Comment fabrique-t-on le rendez-vous mondial de la défense navale, et que vient-on y chercher quand on commande une marine ? Enregistré à l’automne 2024, quelques semaines avant l’ouverture, cet épisode de Défense Zone donne la parole à Hugues du Plessis d’Argentré, alors directeur général de la SOGENA et directeur du salon Euronaval, la société qui organise l’événement pour le compte du GICAN. Officier de marine pendant trente ans selon son propre récit, pilote d’hélicoptère embarqué puis commandant de bâtiment, il a dirigé le service d’information de la Marine avant de passer à l’organisation de salons. L’entretien porte sur le salon lui-même : qui l’organise, qui y expose, qui en est absent, et pourquoi la défense navale ne suit pas les mêmes cycles d’achat que le terrestre.
Entretien enregistré à l’automne 2024, avant l’édition du salon Euronaval qui s’est tenue du 4 au 7 novembre 2024 au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Les chiffres annoncés par l’invité décrivent le salon tel qu’il se préparait alors ; le bilan officiel de cette édition, publié par le GICAN, est donné plus bas. Hugues du Plessis d’Argentré a quitté la direction générale de la SOGENA en mars 2025, où lui a succédé Bérangère Corbel.
Ce qu’il faut retenir de cet épisode
- Le salon Euronaval est organisé par la SOGENA, filiale du GICAN, le Groupement des industries de construction et activités navales. Hugues du Plessis d’Argentré décrit en 2024 une PME d’une quinzaine de personnes, qui produit aussi le salon civil Euromaritime et monte les pavillons France sur les salons étrangers.
- L’édition 2024 du salon Euronaval s’est tenue du 4 au 7 novembre 2024, pour la première fois au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Selon le bilan publié par le GICAN, elle a réuni 483 exposants venus de 30 nations, 13 pavillons nationaux, 150 délégations officielles représentant 79 pays et 26 000 visites professionnelles.
- Aucun exposant chinois n’était présent. Le directeur du salon précise qu’il ne s’agit pas d’une interdiction mais d’un choix des entreprises concernées, dans un contexte d’embargos qui rend l’exposition de matériel de défense chinois peu praticable en France.
- Deux tendances dominent le naval de défense selon l’invité en 2024 : la dronisation des marines, sur les trois milieux que sont l’air, la surface et le sous-marin, et le retour de la haute intensité, qui oblige des marines devenues côtières à redevenir hauturières.
- La dernière journée du salon, le jeudi 7 novembre 2024, était ouverte gratuitement aux étudiants et aux écoles, avec des rencontres de recrutement sur les stands des industriels.
- « Le marché national ne suffit pas » : la formule résume la thèse centrale de l’épisode sur l’exportation, seule manière selon l’invité d’entretenir les savoir-faire des chantiers navals français entre deux commandes nationales.
Qu’est-ce que le salon Euronaval
Le salon Euronaval est un salon professionnel international consacré à la défense navale et à la sécurité maritime, qui se tient tous les deux ans, les années paires, en région parisienne. Le GICAN, qui en est à l’origine, le présente comme le plus grand et le plus ancien des salons navals à vocation mondiale, créé il y a plus de cinquante ans. Hugues du Plessis d’Argentré emploie dans cet épisode la même expression : un poids lourd du paysage des salons de défense, parce qu’il est à la fois le plus ancien et le plus important sur le segment naval.
L’édition 2024 a marqué un déménagement. Le salon Euronaval a quitté Le Bourget pour le parc des expositions de Paris Nord Villepinte, un changement que son directeur présente d’abord comme un gain pratique : le RER dessert directement le parc, là où l’accès passait auparavant par des navettes. Il revendique aussi un salon à taille humaine, où une journée suffit pour tout voir, quand d’autres rendez-vous européens alignent plusieurs milliers d’exposants sur huit halls.
Qui organise Euronaval : le GICAN et la SOGENA
Le GICAN, Groupement des industries de construction et activités navales, est le syndicat professionnel qui fédère l’industrie navale française. Hugues du Plessis d’Argentré le décrit comme une association loi 1901 qui rassemble les chantiers, civils et militaires, et l’ensemble des entreprises qui équipent les bâtiments : moteurs, radars, systèmes de détection, drones, hélicoptères. Le groupement joue le rôle d’intermédiaire de la filière auprès des autorités nationales et soutient l’exportation. Selon les chiffres publiés par le GICAN sur son site, il fédère plus de 320 adhérents dans une filière de 735 entreprises, qui représente 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé, 51 % réalisés à l’export, 57 300 emplois directs et 38 200 emplois indirects estimés.
