#90 – Mission Jeanne d’Arc, épisodes exclusifs

L’épisode #90 du podcast Défense Zone n’est pas un entretien : c’est une annonce d’une minute et vingt et une secondes, enregistrée au studio, qui présente une mini-série de neuf épisodes consacrée à la mission Jeanne d’Arc 2022 de la Marine nationale. Ces neuf entretiens ont été recueillis à bord du porte-hélicoptères amphibie Mistral et de la frégate de type La Fayette Le Courbet, pendant le déploiement de cinq mois qui a mené le groupe Jeanne d’Arc de Toulon au golfe de Guinée en passant par Djibouti et l’océan Indien. Point important pour qui arrive ici depuis un moteur de recherche : les neuf épisodes ne sont pas diffusés sur cette page ni sur les plateformes d’écoute. Ils sont réservés à l’espace Premium payant de defense-zone.com, en accompagnement du dossier publié dans le numéro 8 du magazine papier. Cet article le dit d’emblée, puis documente ce que fut réellement la mission Jeanne d’Arc 2022 à partir des publications du ministère des Armées et de la Marine nationale, afin que la page garde un intérêt même sans abonnement.

Cet épisode est un montage promotionnel de 1 min 21. Il annonce la mini-série et n’en diffuse aucun extrait : aucun marin n’y prend la parole. Les neuf entretiens sont accessibles sur abonnement dans l’espace Premium de defense-zone.com. Les faits, chiffres et dates rapportés ci-dessous ne proviennent donc pas de l’épisode, mais des publications officielles du ministère des Armées et de la Marine nationale consacrées à la mission Jeanne d’Arc 2022, citées au fil du texte.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Un format d’annonce, pas un entretien : 1 min 21 de présentation pour une mini-série de neuf épisodes réservée à l’espace Premium payant de defense-zone.com, publiée à la sortie du numéro 8 du magazine papier Défense Zone.
  • La mission Jeanne d’Arc 2022 a quitté Toulon le 18 février 2022 pour cinq mois de déploiement, avec le porte-hélicoptères amphibie Mistral et la frégate de type La Fayette Courbet, selon le ministère des Armées.
  • Cinq mers et quatre continents : Méditerranée, mer Rouge, océan Indien, golfe de Guinée et arc caraïbe, avec un passage par Djibouti, La Réunion et l’Afrique du Sud, d’après les points de situation publiés par la Marine nationale.
  • Les 21 et 22 mars 2022, dans le golfe d’Oman, le groupe Jeanne d’Arc a saisi et détruit plus de 4 tonnes de cannabis et plus de 90 kilogrammes d’héroïne, première opération de lutte contre le narcotrafic conduite au titre de l’opération européenne Atalante.
  • L’exercice Wakri 22, du 12 au 15 mars au large de Djibouti, a engagé environ 180 militaires du groupement tactique embarqué renforcé par le 5e régiment interarmes d’outre-mer et une vingtaine de véhicules dans une phase d’assaut amphibie.
  • Le drone S-100 V2 du constructeur autrichien Schiebel a été mis en œuvre pour la première fois depuis le Mistral, avec un capteur AIS et une caméra MX-10, pour la surveillance maritime et l’appui aux opérations amphibies.

Mission Jeanne d’Arc 2022 : ce que cet épisode annonce et ce qu’il ne contient pas

L’épisode #90 du podcast Défense Zone appartient à une famille de contenus particulière : l’annonce de parution. Le générique d’ouverture est suivi d’une minute de présentation, puis d’un renvoi vers l’espace membre. Aucun extrait des neuf entretiens n’y est diffusé, contrairement à ce que fait par exemple l’épisode consacré à l’opération Barkhane, qui montait bout à bout sept voix de militaires avant de renvoyer aux versions intégrales. Ici, le montage se limite à la voix du présentateur.

