Que commande exactement un chef de peloton au RICM, deux ans après sa sortie d’école ? Défense Zone est retourné au régiment d’infanterie chars de marine, basé à Poitiers, pour rencontrer le lieutenant Gabriel, l’un de ses jeunes officiers de cavalerie. Entré dans l’armée de Terre par un concours sur titres après cinq années d’études universitaires, il commande un peloton de reconnaissance sur véhicules blindés légers au sein de l’escadron Mustang. En dix-huit mois, il a conduit une action de formation au régiment, quatre mois de mission sous mandat de l’ONU au Liban et deux mois de mission Sentinelle. Cet épisode ne porte ni sur l’histoire du RICM ni sur ses décorations, sujets traités avec le chef de corps dans l’épisode #186, mais sur un métier précis : ce qu’un jeune officier commande réellement, sur quel matériel, et avec quelle préparation.
Ce qu’il faut retenir de cet épisode
- Un chef de peloton au RICM commande un peloton de reconnaissance sur VBL, articulé en patrouilles de deux véhicules, dont la mission première est de renseigner le plus discrètement possible en avant des troupes, et de détruire un ennemi si l’occasion se présente.
- Le VBL n’est pas le seul engin du régiment : la fiche du RICM publiée par le ministère des Armées mentionne des Jaguar, des AMX 10 RC et des pelotons missiles. Le lieutenant interrogé résume la différence d’emploi en une phrase : « on voyage plus léger, mais forcément notre force de frappe est moins lourde ».
- Son parcours n’est pas celui de la majorité de ses camarades : cinq années d’études de lettres et de droit, une préparation militaire supérieure de trois semaines dans un régiment d’artillerie de montagne, un concours sur titres, puis un an de scolarité à Saint-Cyr Coëtquidan au lieu de trois.
- Il rectifie une idée reçue sur le RICM : « on ne part pas forcément plus en opération extérieure » que dans les autres régiments. Ce qui distingue les troupes de marine, ce sont les séjours outre-mer de deux à trois ans.
- Sa première projection a duré quatre mois au Liban sous mandat de l’ONU, avec des patrouilles conjointes aux côtés des Forces armées libanaises dans le sud du pays, quelques mois avant la dégradation de la situation régionale d’octobre 2023.
- Ce qu’il retient du commandement tient en une formule : « faire grandir des hommes, faire grandir des soldats », pour qu’ils exécutent un ordre au combat sans que leur chef ait à se demander s’ils vont le faire.
Le métier de chef de peloton au RICM
Un chef de peloton est le jeune officier qui commande le plus petit échelon de commandement de la cavalerie, l’équivalent du chef de section dans l’infanterie. Au RICM, régiment de cavalerie des troupes de marine, il commande des marsouins, nom donné aux militaires du rang et aux sous-officiers des troupes de marine. Le lieutenant reçu par Défense Zone occupe ce poste depuis deux ans au sein d’un escadron de reconnaissance et d’intervention, qui met également en oeuvre la composante antichar du régiment.
La particularité du poste, telle qu’il la décrit, tient moins à la technique qu’à la permanence du contact. Un chef de peloton vit avec ses marsouins sans interruption pendant des mois, en garnison, au camp et en opération. C’est, selon lui, ce qui rend ces premières années irremplaçables : « on s’est engagé pour commander au quotidien, et c’est là qu’on peut l’exercer au mieux ». Il ajoute que ce sont aussi les seules années où l’on est en permanence au contact direct de ses soldats, avant que les postes suivants n’éloignent l’officier du terrain.
Ce qu’il place au premier rang de ses responsabilités n’est pas la conduite tactique mais la progression de ses hommes. Interrogé sur ce qui lui plaît le plus dans le commandement, il répond sans hésiter : faire grandir les marsouins dont il a la charge, les faire progresser comme soldats mais aussi comme hommes, y compris en les conseillant sur leur vie personnelle lorsqu’ils le demandent. L’objectif final est opérationnel : obtenir une confiance telle que, lorsque le chef de peloton donne un ordre au combat, il n’ait pas à se demander si cet ordre sera exécuté.
