’un an et demi de formation complémentaire, qualifications de tir et brevets aéroportés compris, avant d’être considéré comme opérationnel.

Il ne recommande pourtant pas ce chemin. Il conseillerait plutôt la voie directe vers l’unité, ou la voie ultérieure en venant d’un autre régiment, plutôt que de passer par le hasard d’un classement d’école.

Onze ans d’opérations spéciales

Il dit avoir touché à l’ensemble des missions confiées au régiment. Des actions directes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, dont une libération d’otages. Des missions d’accompagnement et de conseil opérationnel au profit de forces locales alliées, en Afghanistan comme en Afrique. De la protection rapprochée des commandants de la force sur théâtres hostiles, qu’il distingue soigneusement de la protection des autorités politiques françaises ou de celle des emprises diplomatiques, assurées par d’autres services.

Un détail d’organisation en dit long sur la nature du métier. Un sergent arrivant en régiment d’infanterie prend un groupe de combat ; dans les forces spéciales, à qualification équivalente, il prend la responsabilité d’un binôme. Le niveau d’encadrement est donc nettement plus élevé. La raison, selon lui : chaque équipier est un spécialiste très autonome, et c’est précisément cette autonomie qui permet au chef de se consacrer à sa fonction de chef.

Son baptême du feu intervient dès sa première mission en Afghanistan. La mission qui l’a le plus marqué est une récupération d’otages en zone désertique, avec un rapport de forces défavorable et de fortes contraintes d’emport sur les hélicoptères. Il en parle sans emphase : la peur existe, l’entraînement et la confiance dans l’équipe font qu’elle ne prend pas le dessus.

Interrogé sur les liens avec le service action de la DGSE, il confirme des coopérations de terrain et des passerelles de recrutement, tout en insistant sur la différence de métier : une opération spéciale qui devient publique n’est pas nécessairement un échec, alors que la clandestinité est la condition même du second.

Le prix du rythme opérationnel

C’est la partie de l’entretien où il se montre le moins complaisant. Il évoque des années à quatre mois de déploiement, d’autres à huit, avec une moyenne qu’il situe autour de six. Quatre mois dehors, deux mois de permissions, quatre mois de nouveau.

Sa conviction est que les proches souffrent davantage que l’opérateur. Celui-ci est dans l’action, le temps y passe vite ; les parents, les fratries, les conjoints, eux, attendent. Il décrit aussi une vie sociale rétrécie : on rencontre d’autres opérateurs, d’autres militaires, des militaires étrangers, et peu d’autres profils. Le sacrifice n’est pas seulement l’éventualité de la mort, c’est aussi celui de ses années de jeunesse.

Sur le stress post-traumatique, il refuse la facilité. Il ne juge pas les forces spéciales plus exposées que le reste des armées : un militaire du soutien logistique pris dans une embuscade encaisse le même choc. Il reconnaît à l’institution d’avoir pris la mesure du problème, avec des interlocuteurs identifiés et des questionnaires de dépistage, mais lui reproche un déficit de proximité et de simplicité. D’où son adhésion à une initiative venue de la base, portée par un autre invité du podcast, qui permet d’écrire directement à quelqu’un que l’on reconnaît comme un pair.

Il note enfin que les sas de décompression prévus au retour d’opération existaient bien, mais que beaucoup demandaient à les éviter pour rentrer plus vite. Le véritable amortisseur, selon lui, se trouve en amont : une sélection psychologique qui recherche des profils équilibrés, sociables, dotés d’un entourage solide.

« Savoir où l’on va »

Sa théorie du commandement est inattendue. Il ne l’attribue pas à l’école de sous-officiers mais à la course d’orientation, pratiquée à l’adolescence. Discipline qui combine course à pied et lecture de carte, sans GPS, elle lui a donné une aisance topographique que ses camarades n’avaient pas.

Le mécanisme est simple. Lors des premières marches de nuit sac au dos, personne n’a envie de marcher jusqu’au matin. Le groupe se tourne naturellement vers celui qui sait où il va. « Pour guider les gens dans une direction, il faut d’abord savoir où on va », résume-t-il. Le reste, convaincre et entraîner, s’apprend ou vient naturellement selon les tempéraments.

