#85 – Marius, ancien commando marine

Comment un adolescent en voie de marginalisation devient-il l’un des visages les plus connus des commandos marine ? Invité de Défense Zone, Marius raconte un engagement de dernière chance, une carrière conduite jusqu’au poste d’instructeur au stage commando, puis une reconversion dans le civil qu’il décrit comme l’épreuve la plus mal préparée de toutes. « Marius » est un pseudonyme : l’anonymat reste la règle dans les unités de la force maritime des fusiliers marins et commandos. Entretien enregistré en septembre 2022.

Les appréciations et les positions développées dans cet épisode sont celles de Marius et n’engagent que lui.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Les ordres de grandeur qu’il donnait en 2022 pour un stage commando élémentaire : environ 130 candidats évalués, une quarantaine encore présents après deux jours, dix à treize brevetés à l’arrivée.
  • Un stage de neuf semaines à l’époque, pendant lesquelles l’instructeur vit avec les élèves : « vous êtes tellement fatigué physiquement que vous ne pouvez plus tricher ».
  • Son entrée dans la Marine tient à un conseil reçu en garde à vue et à un couloir où il a déposé une arme de poing : « là, tu recommences ta vie ».
  • Sa définition de l’autorité tient en une phrase : « l’exemple est le meilleur moyen d’influence ». L’instructeur exécute devant l’élève, et mieux que lui.
  • Major de son stage commando élémentaire puis de son cours de chef d’équipe, il échoue aux présélections de nageur de combat : « tout cet ego s’effondre en un mois ».
  • Son avertissement le plus net porte sur l’après : « les militaires ne sont pas prêts à quitter l’institution », faute de savoir se vendre et de parler d’argent.

Le couloir et les deux caisses

Il ne présente pas son engagement comme une vocation. À la fin des années où le service national existait encore, il est un jeune homme du sud de la France que la petite délinquance occupe à plein temps. Une dernière garde à vue le met face à un policier qui, plutôt que de le renvoyer à son quartier, lui pose une alternative brutale : continuer sur cette pente, ce qui signifie la prison ou pire, ou devancer l’appel et partir longtemps, loin.

« C’est la première fois que je suivais le conseil d’un adulte », résume-t-il. Le choix de l’armée se joue sur un souvenir : dans un garage familial traînait un sac de marin orné d’une caravelle, celui d’un père disparu très tôt. Il opte pour la Marine, s’engage en volontariat service long, deux ans au lieu d’un, et demande au recruteur une spécialité où l’on bouge. On lui propose fusilier marin.

La scène qu’il raconte ensuite est la matrice de tout le reste. À l’arrivée, les jeunes engagés passent dans un couloir où sont disposées deux caisses en bois, et doivent y déposer tout ce qu’ils transportent d’illicite : stupéfiants, couteaux, matraques. « Une fois que vous avez franchi la deuxième porte, vous êtes à l’institution, et on vous prend comme vous êtes. » Les caisses débordent. Il y pose l’arme de poing modifiée qu’il gardait sur lui.

« Je me suis dit : là, tu recommences ta vie. » Il en tire une règle qu’il applique encore : les occasions se présentent rarement deux fois, et beaucoup passent à côté faute de savoir lire le signal quand il arrive.

La valorisation de l’individu

Interrogé sur ce qui l’a retenu dans l’institution, il répond par une formule qu’il répète tout au long de l’entretien : la valorisation de l’individu. Derrière le vocabulaire, une mécanique simple : le contrat demandé est explicite, l’exécution est évaluée, la réussite est reconnue, sans considération de milieu social ni de parcours scolaire.

« C’est la première fois de ma vie que je me suis dit : je sers à quelque chose. » Il insiste sur la symétrie du dispositif : quand c’est bien, on vous le dit ; quand c’est mauvais, on vous le dit aussi. Il oppose cela à une vie civile où la crainte de l’interprétation a fini, selon lui, par rendre la parole franche suspecte.