Le VBL de reconnaissance et le reste du parc blindé
Le VBL, véhicule blindé léger, est l’engin de reconnaissance du peloton commandé par le lieutenant interrogé. Le peloton est divisé en patrouilles de deux véhicules, chacune capable de travailler séparément sur une zone donnée. Leur mission première, telle qu’il la formule, est de renseigner de la manière la plus discrète possible sur le terrain et sur l’ennemi, en évoluant dans la profondeur, en avant des troupes, et de détruire un ennemi le cas échéant si l’opportunité se présente.
La différence d’emploi avec les engins à canon du régiment est d’abord une affaire de dimensions. La fiche du RICM publiée par le ministère des Armées indique que le régiment met en oeuvre des Jaguar, des AMX 10 RC et des pelotons missiles ; le Jaguar remplace progressivement l’AMX 10 RC dans la cavalerie française. Le VBL est nettement plus petit que ces engins et ne dispose pas de leur puissance de feu. Le lieutenant en tire une conséquence tactique directe : la patrouille VBL ne cherche pas le duel, elle observe, rend compte, et laisse aux engins à canon le soin d’intervenir derrière elle pour détruire.
Cette légèreté a un prix, et il l’énonce clairement : « on voyage plus léger, mais forcément notre force de frappe est moins lourde, donc on est aussi plus vulnérable ». D’où la règle de conduite qu’il applique en peloton : rester la plupart du temps en déplacement, ne jamais être statique, et demeurer le plus discret possible pour éviter d’être décelé. La manoeuvrabilité et la discrétion tiennent ici lieu de protection.
Le lieutenant n’exclut pas de commander un jour sur un autre type d’engin. Il observe que les officiers plus anciens que lui changent souvent d’escadron et de spécialité, et estime qu’avoir servi successivement sur le VBL de reconnaissance et sur un escadron à canon donne une vision d’ensemble utile. Un métier très proche, exercé sur le même véhicule mais dans un régiment de cavalerie parachutiste, fait l’objet de l’épisode #67 consacré au 1er RHP.
Devenir officier sur titres après cinq ans de faculté
Le recrutement sur titres est la voie qui permet à un diplômé de l’enseignement supérieur de devenir officier de l’armée de Terre sans passer par les classes préparatoires. C’est le chemin emprunté par le lieutenant reçu dans cet épisode : après un parcours universitaire en lettres et en droit poussé jusqu’à bac + 5, il a présenté ce concours pour intégrer l’école spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, où il a suivi une formation d’officier d’un an.
Il décrit une scolarité dense, parce qu’elle est comprimée. « On doit tout voir en un an alors que nos camarades ont trois ans pour digérer davantage d’informations », résume-t-il, en ajoutant que la concurrence y est rude et qu’atteindre le niveau des autres relève d’abord du travail individuel. À cette exigence scolaire s’ajoute une difficulté d’intégration : les officiers recrutés sur titres rejoignent une promotion déjà constituée depuis deux ans.
Son engagement s’est construit progressivement, sans déclic isolé. Fils et petit-fils de militaires, il n’était pas prêt, dit-il, à s’engager au sortir du baccalauréat, ni dans l’armée ni dans le monde professionnel. Le projet a mûri à l’université, entre des stages en entreprise et plusieurs stages en gendarmerie, jusqu’à ce qu’une préparation militaire supérieure de trois semaines, effectuée dans un régiment d’artillerie de montagne près de Grenoble, emporte la décision. Une préparation militaire supérieure est un stage d’immersion qui permet à un étudiant de vérifier si le monde militaire lui correspond avant de s’engager.
Interrogé sur l’apport de cette vie civile antérieure à son commandement quotidien, il répond avec une honnêteté qui tranche avec le discours attendu : au régiment, elle ne change pas grand-chose, parce qu’il faut entrer dans une façon de faire commune. Ce qu’elle lui donne, c’est du recul et un engagement plus mûr, et c’est plus tard dans la carrière que la différence se verra peut-être.