Ce que l’épisode annonce est précis. Neuf épisodes exclusifs, enregistrés à bord du porte-hélicoptères amphibie Mistral et de la frégate Le Courbet, donnent la parole à des marins occupant des fonctions différentes : des officiers-élèves jusqu’aux commandants des deux bâtiments, que la Marine nationale désigne par le terme de « pacha », en passant par un instructeur, les pilotes d’hélicoptère, un télépilote de drone et l’aumônier militaire embarqué. Tous évoquent leur métier et leur mission pendant une expédition de cinq mois en mer.

Ce que l’épisode ne dit pas, et qui compte pour le lecteur : ces neuf épisodes sont payants. L’espace Premium de defense-zone.com est un espace d’abonnement, et la mini-série y a été publiée en avant-première pour les abonnés, en complément du dossier consacré à la mission Jeanne d’Arc dans le numéro 8 du magazine papier. La suite de cet article documente donc la mission elle-même à partir des sources ouvertes officielles, pour que la page réponde à la question posée par son titre même sans accès à l’espace membre.

Qu’est-ce que la mission Jeanne d’Arc de la Marine nationale

La mission Jeanne d’Arc est le déploiement annuel de longue durée par lequel la Marine nationale achève la formation de ses futurs officiers de marine. Elle porte le nom du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, bâtiment-école qui emmenait chaque année les officiers-élèves autour du monde jusqu’à son retrait du service actif en 2010. Depuis, la Marine nationale reconstitue chaque année un groupe amphibie autour d’un porte-hélicoptères amphibie et d’une frégate d’accompagnement, qui embarque l’École d’application des officiers de marine, abrégée en EAOM.

L’École d’application des officiers de marine est la structure de formation embarquée qui prend en charge, pendant la mission, les officiers-élèves issus de l’École navale ainsi que des officiers sous contrat et des élèves commissaires. Selon le ministère des Armées, dix élèves commissaires de la promotion « Croix de Lorraine » étaient embarqués pour l’édition 2022, dans le cadre de leur première mission opérationnelle. La mission remplit une double fonction : elle est un déploiement opérationnel, avec des missions réelles de surveillance maritime et de coopération, et elle est le dernier temps de formation avant la première affectation, qui intervient à l’été.

La particularité de la mission Jeanne d’Arc tient à cette superposition. Les officiers-élèves ne sont pas des passagers : ils arment des postes de quart, préparent et conduisent des manœuvres tactiques, passent leur qualification de chef de quart, et prennent à la fin du déploiement la tête du groupe pour un exercice de synthèse. C’est cette progression, du stagiaire à l’officier qualifié, que la mini-série Premium de Défense Zone se propose de faire entendre depuis l’intérieur des bâtiments.

Le PHA Mistral et la frégate Le Courbet, les deux bâtiments du groupe

Un porte-hélicoptères amphibie, ou PHA, est un bâtiment de guerre qui combine un pont d’envol pour hélicoptères, un radier permettant de mettre à l’eau des engins de débarquement, une capacité d’emport de troupes et de véhicules, et un poste de commandement dimensionné pour un état-major. D’après les caractéristiques publiées par la Marine nationale, un PHA de la classe Mistral mesure 199 mètres de long pour 32 mètres de large, déplace 21 500 tonnes, file 19 nœuds et arme un équipage d’environ 177 marins auxquels s’ajoute l’état-major embarqué. Il peut mettre en œuvre jusqu’à 16 hélicoptères, transporter de 400 à 900 militaires, emporter une soixantaine de véhicules blindés dans ses 2 650 mètres carrés de hangar, et dispose d’un hôpital embarqué de 69 lits et de deux blocs opératoires.

Le PHA Mistral, bâtiment tête de classe basé à Toulon, était le bâtiment amiral de la mission Jeanne d’Arc 2022. Il était commandé par le capitaine de vaisseau Alexis Muller. L’hôpital embarqué, le hangar et le radier expliquent pourquoi un PHA sert aussi bien de plateforme de formation que d’outil de projection : la mission Jeanne d’Arc peut mener un assaut amphibie le matin et un exercice de navigation en escadre l’après-midi, sur le même bâtiment.