Il tempère aussitôt l’idée d’un milieu idéal : « dans toutes les corporations, militaires ou civiles, il y a des gens bien et il y en a d’autres ». Ce qu’il crédite à l’institution n’est pas la perfection des hommes, mais l’existence d’un ascenseur réel : celui qui travaille sa théorie et fait ses preuves peut viser le corps des officiers.

« L’exemple est le meilleur moyen d’influence »

L’image publique de Marius est celle d’un homme à l’autorité naturelle. Il en donne une lecture moins flatteuse pour lui-même, et plus instructive.

Ce qui l’a marqué chez ses premiers instructeurs, dit-il, ce n’est pas la voix ni la stature : c’est qu’ils exécutaient devant les élèves ce qu’ils exigeaient d’eux, et mieux qu’eux. « Il vous démontre, il l’a fait avant vous. Donc vous ne vous sentez pas dévalorisé, vous avez envie de ressembler à la personne qui vous demande la chose. » L’obéissance n’est pas arrachée, elle est empruntée à un modèle.

Le second trait qu’il relève chez ces hommes peut sembler contradictoire avec leur réputation : une humilité qui déborde. L’aura d’autorité vient précisément de là, selon lui, parce qu’elle crée un climat de confiance que le grade seul ne produit pas.

L’ego des loups

Faut-il effacer son ego ou l’entretenir ? Sa réponse tranche par sa précision.

« Il faut être un loup. On est tous des loups, et dans une meute, tout le monde veut être chef. » L’ego existe donc, et il est même nécessaire : personne ne franchit une sélection de ce niveau sans une forme d’orgueil. La différence tient à son usage. « Vous le savourez, mais vous ne le mettez pas sur la place publique. » L’autosatisfaction se consomme en privé, ou se partage avec un premier cercle de confiance. Celui qui l’étale en unité n’est pas apprécié.

Entre professionnels du même milieu, ajoute-t-il, la démonstration est de toute façon inutile : « on sait tous de quoi chacun est capable ». Et le milieu corrige vite : « celui qui vous dira qu’il n’a pas peur est un menteur ». Le doute, chez lui, n’est pas un défaut de sélection, c’est un matériau de construction.

L’échec qui remet à sa place

Le parcours jusque-là était sans faute : major de son stage commando élémentaire, major de son cours de chef d’équipe, bien classé au tronc commun. « J’étais le champion du monde, entre guillemets. » Il postule ensuite au cours de nageur de combat et se présente aux présélections, après le cours de plongeur. Le résultat est sans appel : à l’oxygène, il n’est « pas bon dans l’eau ».

Éliminé, il reste sur place en soutien de ceux qui poursuivent. Sa journée consiste à tenir le moteur d’une embarcation pneumatique pendant les plongées de ses camarades. « Vous vous dites : tu n’es pas le champion du monde. » Il parle d’un ego qui s’effondre en un mois ou deux. Ce qu’il retient n’est pourtant pas amer. D’abord parce qu’il y est allé : « je n’aurais pas pu dire que j’aurais été un excellent nageur sans jamais avoir mis les pieds dans l’eau ». Ensuite parce que l’analyse de l’échec, faite honnêtement, débouche sur une conclusion utilisable : ce n’était pas pour lui, il restait un excellent commando.

Aucune moquerie au retour en unité : « ils m’ont simplement dit : ce n’est pas fait pour toi ». La nuance tient à la culture maison : sur les cours interarmées, l’échec n’est pas une option. Parti suivre une formation en montagne sans être grimpeur, il n’était pas question de rentrer sans le brevet.

Passer de l’autre côté

Après treize années en unité opérationnelle et son brevet supérieur, il se voit proposer un poste d’instructeur au stage commando. Il l’accepte en sachant ce que la fonction représente : « un instructeur, c’est très symbolique ».