La formation de cavalier à Saumur et le choix de l’arme
À l’issue de son année à Saint-Cyr Coëtquidan, le lieutenant a choisi l’arme blindée cavalerie et rejoint l’école de cavalerie de Saumur, à la division d’application des lieutenants, pour se spécialiser pendant un an dans le combat blindé. C’est au terme de cette année d’application qu’il a demandé le RICM et la spécialité reconnaissance et intervention.
Son choix de la cavalerie repose sur deux raisons qu’il distingue nettement. La première tient aux armes de mêlée en général, c’est à dire aux armes de contact, celles où un officier a vocation à commander au combat : c’est, dit-il, la raison même de son engagement. La seconde est propre à la cavalerie : la puissance de feu, la réactivité, la vitesse d’exécution, et une liberté de manoeuvre accordée plus largement qu’ailleurs à un jeune officier.
Il rappelle une règle de la formation initiale qui vaut pour tous, y compris dans une arme motorisée : personne ne commence par le véhicule. « Dans toutes les formations initiales, on ne parle pas de véhicule, on ne parle pas de blindé », souligne-t-il. Le niveau de base de tout soldat est le combat à pied, et le cavalier ne fait pas exception.
Pourquoi choisir le RICM et les troupes de marine
Le RICM était son premier choix à la sortie de Saumur, pour deux motifs distincts. Le premier est l’appartenance aux troupes de marine, pour leur culture et pour la possibilité de partir en séjour outre-mer, une opportunité qu’il rattache à cette spécialité d’armes. Le second est le prestige du régiment lui-même, dont les traditions attirent, dit-il, le jeune officier qu’il est.
Sur ce point, il décrit un effet qu’un candidat ne mesure qu’une fois arrivé : le RICM est connu bien au-delà des troupes de marine et de l’arme blindée cavalerie, et son histoire l’est aussi. Il qualifie la chose de « vertigineuse » et de stimulante à la fois. Le détail de cette histoire, des vingt citations à l’ordre de l’armée à la triple fourragère, fait l’objet de l’épisode #186.
Il corrige en revanche une idée reçue tenace sur la vie opérationnelle au RICM. « On ne part pas forcément plus en opération extérieure » que dans les autres régiments, affirme-t-il, et il estime même que certains de ses camarades servant ailleurs partent autant, voire davantage. Ce qui différencie réellement les troupes de marine, précise-t-il, ce sont les séjours outre-mer : des missions de longue durée, de l’ordre de deux à trois ans, en outre-mer ou en Afrique, que l’on effectue régulièrement au cours d’une carrière.
Quant aux traditions internes, il en parle sans les surjouer. Chaque escadron du régiment a son animal fétiche ; le sien est le Mustang, hérité d’une époque où l’escadron n’était pas encore un escadron de reconnaissance. Ce à quoi les marsouins tiennent, dit-il, c’est moins au symbole qu’à ce qu’il permet : se distinguer des autres escadrons.
Former les jeunes marsouins, premier exercice du commandement
Avant de partir en mission, le lieutenant a conduit une action de formation au régiment. Tous les chefs de peloton ne font pas passer les classes aux nouvelles recrues, précise-t-il ; en revanche, beaucoup se voient confier une action de formation au cours de leurs premières années. La sienne portait sur des militaires du rang déjà en service, préparés au grade supérieur, et non sur des civils venant d’arriver à l’armée.
Il présente ces périodes comme le premier véritable exercice du commandement pour un jeune officier, et il en donne trois raisons. On y travaille directement sur des personnes, civils devenant militaires ou premières classes devenant caporaux. On y dispose d’une large autonomie de préparation. Et l’on y est confronté durablement à ses soldats, avec l’appui des cadres qui encadrent le stage.