C’est aussi son conseil de clôture, livré sur le ton de la plaisanterie mais sérieusement argumenté : pratiquer la course d’orientation avant d’envisager une carrière militaire, parce que la lecture de carte se retrouve dans toutes les notations, techniques comme humaines.

Devenir son propre chef

Il a hésité. Poursuivre vers le corps des officiers supposait plusieurs années de formation supplémentaires pour arriver jeune lieutenant, puis capitaine. Il fait le calcul et conclut que le commandement suprême de l’armée ne viendrait jamais. Reste une autre manière d’être son propre chef : le devenir dès le lendemain, dans le privé. Il quitte l’institution en 2015, autour de la trentaine.

Premier projet, un bar à cocktails à Paris. Il l’assume comme la première idée venue : pas de stocks périssables complexes, de bonnes marges sur les cocktails, un métier qui paraissait accessible. La réalité fut plus prosaïque, entre l’homme à tout faire et le nettoyage de fin de service. Le bar lui apporte cependant l’essentiel : des rencontres, dont plusieurs dans le milieu de la sécurité et de la défense.

Sa réponse à la question de fond, celle de savoir si les forces spéciales constituent une bonne école entrepreneuriale, est délibérément mitigée. Non, parce qu’elles n’enseignent ni la comptabilité, ni le droit, ni la prospection commerciale : un diplômé d’école de commerce part mieux équipé. Oui, parce qu’elles laissent trois acquis rarement enseignés ailleurs : une autonomie d’organisation complète, une capacité d’apprentissage rapide et une tolérance au risque. Le stress de perdre un contrat ou de manquer une échéance administrative, dit-il, se relativise quand on a connu autre chose.

Le creux de la vague

La suite est moins linéaire que la version courte ne le laisse croire. En parallèle de sa société de conseil naissante, il s’associe à un second projet : des infrastructures d’entraînement au tir en région parisienne, un investissement lourd. Il remet en jeu la totalité de ses moyens, comme il l’avait fait pour le bar.

Le montage n’étant pas encore productif, il se retrouve sans revenus et sans logement. Il raconte avoir vécu dans sa voiture, aux alentours de 2018. C’est là que se produit la bascule, et elle est d’abord intellectuelle : il se demande ce que l’humilité lui apporte concrètement dans cette situation, et conclut qu’elle ne lui apporte rien.

« L’humilité ne remplit pas le frigo »

La formule est brutale et il la revendique. Elle recouvre une thèse plus construite : la consigne de discrétion adressée aux anciens fonctionne, selon lui, comme un plafond. Rester dans l’ombre, ne pas parler de son savoir-faire, ne pas se vendre, revient à renoncer à en tirer une valeur professionnelle une fois la carrière achevée.

Il ouvre donc un compte sur un réseau social et y met en avant son parcours, en s’inspirant d’une pratique répandue chez les vétérans américains. Il encourage les anciens militaires et policiers à faire de même, en posant lui-même deux limites : après la carrière, et sans jamais compromettre des éléments opérationnels ni la sécurité d’anciens camarades. Il dit n’avoir reçu aucune pression institutionnelle.

Il prend soin de distinguer deux registres que l’on confond souvent. L’ego, tel qu’il l’entend, est l’amour-propre, le respect de soi, le moteur qui fait se relever après un échec. L’égocentrisme et le narcissisme sont autre chose. Il convoque à l’appui l’effet Dunning-Kruger : moins on maîtrise un sujet, plus on surestime sa compétence, et inversement.

Le corollaire pratique est le réseau. Un opérateur qui quitte l’armée en est, dit-il, au niveau zéro : ses camarades sont dans la même situation que lui et ne peuvent guère l’aider. Se constituer un carnet d’adresses demande du temps, du travail et une part d’intérêt assumée. Il ajoute un filtre qui lui tient à cœur : la loyauté et l’exactitude du curriculum vitae. La sécurité privée est selon lui peuplée de récits embellis, et le milieu finit toujours par identifier ceux qui inventent.

Conseil, formation, sous-traitance

Sa société intervient sur deux jambes. Le conseil d’abord : audits de sécurité, direction opérationnelle de dispositifs, recrutement et planification d’équipes, appui à la recherche et au développement pour l’industrie de l’armement. Il dit également avoir travaillé, comme indépendant, pour un éditeur de jeux vidéo sur le réalisme d’un opus de la série Ghost Recon, et cite plus largement le conseil d’authenticité pour le cinéma.