La frégate Le Courbet est une frégate de type La Fayette, c’est-à-dire une frégate de premier rang conçue dans les années 1990 avec une signature radar réduite, destinée aux missions de présence, de contrôle des espaces maritimes et d’accompagnement. Elle était commandée pendant la mission Jeanne d’Arc 2022 par le capitaine de frégate Florian El-Ahdab. Son rôle dans le groupe était double : assurer la protection du PHA Mistral et conduire ses propres missions, dont les opérations de contrôle de bâtiments suspects en océan Indien. Les deux bâtiments ont navigué de conserve pendant l’essentiel des cinq mois.

L’itinéraire de la mission Jeanne d’Arc 2022 : cinq mers, quatre continents

Le groupe Jeanne d’Arc a appareillé de Toulon le 18 février 2022, quelques jours avant le déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine, lors d’une cérémonie présidée par le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Pierre Vandier. Le ministère des Armées avait alors résumé la mission par la devise « Pour la France, par les mers, nous combattons ». Le déploiement a duré cinq mois, jusqu’au retour à Toulon en juillet 2022.

L’édition 2022 s’est distinguée des précédentes par son tracé. Là où les missions Jeanne d’Arc des années antérieures avaient privilégié l’Indo-Pacifique, celle de 2022 a fait l’impasse sur l’océan Pacifique et s’est concentrée sur un axe Méditerranée, mer Rouge, océan Indien, Atlantique, avec une remontée par le golfe de Guinée et un passage par l’arc caraïbe. La Marine nationale résume ce parcours en cinq mers et quatre continents. Les escales ont notamment conduit le groupe en Égypte, en Jordanie, à Djibouti, à La Réunion, en Afrique du Sud, au Brésil et au Portugal, avec Lisbonne comme dernière escale avant Toulon.

Entre le 17 et le 26 avril 2022, le groupe Jeanne d’Arc s’est élargi à quatre bâtiments dans le sud de l’océan Indien : la frégate de surveillance Nivôse et le bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer Champlain ont rejoint le Mistral et le Courbet entre La Réunion et Le Cap, sous l’autorité du commandant des forces armées dans la zone sud de l’océan Indien. Cette séquence a offert aux officiers-élèves une occasion rare de manœuvrer une force navale à quatre bâtiments, avec ravitaillement à la mer, contrôles de bâtiments suspects et manœuvres aviation.

Wakri 22 à Djibouti : l’assaut amphibie du groupement tactique embarqué

Un groupement tactique embarqué, ou GTE, est l’unité de l’armée de Terre embarquée à bord du porte-hélicoptères amphibie pour la durée de la mission Jeanne d’Arc. Il donne au groupe naval sa capacité de projection à terre, depuis le radier avec les engins de débarquement ou depuis le pont d’envol par hélicoptère. Pour l’édition 2022, ce groupement tactique embarqué était armé principalement par l’infanterie de marine.

Du 12 au 15 mars 2022, au large de Djibouti, le GTE a participé à l’exercice Wakri 22. Selon l’armée de Terre, la phase d’assaut amphibie a engagé environ 180 militaires et une vingtaine de véhicules, le groupement tactique embarqué étant renforcé par des éléments du 5e régiment interarmes d’outre-mer, stationné à Djibouti. Le scénario portait sur le rétablissement de l’intégrité territoriale djiboutienne après une incursion adverse. Le PHA Mistral et la frégate Courbet assuraient le soutien depuis la mer, avec des tirs simulés contre des objectifs à terre, tandis que des Mirage 2000 et des hélicoptères Puma et Gazelle appuyaient la manœuvre.

L’intérêt pédagogique de Wakri 22 tient au caractère interarmées et multinational du dispositif : une section américaine et une compagnie du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine tenaient le rôle de l’adversaire, et un patrouilleur djiboutien assurait un appui feu. Pour des officiers-élèves de la Marine nationale, c’est l’occasion de voir de l’intérieur comment un bâtiment de la flotte devient, le temps d’une opération, la base de départ d’une manœuvre terrestre.

