#134 – Dans les coulisses du Salon Milipol (avec Anne Frayssinet)

Comment fabrique-t-on le salon de la sécurité intérieure des États, et à quoi sert-il aux polices, aux gendarmeries et aux industriels qui s’y retrouvent ? Défense Zone a reçu Anne Frayssinet, directrice des événements du pôle sécurité de Comexposium, la société qui opère les salons Milipol. Venue de l’événementiel international, où elle exerce depuis une vingtaine d’années après un parcours par le marketing et les congrès, elle a pris en 2015 la direction de la communication du pôle sécurité de Comexposium avant d’en prendre la direction générale. L’entretien porte sur le salon lui-même : qui l’organise, qui y est admis, ce que le ministère de l’Intérieur cherche dans son développement à l’international, et ce que l’irruption de l’intelligence artificielle et des Jeux olympiques a changé à son contenu.

Entretien enregistré en 2023, quelques mois avant l’édition 2023 du salon Milipol Paris, qui s’est tenue du 14 au 17 novembre 2023 au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Les chiffres annoncés par l’invitée sont des prévisions portant sur cette édition. Milipol Paris ayant lieu tous les deux ans, les chiffres de l’édition la plus récente, celle de novembre 2025, sont donnés plus bas d’après le bilan publié par l’organisateur sur le site officiel du salon.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Le salon Milipol Paris est l’événement mondial consacré à la sûreté et à la sécurité intérieure des États. Créé en 1984, il se tient tous les deux ans, les années impaires, au parc des expositions de Paris Nord Villepinte.
  • Milipol n’est pas un salon isolé mais un réseau. Anne Frayssinet décrit en 2023 quatre rendez-vous : Paris, le Qatar lancé en 1996, Milipol Asia-Pacific à Singapour repris en 2015, et Milipol India, dont la première édition s’est tenue à New Delhi du 26 au 28 octobre 2023.
  • Le salon appartient à un groupement d’intérêt économique, le GIE Milipol, qui réunit quatre entités : Civipol, Thales, Visiom et Protecop. Comexposium en est l’opérateur, et il est présidé par le préfet Yann Jounot, PDG de Civipol.
  • Milipol Paris est un salon strictement professionnel. Chaque demande de badge passe par une accréditation examinée une par une, et le visiteur doit justifier de sa fonction dans le secteur de la sécurité.
  • « On a envie d’être protégé mais on ne veut pas être contrôlé » : Anne Frayssinet résume ainsi le rapport français à la vidéoprotection, sujet que le salon met en débat sans prendre parti, l’organisateur ne se reconnaissant aucun rôle de modération.
  • Le secteur de la sécurité recrute, mais de façon inégale. La cyber est décrite en 2023 comme le métier en pénurie totale, devant les besoins de recrutement du ministère de l’Intérieur et ceux de la sécurité privée.

Qu’est-ce que le salon Milipol

Le salon Milipol est un salon professionnel international consacré à la sûreté et à la sécurité intérieure des États, c’est-à-dire aux équipements, aux véhicules et aux technologies employés par les polices, les gendarmeries, les douanes, les services de secours et les services de sécurité. Milipol Paris, le plus ancien et le plus grand des rendez-vous du réseau, existe depuis 1984 et se tient au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Anne Frayssinet le présente comme « vraiment le salon du ministère de l’Intérieur », par opposition aux salons de défense qui relèvent du ministère des Armées.

La frontière entre sécurité intérieure et défense est cependant poreuse, et Anne Frayssinet le reconnaît volontiers. Une partie des exposants de Milipol vend ce qu’elle appelle des produits duaux, employables aussi bien pour des applications de défense que pour des applications de sécurité : optronique, drones, transmissions, protection balistique. C’est ce qui explique la présence de militaires dans les allées, celle d’attachés de défense étrangers, ainsi que celle du ministère des Armées et de la Direction générale de l’armement. Des organisations internationales comme Interpol y viennent également, sans que cette présence soit systématique d’une édition à l’autre.

Le spectre du salon s’est élargi au secteur privé. Milipol Paris s’adresse désormais autant aux directions sûreté des grandes entreprises et aux opérateurs d’importance vitale, ces organisations dont l’interruption d’activité mettrait en cause le fonctionnement du pays, qu’aux services de l’État. Les sociétés de sécurité privée y viennent chercher des technologies, en particulier dans la télésurveillance.