La formation ensuite : tir, secourisme, combat rapproché et combat en milieu clos, pour des unités de police, des unités militaires et des agents de sécurité privés. Il décrit au moment de l’enregistrement une équipe d’une vingtaine de formateurs, issus des forces spéciales et d’unités spécialisées des deux ministères, travaillant sur une doctrine commune plutôt que sur les habitudes de chacun. Il annonce dans l’épisode l’obtention d’un agrément l’autorisant à délivrer des titres professionnels dans la surveillance armée, y compris pour les sites sensibles.

Il en profite pour poser une mise en garde qui vaut au-delà de son cas. Former des professionnels armés suppose un cadre déclaré : autorités informées, note de service, encadrement juridique de l’activité. Les stages informels organisés le week-end et réglés de la main à la main ne sont, selon lui, couverts par rien, et exposent le stagiaire autant que l’organisateur.

Sa thèse sur l’externalisation est assumée comme un constat, pas comme un souhait. Entretenir des cellules d’instruction publiques coûte cher : infrastructures, munitions, armement, logistique, instructeurs salariés. Lorsqu’un prestataire propose une prestation clé en main et que le résultat satisfait le client, l’arbitrage budgétaire penche mécaniquement vers la sous-traitance. Il précise à plusieurs reprises qu’il décrit une tendance et ne prétend pas la juger.

Sur la rémunération, il entend casser un mythe. Au moment de l’entretien, en 2021, il évaluait autour de 2 000 euros mensuels le revenu d’un agent de sécurité armé affecté à un site sensible en France, et jugeait les contrats internationaux très bien rémunérés devenus rares, la concurrence des pays d’Europe de l’Est et d’Asie ayant tiré les prix vers le bas. Ces ordres de grandeur sont ceux d’août 2021 et n’ont pas valeur de référence aujourd’hui. Il soulignait en revanche un changement de nature durable : le passage du statut militaire, sans code du travail, à un emploi régi par le droit commun et une convention collective.

Kaboul, août 2021

L’entretien est enregistré le 17 août 2021, deux jours après la prise de Kaboul. L’invité, qui a été déployé plusieurs fois en Afghanistan, prend soin de préciser d’emblée qu’il n’a jamais exercé de responsabilités de commandement sur ce théâtre et que ce qu’il livre est une lecture personnelle.

Son constat de départ est sans détour : vingt ans après 2001, les talibans sont de nouveau au pouvoir. Il refuse pourtant la conclusion que tout aurait été vain. Ce sont, dit-il, vingt années pendant lesquelles le pays n’a pas constitué un sanctuaire pour les organisations terroristes internationales, années où celles-ci ont dû dépenser des moyens à se défendre plutôt qu’à croître. Ce qui l’inquiète est la réouverture de cette possibilité.

Il pointe ensuite un défaut d’anticipation, côté renseignement comme côté politique, et anticipe un scénario calqué sur l’Irak et la Syrie : retrait, résurgence, puis retour par des moyens aériens et des forces spéciales appuyées sur des partisans locaux. Il avance aussi une explication de la dégradation : la bataille de l’opinion, perdue à mesure que les effectifs grossissaient. Il l’illustre par un détail visuel, la hauteur croissante des murs autour des emprises militaires entre son premier et son dernier séjour, signe d’une force de plus en plus perçue comme une force d’occupation.

Interrogé sur le parallèle avec le Sahel, il se disait alors moins inquiet, estimant la méthode française plus économe en moyens, plus proche des populations et déjà engagée dans un désengagement progressif. Il voyait dans la task force européenne Takuba un laboratoire plus qu’une vitrine industrielle. Ces appréciations sont datées et doivent se lire comme telles : Takuba a été dissoute en 2022, l’opération Barkhane s’est achevée la même année, et le retrait français du Mali puis du Niger a suivi.

Sa dernière remarque sur l’avenir des engagements tient en une phrase : recourir au minimum de force nécessaire, employer quelques éléments spéciaux en appui de forces locales, et n’engager des forces conventionnelles que le temps strictement utile.