Opération Atalante : plus de quatre tonnes de cannabis saisies en golfe d’Oman

L’opération Atalante est l’opération navale de l’Union européenne lancée en 2008 dans l’océan Indien occidental, initialement contre la piraterie au large de la Somalie, et dont le mandat a été élargi à la lutte contre les trafics illicites. La mission Jeanne d’Arc 2022 a été placée en soutien direct de cette opération pendant sa traversée de l’océan Indien.

Les 21 et 22 mars 2022, dans le golfe d’Oman, le groupe Jeanne d’Arc a conduit la première opération de lutte contre le narcotrafic menée au titre du mandat élargi d’Atalante. Selon la Marine nationale, une mission de surveillance conduite par un hélicoptère Dauphin a permis de repérer puis d’intercepter un boutre suspect ; l’équipe de visite a découvert à son bord plus de 4 tonnes de cannabis et plus de 90 kilogrammes d’héroïne, qui ont été détruits. Le ministère des Armées a confirmé ce bilan dans plusieurs publications, dont celle consacrée aux élèves commissaires embarqués.

Cette saisie illustre ce qui distingue la mission Jeanne d’Arc d’un simple voyage d’application : les officiers-élèves n’assistent pas à une simulation, ils arment des postes pendant une opération réelle, avec ses contraintes juridiques, ses règles d’engagement et son incertitude. C’est le type de séquence que les entretiens enregistrés à bord, réservés à l’espace Premium, permettent de faire raconter par ceux qui l’ont vécue.

Le drone S-100 V2, première mise en œuvre embarquée sur le Mistral

Le S-100 est un drone aérien à voilure tournante, du constructeur autrichien Schiebel, que la Marine nationale met en œuvre depuis ses bâtiments pour la surveillance maritime. Sa version V2 a été embarquée pour la première fois à bord du porte-hélicoptères amphibie Mistral pendant la mission Jeanne d’Arc 2022, après une phase de qualification technique conduite par la Direction générale de l’armement.

D’après la Marine nationale, cette version apportait un capteur AIS, système d’identification automatique qui permet de corréler les pistes détectées avec les données transmises par les navires, une caméra MX-10 de dernière génération et de nouveaux outils logiciels tactiques. Pendant le déploiement, le drone S-100 a été employé pour la surveillance maritime, la police des pêches, le renseignement au profit des opérations amphibies, la lutte contre le narcotrafic et l’appui à un exercice de tir de 100 millimètres avec la frégate Courbet.

L’enjeu dépasse l’expérimentation technique. Un drone embarqué prolonge la portée de détection d’un bâtiment sans mobiliser un hélicoptère et son équipage, ce qui change l’économie d’une mission de surveillance longue. C’est ce que raconte, dans la mini-série Premium, le télépilote de drone embarqué sur le Mistral, dont le métier n’existait pas dans la Marine nationale il y a quinze ans.

Exercice Étendard : les officiers-élèves prennent la tête du groupe

Les 11 et 12 juillet 2022, la mission Jeanne d’Arc s’est achevée par l’exercice Étendard, présenté par la Marine nationale comme le point d’orgue de cinq mois de formation embarquée. Sa particularité : les rênes du task group Jeanne d’Arc ont été confiées à un état-major composé exclusivement d’officiers-élèves de l’École d’application des officiers de marine.

L’exercice a réuni le PHA Mistral, la frégate Courbet, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, le patrouilleur de haute mer Commandant Birot et les bâtiments de soutien Seine et Loire, avec des hélicoptères Dauphin, Panther et NH90 ainsi que des Rafale Marine. Le programme couvrait la défense antiaérienne, le lancement de leurres, la lutte anti-sous-marine et les tirs sur cible remorquée. Pour les officiers-élèves, il s’agissait de planifier puis de conduire l’ensemble, de la rédaction des ordres à la tenue des postes de combat.

Les neuf épisodes Premium : qui parle et comment y accéder

La mini-série annoncée par cet épisode compte neuf entretiens enregistrés à bord. D’après la présentation publiée par Défense Zone, on y entend le capitaine de vaisseau Alexis Muller, commandant du PHA Mistral, sur l’exercice du commandement d’un bâtiment de cette taille, et le capitaine de frégate Florian El-Ahdab, commandant de la frégate Le Courbet, sur la vie de patrouille. Les autres voix sont celles d’un aumônier militaire prénommé Arnaud, d’un instructeur de lutte sous-marine, l’enseigne de vaisseau Quentin, d’un pilote d’hélicoptère Dauphin, d’un télépilote du drone S-100, de deux officiers-élèves prénommés Arthur et Mathilde, et du commandant Bertrand pour le groupement tactique embarqué.