Qui organise le salon Milipol

L’organisation du salon Milipol repose sur un montage en deux étages. Le salon appartient à un groupement d’intérêt économique, le GIE Milipol, qui en définit les orientations. Comexposium, groupe français d’organisation de salons, opère l’événement pour le compte de ce GIE : ses équipes commercialisent les stands, montent le programme et produisent le salon. Anne Frayssinet y dirige le pôle sécurité.

Le GIE Milipol réunit quatre entités, indiquées par le site officiel du salon : Civipol, Thales, Visiom et Protecop. Civipol est la société de conseil et de service du ministère de l’Intérieur français, dont la présidence est traditionnellement confiée à un préfet. C’est ce même dirigeant qui préside les salons Milipol : au moment de l’entretien comme aujourd’hui, il s’agit du préfet Yann Jounot, président-directeur général de Civipol. Ce lien institutionnel explique à la fois la nature du public accueilli et la manière dont le réseau se développe hors de France.

Le réseau Milipol dans le monde

Milipol est un réseau de salons et non un événement unique. Anne Frayssinet en décrit quatre en 2023. Milipol Paris, créé en 1984, en est le premier et le plus important. Milipol Qatar a été lancé en 1996 et constitue le plus ancien développement international du réseau. En 2015, le groupe a repris un salon existant à Singapour, devenu Milipol Asia-Pacific. Enfin, Milipol India a vu sa première édition se tenir à New Delhi du 26 au 28 octobre 2023, après un lancement retardé par la pandémie de Covid 19. Le réseau a continué de s’étendre depuis : le site officiel présente aujourd’hui un cinquième rendez-vous, Milipol Brazil.

La méthode de développement obéit à une règle que l’invitée pose comme non négociable : aucun Milipol n’est lancé dans un pays sans un travail préalable avec le ministère de l’Intérieur français et sans son accord explicite. L’enjeu affiché n’est pas commercial mais diplomatique : il s’agit de favoriser la coopération entre la France et l’État concerné. Pour l’Inde, l’ouverture a été préparée par des voyages d’études menés avec l’autorisation du ministre de l’Intérieur, et le président du GIE a accompagné la démarche. Anne Frayssinet ajoute que cette règle vaut aussi comme filtre, dans un secteur où les listes de pays sous restriction et les questions d’armement interdisent d’aller partout : « on ne fera pas de choses qui ne sont pas conformes avec la coopération internationale ».

Le cas indien illustre la manière dont un salon Milipol s’adapte à son pays d’accueil : la nomenclature reste la même partout, mais le programme de conférences est local. Anne Frayssinet cite les sujets retenus pour la première édition indienne : la modernisation des équipements et des véhicules des forces de l’ordre, l’appétence des services pour les drones et la police scientifique, la sécurité routière, la surveillance des frontières et du littoral, la lutte contre la pédocriminalité en ligne, et la place des femmes dans la police. Le besoin qu’elle décrit n’est pas celui du savoir-faire, qu’elle reconnaît aux services indiens, mais celui de l’accès aux technologies.

Le rythme d’expansion est volontairement lent : cinq ans au moins séparent deux lancements, le temps des études préalables et de la recherche d’un partenaire local fiable.

Les chiffres annoncés pour l’édition 2023

Au moment de l’entretien, l’édition 2023 de Milipol Paris est encore à venir : elle se tiendra du 14 au 17 novembre 2023, dans les halls 4 et 5 de Paris Nord Villepinte. Anne Frayssinet annonce alors une édition supérieure à celle de 2019 en nombre d’exposants et en surface, « pratiquement 1 200 exposants », dont environ 60 % venus de l’étranger, et de l’ordre de dix-sept pavillons nationaux regroupant des entreprises américaines, israéliennes, scandinaves, italiennes ou allemandes. Elle rappelle que l’édition 2021 avait été resserrée par le contexte sanitaire et attend un effet de rattrapage sur les délégations officielles, en particulier asiatiques.