Il en tire une observation lucide sur la portée de l’exercice : un officier qui forme une génération de soldats la marque, « en bien ou en mal d’ailleurs, mais on les marque ». Ces stages laissent une trace dans la vie d’un escadron, et la référence à telle promotion de classes ou à telle formation ultérieure continue de circuler longtemps après.
Quatre mois au Liban sous mandat de l’ONU
La première projection du lieutenant a été un déploiement de quatre mois au Liban, dans le cadre de la mission des Nations unies dans le sud du pays. Il la qualifie de mission particulière et sensible, et souligne que son supérieur direct l’avait déjà effectuée comme lieutenant, ce qui a guidé la préparation du peloton.
Les missions confiées aux soldats français sur place, telles qu’il les décrit, tiennent en trois volets. Le premier est le travail au contact des Forces armées libanaises, avec des patrouilles conjointes dans le sud du Liban, destinées à les aider à asseoir l’autorité de l’armée libanaise et à surveiller la frontière. Le deuxième est la démonstration de la présence de la France, qu’il présente comme un enjeu en soi. Le troisième est la conduite d’entraînements communs avec les unités libanaises, pour entretenir le lien entre les deux armées. Il mentionne aussi le contact quotidien avec les contingents italien, espagnol et finlandais présents dans la zone.
Ce déploiement a eu lieu avant le 7 octobre 2023 et la dégradation de la situation régionale qui a suivi. Le lieutenant décrit l’effet de ce décalage sur son peloton : les marsouins rentrés du sud du Liban quelques mois plus tôt ont regardé les événements d’octobre avec un oeil différent, parce qu’ils avaient eu accès à un volume important d’informations sur la zone. Un officier revenu de mission, ajoute-t-il, suit ensuite l’actualité de sa zone autrement, en restant en contact avec ceux qui l’ont relevé sur place.
Il insiste enfin sur une tâche qui n’apparaît dans aucune fiche de poste : donner du sens. Expliquer en permanence à des marsouins, quand le temps devient long, les raisons profondes pour lesquelles la France est déployée au Liban fait, selon lui, partie intégrante du métier de chef de peloton.
Sentinelle : commander quand la mission est devenue routine
Au retour du Liban et après quelques permissions, le peloton a été engagé deux mois sur la mission Sentinelle, le déploiement de l’armée de Terre sur le territoire national. Le lieutenant en parle comme d’un second mandat de commandement, avec la même caractéristique que le premier : une présence continue auprès de ses marsouins du début à la fin de la mission.
Le défi de commandement y est pourtant inversé par rapport au Liban. À l’extérieur, la difficulté consiste à expliquer une mission lointaine que peu de gens connaissent. Sur Sentinelle, elle vient de la familiarité : les marsouins ont déjà effectué plusieurs mandats, connaissent le déroulement de la mission, et peuvent s’en lasser. « Le risque, c’est la routine », dit le lieutenant, parce que c’est la routine qui conduit à commettre des erreurs.
Son analyse du recrutement éclaire ce point : les marsouins se sont d’abord engagés pour l’aventure, et cette aventure se trouve plutôt à l’extérieur. Maintenir leur motivation quand ils enchaînent quatre mois de mission extérieure et deux mois de mission intérieure est, dit-il, un exercice à part entière. Il note que Sentinelle se conduit à pied comme en véhicule selon les zones, et qu’un cavalier y retrouve, non sans plaisir, le combat à pied de sa formation initiale.
Le risque, l’histoire du régiment et le conseil aux candidats
Interrogé sur la façon dont un officier appréhende le fait de donner des ordres qui engagent la vie de ses hommes, le lieutenant refuse l’euphémisme. Il rappelle la singularité du métier militaire, qui consiste à se préparer à donner la mort sur ordre, au risque de sa propre vie. Accepter ce risque fait partie du métier, dit-il, et c’est une question que l’on se pose avant même de s’engager dans l’armée.