Deux thèmes ressortent de cette présentation. Le premier est la place des femmes dans l’aéronavale, abordée par les officiers-élèves. Le second est la diversité des métiers rassemblés sur un même bâtiment : un porte-hélicoptères amphibie embarque des marins, des aviateurs, des soldats de l’armée de Terre, un aumônier et un service médical, ce qui en fait un condensé du fonctionnement interarmées.

Pour écouter ces neuf épisodes, il faut un abonnement à l’espace Premium de defense-zone.com. C’est une information à connaître avant de cliquer : contrairement aux autres épisodes du podcast Défense Zone, librement accessibles sur les plateformes audio et sur YouTube, cette mini-série est un contenu réservé aux abonnés, publié en même temps que le dossier consacré à la mission Jeanne d’Arc dans le numéro 8 du magazine papier. L’abonnement donne également accès aux autres dossiers Premium du média.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la mission Jeanne d’Arc de la Marine nationale ?

La mission Jeanne d’Arc est le déploiement annuel de longue durée pendant lequel la Marine nationale achève la formation de ses futurs officiers de marine, à bord d’un groupe amphibie articulé autour d’un porte-hélicoptères amphibie et d’une frégate. Elle perpétue le nom du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, bâtiment-école retiré du service en 2010. Les officiers-élèves de l’École navale y sont encadrés par l’École d’application des officiers de marine, l’EAOM, et arment des postes pendant des missions opérationnelles réelles. Le déploiement dure environ cinq mois, du printemps à l’été, et précède immédiatement leur première affectation.

Quels bâtiments ont participé à la mission Jeanne d’Arc 2022 ?

La mission Jeanne d’Arc 2022 reposait sur deux bâtiments principaux : le porte-hélicoptères amphibie Mistral, bâtiment amiral commandé par le capitaine de vaisseau Alexis Muller, et la frégate de type La Fayette Le Courbet, commandée par le capitaine de frégate Florian El-Ahdab. Le groupe embarquait également un groupement tactique embarqué de l’armée de Terre, des détachements d’hélicoptères et un drone S-100. Entre le 17 et le 26 avril 2022, la frégate de surveillance Nivôse et le bâtiment de soutien Champlain l’ont rejoint entre La Réunion et Le Cap, portant le task group à quatre bâtiments.

Les neuf épisodes de la mini-série Jeanne d’Arc sont-ils gratuits ?

Non. Les neuf épisodes de la mini-série consacrée à la mission Jeanne d’Arc 2022 sont réservés à l’espace Premium de defense-zone.com, qui est un espace d’abonnement payant. L’épisode #90 du podcast, librement accessible, est uniquement l’annonce de cette mini-série : il dure 1 min 21 et ne contient aucun extrait des entretiens. Les autres épisodes du podcast Défense Zone, eux, restent gratuits sur les plateformes audio et sur la chaîne YouTube du média. Le dossier écrit correspondant a été publié dans le numéro 8 du magazine papier Défense Zone.

Comment devient-on officier de marine embarqué sur la mission Jeanne d’Arc ?

Les officiers-élèves qui embarquent sur la mission Jeanne d’Arc sont pour l’essentiel des élèves de l’École navale, l’école d’officiers de la Marine nationale implantée à Lanvéoc-Poulmic, dans le Finistère, recrutés principalement sur concours après classes préparatoires. Le groupe accueille aussi des officiers sous contrat et des élèves commissaires : le ministère des Armées indique que dix élèves commissaires de la promotion « Croix de Lorraine » étaient embarqués en 2022. La mission constitue la dernière étape de leur scolarité : ils y passent notamment leur qualification de chef de quart avant de rejoindre leur première affectation.

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