Le bilan publié ensuite par l’organisateur sur le site officiel du salon confirme l’ordre de grandeur annoncé. Cette vingt-troisième édition de Milipol Paris, tenue du 14 au 17 novembre 2023, a réuni 1 116 exposants, dont 65 % d’internationaux, et 30 084 visiteurs originaires de 160 pays, dont 44 % venus de l’étranger, ainsi que 175 délégations officielles représentant 60 pays et 221 journalistes. Le profil du visitorat décrit par l’invitée, réparti pour moitié entre secteur public et secteur privé et pour moitié entre France et international, correspond à un salon dont le public n’est plus exclusivement régalien.

Les chiffres de la dernière édition

Un salon biennal change de dimension à chaque édition, et les prévisions de 2023 ne décrivent pas le salon d’aujourd’hui. L’édition la plus récente de Milipol Paris, la vingt-quatrième, s’est tenue du 18 au 21 novembre 2025 au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. D’après les chiffres publiés par l’organisateur sur le site officiel du salon, elle a rassemblé 1 171 entreprises exposantes, dont 67 % venues de l’extérieur de la France, et 32 035 visiteurs issus de 160 pays, les participants étrangers représentant près de la moitié de la fréquentation totale. L’organisateur recense également 163 délégations officielles et une trentaine de conférences, et présente cette édition comme la plus importante de l’histoire du salon.

La progression entre 2023 et 2025 est donc réelle mais mesurée : une cinquantaine d’exposants supplémentaires, environ deux mille visiteurs de plus, et une part d’exposants internationaux qui passe de 65 % à 67 %. Elle valide le diagnostic posé par Anne Frayssinet dans cet épisode, qui refusait le mot d’exponentielle pour décrire le marché de la sécurité et parlait de croissance régulière. La prochaine édition, la vingt-cinquième, est annoncée par l’organisateur du 16 au 19 novembre 2027, toujours à Paris Nord Villepinte.

Qui peut visiter Milipol et comment obtenir une accréditation

Milipol Paris n’est pas ouvert au grand public. C’est un salon professionnel, et Anne Frayssinet décrit un filtrage qu’elle qualifie elle-même de particulièrement sélectif. Toute demande de badge passe par une procédure d’accréditation : le visiteur remplit un questionnaire dans lequel il doit établir qu’il travaille dans la sécurité, préciser sa fonction et son rôle. Chaque inscription est examinée une par une par un service qui ne fait pratiquement que cela entre l’ouverture des inscriptions et le salon, et le délai de réponse est décrit comme court.

La justification tenue par l’organisateur est commerciale autant que sécuritaire : les exposants viennent rencontrer des professionnels. Une exception existe pour les étudiants, des écoles et des masters spécialisés en sécurité pouvant déposer une demande. Pour les médias, l’accès passe par une accréditation presse : l’édition 2023 a accueilli 221 journalistes selon le bilan de l’organisateur.

Côté exposants, il n’existe pas de seuil de taille. Milipol Paris accueille de grands intégrateurs comme des jeunes pousses. Anne Frayssinet détaille l’effort conduit pour 2023 sur l’innovation : un espace dédié aux start-up monté avec Generate, l’incubateur du GICAT, avec une dizaine d’entreprises attendues, et un second collectif consacré aux sociétés très technologiques. Des groupements professionnels français, parmi lesquels le cluster EDEN, montent par ailleurs des stands collectifs qui permettent à des entreprises de toute taille de venir sans supporter seules le coût d’un stand.

Intelligence artificielle et vidéoprotection

L’intelligence artificielle est, en 2023, le sujet montant du salon Milipol. Anne Frayssinet, qui se défend d’être une spécialiste de la technique, décrit ce qu’elle observe du point de vue de l’organisatrice : des sujets qui reviennent en force année après année, portés surtout par la vidéoprotection et par l’analyse automatisée des images. L’argument d’usage qu’elle rapporte est simple et vaut définition du besoin : les services de police ne peuvent pas visionner humainement un volume d’images devenu colossal, et l’analyse algorithmique est ce qui rend ce volume exploitable. Elle cite l’exemple du comptage automatique de silhouettes dans une zone, qui supprime le recours au comptage manuel.