Repères pratiques : créer son entreprise en France

L’épisode revient longuement sur le passage à l’entrepreneuriat sans jamais entrer dans le détail administratif. Voici les repères officiels, indépendants de tout parcours antérieur.

  • Choisir une forme juridique. Pour entreprendre seul : entreprise individuelle, EURL ou SASU. À plusieurs : SARL, SAS ou SA, entre autres. Les critères de choix retenus par l’administration sont le nombre d’associés, la protection du patrimoine personnel, le régime social du dirigeant, la fiscalité des bénéfices, le coût de création et le formalisme de fonctionnement (entreprendre.service-public.gouv.fr, bpifrance-creation.fr).
  • Déclarer la création. Les formalités passent par le guichet des formalités des entreprises, point d’entrée unique pour créer, modifier ou cesser une activité (entreprendre.service-public.gouv.fr).
  • Anticiper les frais d’immatriculation. Pour une société, la fiche officielle indique 33,83 euros d’immatriculation et 19,33 euros pour la déclaration des bénéficiaires effectifs, auxquels s’ajoute la publication d’une annonce légale (entreprendre.service-public.gouv.fr).
  • Vérifier son éligibilité à l’Acre. L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise est une exonération temporaire de cotisations sociales en début d’activité, soumise à conditions et à un délai de demande court. Sa durée et son taux diffèrent selon que l’on relève ou non du régime de la micro-entreprise (entreprendre.service-public.gouv.fr).
  • Examiner les dispositifs liés aux allocations chômage. Selon la situation, le maintien partiel de l’allocation d’aide au retour à l’emploi ou son versement en capital (Arce) peuvent s’appliquer. Les conditions relèvent de France Travail (bpifrance-creation.fr).

Informations vérifiées en septembre 2026.

Questions fréquentes

Que signifie « SAS » dans le nom du 1er RPIMa ?

Le sigle renvoie au Special Air Service, unité créée pendant la Seconde Guerre mondiale et que rejoignirent des parachutistes français libres à partir de 1940, autour du capitaine Georges Bergé. Le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine, stationné à Bayonne, est l’héritier direct de cette filiation : il en a conservé la devise « Qui ose gagne » et ses compagnies opérationnelles sont appelées compagnies SAS. L’appellation ne désigne donc pas un passage par le régiment britannique actuel.

Quelles missions sont confiées au 1er RPIMa ?

Le régiment relève du commandement des forces spéciales Terre. Le spectre décrit dans cet épisode couvre les actions directes, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la libération d’otages, l’accompagnement et le conseil opérationnel de forces locales alliées, ainsi que la protection rapprochée des commandants de la force sur des théâtres hostiles. Cette dernière mission se distingue de la protection des autorités politiques françaises et de celle des emprises diplomatiques, qui relèvent d’autres services.

Que propose une société privée de conseil et de formation en sécurité ?

Deux familles de prestations coexistent. Le conseil recouvre les audits de sécurité, la direction opérationnelle de dispositifs, le recrutement et la planification d’équipes, l’appui à la recherche et au développement pour l’industrie, et le conseil d’authenticité pour le cinéma ou le jeu vidéo. La formation porte sur le tir, le secourisme et les techniques de combat, au profit d’unités de police, d’unités militaires ou d’agents de sécurité privés. En France, la formation des agents de sécurité privée relève d’une activité réglementée et suppose un agrément.

Les forces spéciales préparent-elles à l’entrepreneuriat ?

La réponse donnée dans cet épisode est nuancée. Elles ne transmettent ni notions comptables, ni bases juridiques, ni technique commerciale : sur ces points, un diplômé d’école de gestion part mieux préparé. En revanche, elles laissent une autonomie d’organisation complète, une capacité d’apprentissage rapide et une accoutumance au risque qui relativise le stress lié à la trésorerie ou aux échéances administratives. Le principal manque identifié est le réseau professionnel, qu’il faut reconstruire intégralement.

À écouter également

Pour aller plus loin sur Défense Zone


Défense Zone est un média indépendant consacré aux questions de défense et de sécurité. Ce podcast est disponible sur toutes les plateformes audio, Spotify, Deezer et Apple Podcasts, ainsi que sur notre chaîne YouTube. Pour soutenir notre travail, retrouvez notre magazine papier trimestriel et notre espace premium sur defense-zone.com.

Laisser un commentaire