L’histoire du régiment intervient à cet endroit précis. Elle n’est pas omniprésente au quotidien, reconnaît-il, mais elle se transmet : aux marsouins par leurs chefs, aux chefs par les leurs. Servir dans la lignée d’anciens décorés donne du sens à l’engagement et fournit des exemples à suivre. Il parle d’un terreau et d’une culture du travail, de l’effort et de la mission.
Son conseil à un candidat à l’engagement tient en deux temps. D’abord faire confiance à ses instructeurs et à ses premiers chefs, dont il dit qu’ils sont les premiers modèles et qu’il se remémore encore l’exemple de son premier chef de section. Ensuite, une fois en unité, rester à l’écoute de son chef comme de ses sous-officiers, plus expérimentés et présents pour l’épauler.
Quant à la confiance en soi, il en donne une recette sans mystique : se dire que si l’on a été recruté, c’est qu’il y avait une bonne raison, ne pas hésiter à poser des questions, et accepter une part de rôle en distinguant l’homme que l’on est à la maison de l’officier que l’on est au régiment. Sur l’avenir, il se garde de projeter une carrière sur vingt ans et préfère une règle simple : bien faire ce que l’on fait aujourd’hui pour avoir l’opportunité d’évoluer demain.
Questions fréquentes
Que fait un chef de peloton au RICM ?
Un chef de peloton au RICM est le jeune officier qui commande le plus petit échelon de commandement de la cavalerie, l’équivalent du chef de section dans l’infanterie, au sein du régiment d’infanterie chars de marine basé à Poitiers. Dans un escadron de reconnaissance, il commande un peloton sur véhicules blindés légers, articulé en patrouilles de deux véhicules, dont la mission est de renseigner discrètement sur le terrain et sur l’ennemi en avant des troupes. Il est responsable de la formation et de la progression de ses marsouins, qu’il accompagne en garnison comme en opération. Le lieutenant reçu par Défense Zone a exercé ce commandement pendant une action de formation au régiment, quatre mois de mission au Liban et deux mois de mission Sentinelle.
Comment devenir officier sans passer par une classe préparatoire ?
Le recrutement sur titres permet de devenir officier de l’armée de Terre à partir d’un diplôme de l’enseignement supérieur, sans passer par les classes préparatoires et le concours qui leur est associé. Le lieutenant interrogé dans cet épisode a suivi cette voie après cinq années d’études universitaires en lettres et en droit : concours sur titres, puis une année de formation d’officier à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, contre trois années pour les élèves issus des classes préparatoires. Il décrit une scolarité très dense, le même programme étant traité en un an, et une intégration à réussir dans une promotion déjà constituée. Son engagement s’est décidé après une préparation militaire supérieure de trois semaines.
Quelle différence entre le VBL et le Jaguar ou l’AMX 10 RC ?
Le VBL est un véhicule blindé léger de reconnaissance, nettement plus petit et bien moins armé que les engins à canon de la cavalerie que sont le Jaguar et l’AMX 10 RC, également mis en oeuvre au RICM selon la fiche du régiment publiée par le ministère des Armées. Cette différence de gabarit commande une différence d’emploi : la patrouille VBL cherche le renseignement et la discrétion en avant des troupes, tandis que les engins à canon interviennent derrière elle pour détruire. Le chef de peloton interrogé résume l’équation par une phrase, « on voyage plus léger, mais forcément notre force de frappe est moins lourde, donc on est aussi plus vulnérable », et en tire une règle : rester en mouvement et éviter d’être décelé.
Part-on plus souvent en opération extérieure au RICM ?
Non, et le chef de peloton interrogé le corrige explicitement : on ne part pas forcément plus en opération extérieure au RICM qu’ailleurs, et certains de ses camarades servant dans d’autres régiments partent autant, voire davantage. Ce qui distingue réellement les troupes de marine, ce sont les séjours outre-mer, des missions de longue durée de l’ordre de deux à trois ans, effectuées en outre-mer ou en Afrique. C’est cette perspective, plus que le rythme des opérations extérieures, qui a motivé son choix à la sortie de l’école de cavalerie de Saumur.
À écouter également
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