L’invitée distingue toutefois deux populations d’exposants, dans un secteur qu’elle voit traversé par un effet de mode comparable à celui qu’ont connu l’internet des objets puis le métavers. D’un côté, des sociétés qui adaptent deux ou trois produits pour se placer sur le sujet. De l’autre, des entreprises nées avec l’intelligence artificielle, dont elle juge les applications réelles en sécurité. Son critère de tri est l’usage : « il faut quand même qu’il y ait à un moment une adoption, un usage ». Elle ne minimise pas les difficultés qui accompagnent ces déploiements, qu’elle range sous deux mots, éthique et RGPD.

Sur la polémique française autour de la vidéosurveillance, Anne Frayssinet pose une limite nette au rôle d’un organisateur de salon. Milipol ne se reconnaît aucune fonction de modération du débat public : le salon accueille les discussions, le ministère et la préfecture peuvent y débattre avec les industriels, mais l’organisateur ne se prononce pas. Sa seule observation est culturelle : le sujet ne soulève aucune difficulté au Royaume-Uni, alors que le mot suffit à déclencher la controverse en France. Elle y voit une ambivalence de citoyen plutôt qu’un désaccord technique, résumée par une formule qui vaut pour tout le secteur : on veut être protégé sans être contrôlé.

Les Jeux olympiques de Paris 2024 au programme du salon

Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont structuré l’édition 2023 de Milipol Paris, non par un espace dédié mais par le contenu. Anne Frayssinet indique que l’intégralité du programme de conférences a été construite autour de cet horizon, avec trois angles principaux : le continuum de sécurité pendant les Jeux, les technologies déployées à cette occasion, et l’héritage laissé après l’événement. Ce dernier point recoupe directement la question qui agitait alors le débat public : ce qu’il advient, une fois la compétition terminée, des dispositifs de surveillance installés pour elle.

Le programme n’a pas été monté par l’organisateur seul : Anne Frayssinet précise qu’il est coordonné par l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur, l’IHEMI, en lien avec les services chargés de la préparation des Jeux. Cette délégation du contenu à un organisme public est cohérente avec la position que l’invitée revendique pour le salon : fournir le lieu du débat, laisser aux institutions le soin d’en fixer les termes.

Le continuum public privé de la sécurité

Le continuum public privé est l’un des fils de cet épisode. Anne Frayssinet observe que le ministère de l’Intérieur a lui-même engagé ce mouvement, en s’appuyant sur la sécurité privée et en déléguant certaines missions de service public, la verbalisation étant l’exemple qu’elle donne : des sociétés privées y procèdent désormais pour le compte de l’État, là où l’acte relevait de la police nationale ou de la police municipale. Elle y voit une orientation assumée plutôt qu’un glissement subi, sans se prononcer à la place du ministère.

Interrogée sur le parallèle avec la privatisation d’une partie des fonctions militaires observée ailleurs en Europe, elle refuse l’analogie mais confirme l’intérêt des industriels : un partenariat de long terme avec une institution représente un chiffre d’affaires récurrent. Elle tempère aussitôt, le déploiement étant lent et dépendant des applications concernées.

Un effet de vases communicants traverse ce continuum, et il est d’abord humain. Les directions sûreté des grands groupes, notamment dans les transports, l’énergie et les télécommunications, recrutent largement d’anciens policiers, gendarmes et militaires. Le même mécanisme joue sur les métiers techniques : Anne Frayssinet relève que les profils cyber gagnent nettement plus dans le privé que dans les institutions, ce qui rend leur fidélisation difficile hors des cas de vocation pour le service public.

Travailler dans la sécurité : recrutement, métiers et débouchés

Le secteur de la sécurité recrute, et Anne Frayssinet hiérarchise les besoins qu’elle constate en 2023. La cybersécurité vient en tête, décrite comme en pénurie totale : les entreprises cherchent toutes, la gendarmerie a constitué un pôle cyber important, des plateformes d’emploi spécialisées se sont créées, et l’invitée estime qu’un jeune qui s’y oriente trouve un poste immédiatement et à de bonnes conditions. Viennent ensuite les besoins de recrutement des institutions elles-mêmes, ministère de l’Intérieur en tête, puis ceux de la sécurité privée, en pénurie à tous les niveaux.