Interrogé sur le poids de la filière, l’invité avance lui même un ordre de grandeur de 40 000 personnes, tout en précisant qu’il faudrait le vérifier auprès du GICAN. Son argument porte moins sur le volume d’emplois que sur sa nature : un pays qui renonce à son industrie du jouet perd une capacité industrielle, un pays qui renonce à son industrie de défense se met en danger. C’est cette dimension régalienne qui distingue le naval de défense d’un secteur industriel ordinaire.
La SOGENA est le bras événementiel du GICAN, une filiale que Hugues du Plessis d’Argentré présente comme une PME d’une quinzaine de personnes. Elle organise deux salons en France : le salon Euronaval, consacré au naval de défense, et Euromaritime, consacré aux activités maritimes civiles. Sa troisième mission consiste à monter les pavillons France sur des salons organisés à l’étranger par d’autres opérateurs. Le directeur du salon cite l’exemple du World Defense Show de Riyad, où la SOGENA déploie le plus grand pavillon français à l’étranger, de l’ordre de 1 500 mètres carrés pour un investissement qu’il chiffre à plus d’un million de dollars. Le mécanisme de ces pavillons et le régime d’autorisation qui encadre toute exportation d’armement français sont détaillés dans l’épisode #163 consacré aux enjeux de l’exportation d’armement avec le GICAN, auquel l’invité renvoie lui même pendant l’entretien.
Les chiffres officiels de l’édition 2024
Un salon biennal ne se juge pas sur une impression mais sur un bilan, et celui de l’édition 2024 du salon Euronaval a été publié par le GICAN. Le salon s’est tenu du 4 au 7 novembre 2024 au parc des expositions de Paris Nord Villepinte, dans le hall 6. Le groupement annonce 483 exposants, dont 55 % d’internationaux venus de 30 nations, 13 pavillons nationaux, 150 délégations officielles étrangères représentant 79 pays, 26 000 visites professionnelles et 1 250 rendez-vous d’affaires organisés sur la plateforme du salon. L’espace d’innovation SEAnnovation accueillait une trentaine de start-up, et une zone baptisée SEAgital était consacrée aux sujets de cybersécurité.
Ces chiffres situent le salon Euronaval dans sa catégorie réelle. Avec moins de 500 exposants, il reste très en deçà des grands salons terrestres, et c’est assumé : la valeur d’un rendez-vous naval se mesure au niveau des délégations présentes plutôt qu’au nombre de badges scannés. L’édition suivante, annoncée par l’organisateur du 3 au 6 novembre 2026 au même endroit, sera la trentième du salon.
Euronaval et Euromaritime : pourquoi deux salons séparés
Pourquoi ne pas réunir le naval militaire et le maritime civil dans un seul événement, puisque les technologies circulent entre les deux ? Hugues du Plessis d’Argentré reconnaît la porosité : les technologies de surveillance développées pour l’offshore se retrouvent dans le domaine militaire, et l’inverse est tout aussi vrai. Il cite l’éolien en mer comme exemple d’activité que l’on croit éloignée du militaire et qui rejoint pourtant les mêmes enjeux de protection des installations.
Son argument contre la fusion n’est pourtant pas technologique mais commercial : ce ne sont pas les mêmes clients, et un salon qui mélangerait armateurs civils et états-majors laisserait les uns et les autres sans interlocuteur. Il indique qu’une tentative de salon mixte menée ailleurs dans le monde s’est soldée selon lui par un échec. La SOGENA maintient donc deux rendez-vous distincts, Euronaval pour le naval de défense et Euromaritime pour le transport, la pêche, l’énergie et l’action de l’État en mer.
Dronisation : les trois milieux du combat naval
La dronisation est la première des deux grandes tendances que le directeur du salon Euronaval identifie pour l’édition 2024. Sa spécificité navale tient à un point que le terrestre et l’aérien ne connaissent pas : le combat naval se joue sur trois milieux simultanément, l’air, la surface et le volume sous-marin. Un drone de surface est un petit bâtiment sans équipage qui assure soit de la surveillance, soit une mission armée. Un drone sous-marin est un engin autonome ou télécommandé employé pour inspecter des installations immergées ou détecter ce qui se passe sous l’eau, et il se heurte à une contrainte physique que l’aérien ignore : les liaisons radio passent mal sous la surface.