Le salon Milipol n’a en revanche pas encore trouvé sa place sur le sujet du recrutement. Anne Frayssinet reconnaît que la question tourne dans les esprits de l’équipe depuis 2019 sans avoir abouti : un espace dédié à l’emploi se heurte à la nature professionnelle du salon, qui suppose des visiteurs déjà en poste.

Le conseil qu’elle adresse en fin d’entretien vise le métier qu’elle exerce, l’organisation d’événements professionnels. L’événementiel est un métier de contact soumis à de fortes montées de charge et de stress, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, et cela se voit vite. Appliqué au secteur de la sécurité, il présente selon elle deux atouts : une dimension internationale et interculturelle permanente, et la rencontre de professionnels aux parcours que l’on ne croise pas ailleurs.

Les femmes dans le secteur de la sécurité

Anne Frayssinet fait partie des rares femmes reçues par le podcast, et le constat qu’elle livre porte moins sur des obstacles que sur une solitude. Elle dit n’avoir jamais rencontré de difficulté personnelle liée à son sexe dans ce milieu, mais décrire une disproportion frappante dès qu’elle se rend à un événement du secteur, alors que son entreprise, dans l’événementiel, compte une majorité de femmes.

Elle nuance selon les pays et selon les milieux. En France, la féminisation des services de police et de gendarmerie lui paraît engagée et nettement plus avancée qu’auparavant, alors que le secteur industriel privé de la sécurité reste, de son point de vue, très peu féminisé. À l’étranger, elle décrit des situations plus contrastées encore dans les pays où le réseau Milipol est implanté, sans y avoir personnellement rencontré d’hostilité. Son explication tient en une phrase : ce sont des métiers qui ont longtemps fait peur, la situation change, et la génération suivante fera la différence. L’épisode 131 du podcast, consacré à une policière de CRS de montagne passée par l’armée, aborde la même question depuis l’intérieur des institutions.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le salon Milipol Paris ?

Le salon Milipol Paris est l’événement mondial consacré à la sûreté et à la sécurité intérieure des États. Créé en 1984, il rassemble tous les deux ans, au parc des expositions de Paris Nord Villepinte, les industriels de la sécurité, les forces de l’ordre, les services de secours, les délégations officielles étrangères et les directions sûreté d’entreprises. Il est organisé sous l’égide du ministère de l’Intérieur français et couvre l’équipement des policiers et des gendarmes, la police scientifique, les drones, la vidéoprotection et la cybersécurité.

Quand a lieu le prochain salon Milipol Paris ?

Milipol Paris se tient tous les deux ans, les années impaires, au mois de novembre. L’édition la plus récente, la vingt-quatrième, s’est déroulée du 18 au 21 novembre 2025 à Paris Nord Villepinte. L’organisateur annonce la vingt-cinquième édition du 16 au 19 novembre 2027, au même endroit. L’entretien de cet épisode a été enregistré avant l’édition 2023, tenue du 14 au 17 novembre 2023 : les chiffres qu’y donne Anne Frayssinet sont des prévisions portant sur cette édition et non sur le salon d’aujourd’hui.

Peut-on visiter Milipol sans être professionnel de la sécurité ?

Non. Milipol Paris est un salon strictement professionnel et l’accès repose sur une accréditation nominative. Le visiteur doit remplir un questionnaire, justifier qu’il travaille dans le secteur de la sécurité et préciser sa fonction, chaque demande étant examinée individuellement par l’organisateur. Les journalistes accèdent au salon par une accréditation presse. Les étudiants constituent la seule exception : des écoles et des masters spécialisés en sécurité peuvent déposer une demande collective et sont accueillis, dès lors qu’ils se destinent à travailler dans le secteur.

Qui organise le salon Milipol ?

Le salon Milipol appartient à un groupement d’intérêt économique, le GIE Milipol, qui réunit quatre entités selon le site officiel du salon : Civipol, Thales, Visiom et Protecop. Civipol est la société de conseil et de service du ministère de l’Intérieur français, et son président-directeur général, le préfet Yann Jounot, préside les salons Milipol. L’organisation opérationnelle est confiée au groupe Comexposium, qui commercialise le salon, monte le programme et produit l’événement. Anne Frayssinet, invitée de cet épisode, dirige le pôle sécurité de Comexposium.

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