Le drone aérien repose sur la même technologie que les appareils de prise de vue grand public, en plus gros, plus rapide et porteur de capteurs. Sa mise en oeuvre depuis un bâtiment existe déjà sans être généralisée, et Hugues du Plessis d’Argentré anticipe des bâtiments dédiés à l’emport de drones, sur le modèle de ce qu’ont été les porte-avions puis les porte-hélicoptères. Il signale aussi que des drones sous-marins ont été exposés lors des éditions précédentes du salon Euronaval.
Sur la question du champ de bataille entièrement automatisé, sa réponse va à rebours de l’attente : il n’y croit pas. La lutte contre les mines emploie des drones depuis très longtemps sans que le nombre de spécialistes du déminage ait diminué, parce que l’humain reste derrière la machine. Il attribue d’ailleurs le retard français en matière de drones à une crainte ancienne, celle de voir le drone remplacer l’avion ou le bâtiment plutôt que de prendre place à côté d’eux.
Haute intensité, marine hauturière et poids des budgets
La seconde tendance est le retour de la haute intensité. Une marine hauturière est une marine capable d’opérer loin de ses côtes et durablement, avec de gros bâtiments, des armes à longue portée et des capacités de transport opérationnel. Hugues du Plessis d’Argentré observe que beaucoup de marines avaient renoncé à ce format pour se contenter de bâtiments côtiers, et que les tensions en mer de Chine, en Méditerranée, dans le nord de l’océan Indien et dans le Pacifique obligent les responsables politiques et militaires à revenir sur ce choix. Sa formule : ce n’est pas avec des embarcations légères que l’on tient ces espaces.
Ce retour ne fait pas disparaître la menace précédente : les marines restent engagées contre la piraterie, les narcotrafics et les attaques asymétriques. La difficulté tient à la superposition, puisqu’il faut se prémunir du petit tout en se préparant de nouveau à affronter le gros. C’est ce qui explique le maintien des programmes lourds que l’invité énumère pour la France, sous-marins nucléaires, porte-avions et frégates de premier rang, à côté des systèmes de surveillance destinés aux menaces de faible intensité.
Cette structure de coûts explique pourquoi le naval ne connaît pas les mêmes emballements que les salons terrestres. Un État qui se réarme dans l’urgence achète d’abord des véhicules et des chars, puis des avions, et n’arrive qu’ensuite aux bâtiments : une frégate se compte en centaines de millions d’euros et un porte-avions relève d’une autre échelle encore. Le naval suit donc une courbe plus lente, parce que le ticket d’entrée y est beaucoup plus élevé.
Exporter pour tenir les chantiers navals
L’argument de l’invité sur l’exportation n’est pas celui du chiffre d’affaires mais celui de la continuité industrielle. La commande nationale française, dit-il, ne suffit pas à faire vivre les chantiers ni à entretenir les savoir-faire entre deux programmes, là où la commande intérieure américaine suffit à maintenir l’outil industriel sans export. Un chantier qui n’exporte pas perd ses compétences, et ce sont ces compétences qui manqueront à la commande nationale suivante. Le cadre juridique de ces exportations, qui repose en France sur une autorisation préalable de l’État, est traité dans l’épisode #163 avec le GICAN.
Reste l’objection classique : vendre des bâtiments de guerre à un pays qui pourrait un jour se retourner contre la France. Hugues du Plessis d’Argentré la retourne. Entre affronter un adversaire équipé d’un matériel que l’on a soi même conçu, dont on connaît les performances et les limites, et affronter un adversaire équipé d’un matériel étranger aussi performant mais inconnu, il préfère nettement le premier cas. Il emprunte l’image à la régate : mieux vaut courir contre un bateau identique au sien, où seule la compétence fait la différence, que contre un bateau dont on ignore tout.
À la contre objection selon laquelle le client connaîtrait alors nos propres matériels, il répond par le décalage temporel. Le matériel livré est à jour le jour de la livraison, mais l’innovation ne s’arrête pas côté vendeur : dix ans plus tard, l’exportateur a progressé quand l’importateur en est resté à sa livraison. Sa conclusion : le pays exportateur conserve normalement un coup d’avance sur le pays importateur.
La Chine, la Russie et les absents du salon
La Chine occupe une longue séquence de l’entretien, et l’invité commence par une mise en perspective. La Russie reste selon lui un pays dont le poids démographique et économique est comparable à celui de grands pays européens, quand la Chine appartient à une autre catégorie, par son potentiel industriel comme par sa ressource humaine. Son ordre de grandeur pour la marine est frappant : la Chine construit l’équivalent de la marine française tous les trois ans. C’est ce rythme qui explique selon lui l’inquiétude américaine dans le Pacifique.
Sur la qualité réelle de cette flotte, il refuse les deux excès. Il rappelle la peur occidentale de la marine soviétique et ce que l’on a découvert lors d’une visite à bord d’une frégate soviétique dont l’état matériel démentait la réputation. Mais il met en garde contre le raisonnement inverse appliqué à la Chine : un matériel moins fiable et moins cher, produit en très grand nombre, crée un effet de saturation qu’aucune supériorité qualitative ne compense. Le risque, dit-il, n’est pas d’être dépassé technologiquement, il est d’être submergé.
Aucun exposant chinois n’était inscrit à l’édition 2024 du salon Euronaval. Hugues du Plessis d’Argentré précise qu’il ne s’agit pas d’une exclusion : une discussion avait bien eu lieu en vue d’un stand, et les entreprises chinoises ont choisi de ne pas venir. Il avance deux explications. D’une part, les embargos qui pèsent sur le matériel de défense chinois rendent l’opération peu praticable, puisqu’un industriel peut apporter son matériel en France mais ne pourra pas nécessairement le réexporter. D’autre part, l’Europe n’est pas le marché que visent les industriels chinois, qui se tournent vers l’Asie et l’Afrique avec un soutien étatique important. Il note enfin que d’autres pays manquaient à l’appel de cette édition, au premier rang desquels la Russie, la Corée du Nord et l’Iran.
Recrutement, équipages et journée étudiants
Construire des bâtiments ne suffit pas, encore faut-il des marins pour les armer, et l’invité en fait un facteur stratégique à part entière. Sur le cas français, il s’exprime avec prudence puisqu’il a quitté la Marine nationale : à sa connaissance, la Marine ne rencontre pas de difficulté de recrutement en nombre. Deux évolutions jouent dans le même sens, la réduction des effectifs embarqués que permet la technologie et la conscience que la ressource humaine est devenue rare.
La fidélisation, en revanche, suppose des contreparties. Hugues du Plessis d’Argentré compare les campagnes qu’il a connues, six mois de mer pour trois lettres reçues de sa famille, à ce qu’accepterait un engagé d’aujourd’hui, et relève que l’accès aux communications est désormais possible à bord hors des zones de crise. Il cite surtout l’armement de bâtiments par plusieurs équipages, qui permet d’alterner mer et terre plutôt que d’enchaîner trois années de navigation quasi continue.
Le salon Euronaval traduit cette préoccupation dans son programme. La dernière journée, le jeudi 7 novembre pour l’édition 2024, est traditionnellement gratuite et ouverte aux étudiants et aux écoles, et les industriels y reçoivent les candidats. L’intérêt tient à la concentration des acteurs : entreprises informatiques, électroniciens, chantiers, équipementiers et missiliers se trouvent dans le même hall, ce qui permet de comparer en une journée des métiers qu’il faudrait autrement des semaines pour approcher.
Ce que l’on vient chercher à Euronaval
Interrogé sur les raisons de venir, le directeur du salon Euronaval en donne trois. La première est la vitrine technologique : c’est là que se voient les formes, les projets et les applications que l’on ne rencontre pas ailleurs. La deuxième est la fonction de réunion de famille des experts et des marines du monde, avec ce que cela suppose de rencontres entre pays qui ne se parlent pas toujours. Il en fait un argument de stabilité : mieux vaut que des chefs d’état-major de marines en tension se connaissent plutôt que l’inverse.
La troisième raison est l’efficacité diplomatique brute, illustrée par le mot d’un ancien chef d’état-major de la Marine : quatorze homologues rencontrés en deux jours de salon, soit quatorze déplacements à l’étranger évités. Le salon Euronaval organise aussi ces rencontres du côté industriel, par une plateforme où un visiteur demande à rencontrer un industriel précis et se voit proposer un créneau. Les 1 250 rendez-vous d’affaires du bilan 2024 mesurent cette activité.
Sur l’intelligence artificielle, la réponse est mesurée et mérite d’être datée : à quelques semaines de l’ouverture de l’édition 2024, l’organisateur avait lancé un appel à candidatures pour bâtir un parcours de visite dédié à l’IA, en visant une trentaine d’entreprises ayant des réalisations concrètes à montrer. Hugues du Plessis d’Argentré assume cette cible réduite : beaucoup d’exposants emploient le terme sans faire réellement d’intelligence artificielle. Le principe du parcours thématique vaut d’ailleurs pour tous les sujets, des drones aux radars en passant par les missiles.
L’invité tient enfin à signaler une publication qu’il juge unique en son genre et qui sort à l’occasion de chaque édition : une étude exhaustive de la construction navale militaire mondiale, intitulée The World Defence Shipbuilding, éditée par le GICAN et actualisée tous les deux ans. Elle examine pays par pays ce que construisent les chantiers, quelles marines ont commandé quoi et où en sont les grands programmes de frégates et de sous-marins. Repartir avec ce document revient à emporter l’état des lieux du marché naval mondial.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le salon Euronaval ?
Le salon Euronaval est le salon professionnel international de la défense navale et de la sécurité maritime. Il se tient tous les deux ans, les années paires, en région parisienne, et il est organisé par la SOGENA, filiale du GICAN, le Groupement des industries de construction et activités navales. Le GICAN le présente comme le plus grand et le plus ancien des salons navals à vocation mondiale. On y trouve les chantiers, les équipementiers, les missiliers, les électroniciens et les fabricants de drones navals, ainsi que les délégations officielles des marines du monde entier.
Quand a lieu le prochain salon Euronaval et où se tient-il ?
L’édition dont parle cet épisode s’est tenue du 4 au 7 novembre 2024 au parc des expositions de Paris Nord Villepinte, première édition organisée sur ce site après Le Bourget. L’organisateur annonce l’édition suivante du 3 au 6 novembre 2026, au même endroit, dans le hall 6 : ce sera la trentième édition du salon. Le rythme biennal implique que tout chiffre d’exposants, de visiteurs ou de délégations doit toujours être rapporté à une édition précise.
Peut-on visiter Euronaval quand on est étudiant ?
Oui, sur une journée précise. Le salon Euronaval est un salon professionnel, mais sa dernière journée est traditionnellement ouverte gratuitement aux étudiants et aux écoles, avec des rencontres de recrutement organisées sur les stands des industriels. Pour l’édition 2024, cette journée était le jeudi 7 novembre. Hugues du Plessis d’Argentré y voit une occasion rare de comparer en quelques heures des métiers très différents, du chantier naval à l’électronique embarquée, réunis dans un même hall.
Quelle différence entre Euronaval et Euromaritime ?
Les deux salons sont organisés par la même société, la SOGENA, mais ils ne s’adressent pas au même public. Le salon Euronaval porte sur le naval de défense, c’est-à-dire les bâtiments de guerre, leurs équipements et leurs systèmes d’armes. Euromaritime porte sur les activités maritimes civiles : transport, pêche, énergie, travaux en mer, sûreté et action de l’État en mer. Hugues du Plessis d’Argentré explique dans cet épisode que la séparation tient moins aux technologies, qui circulent entre les deux mondes, qu’à la clientèle, qui n’est pas la même.
À écouter également
- #163 : Les enjeux de l’exportation d’armement (GICAN)
- #257 : Les secrets des sous-marins nucléaires (avec Christophe Agnus)
- #76 : Eurosatory, le plus grand salon Défense au monde
- #134 : Dans les coulisses du salon Milipol (avec Anne Frayssinet)
- #177 : Eurosatory, répondre aux crises de demain (avec Charles Beaudouin)
Pour aller plus loin sur Défense Zone
- Les marines du monde et leurs bateaux de guerre
- Les sous-marins français
- Le drone naval de la Marine nationale
- Le programme de porte-avions de nouvelle génération
- Supplément Pro : l’industrie navale française
Défense Zone est un média indépendant consacré aux questions de défense et de sécurité. Ce podcast est disponible sur toutes les plateformes audio, Spotify, Deezer et Apple Podcasts, ainsi que sur notre chaîne YouTube. Pour soutenir notre travail, retrouvez notre magazine papier trimestriel et notre espace premium sur defense-zone.com.