Le jour de son arrivée, il entre seul dans la salle de cours où, élève, il avait reçu son classement, et s’assoit à sa place d’alors. Il se souvient de ce que son instructeur avait dit à sa promotion : certains d’entre vous seront un jour à ma place ; restez humbles, ne portez pas de jugement hâtif, montrez l’exemple. « Je me suis demandé : est-ce que je vais y arriver ? »

La question n’est pas rhétorique. Un instructeur tient la carrière de jeunes gens qu’il n’observe que quelques semaines : un jugement trop rapide élimine un bon élément, une indulgence mal placée envoie en unité quelqu’un qui n’y tiendra pas. Il dit avoir tiré sa leçon de son propre échec au cours nageur, où un instructeur l’avait pris à part après le service et était retourné à l’eau le soir avec lui. Cela n’a pas suffi, mais cela a fixé son idée du métier.

« La base, ce n’est pas d’éliminer un maximum de monde. » Il décrit le paradoxe de la fonction : on évaluait environ 130 candidats, il en restait une quarantaine après deux jours, et l’on brevetait au bout du compte dix à treize hommes. « Si vous aviez devant vous 130 potentiels commandos et qu’ils réussissaient tous, vous seriez le plus heureux des hommes. »

Servir deux fois au stage lui a laissé une préférence nette. Revenu après un séjour en unité, on lui propose d’encadrer des stagiaires expérimentés ; il demande les débutants. « Donnez-moi le diamant. » Les plus jeunes arrivent sans habitudes à défaire, et leur détermination nourrit l’instructeur autant que l’inverse.

Neuf semaines sans masque

Sur le contenu du stage, il reste volontairement au niveau que la Marine communique elle-même, mais il en décrit précisément le principe. À l’époque de l’entretien, le stage durait neuf semaines, et les instructeurs vivaient avec les élèves.

C’est cette durée, plus que l’intensité d’une épreuve isolée, qui fait la sélection. « Vous êtes tellement fatigué physiquement que vous ne pouvez plus tricher. » Celui qui est arrivé masqué, en surjouant ses capacités physiques ou ses connaissances, est démasqué par la seule accumulation. Ce qui reste, c’est le caractère. Avec l’expérience, dit-il, on identifie assez tôt qui fera un bon commando et qui tiendra une carrière longue.

Il rappelle une particularité du parcours : on ne fait pas le stage une fois pour toutes. À chaque étape de la progression hiérarchique, le militaire revient en formation ; la partie physique ne change pas, c’est la part de commandement qui évolue. Quant aux comparaisons avec les sélections étrangères, il refuse le concours de prestige et relève une différence de culture matérielle : « nous, on est beaucoup plus rustiques ».

Le passage du stage à l’unité constitue une seconde acclimatation, souvent sous-estimée. Le breveté est opérationnel, mais il a tout à apprendre du commando qui le reçoit, et il commence par les corvées. « Ça remet un peu d’humilité dans les chaussettes. »

Se tromper sur un homme

Il choisit aussi de raconter une erreur, ce qui est rare dans ce type d’entretien.

Un de ses élèves sort major du stage et rejoint son unité d’affectation. Marius avait pour habitude de prendre un café avec les chefs d’escouade qui allaient les récupérer, afin de signaler les points forts et les fragilités de chacun. Le chef d’escouade le rappelle très vite : quelque chose ne va pas. Deux jours plus tard, le jeune homme se présente au domicile de son ancien instructeur pour annoncer qu’il arrête. « Tu n’as rien vu. Ça fait une semaine. »

Le militaire se réorientera vers une autre spécialité de la Marine et y fera carrière. Marius, lui, en tire un constat sur son propre jugement : il avait été convaincu par des qualités physiques et techniques éclatantes, sans percevoir que la motivation n’était pas celle du métier. Sur six années passées au stage, il estime s’être trompé sur environ trois personnes. « On n’est pas infaillible. »

Fred Marie l’interroge sur les jeunes attirés par le prestige du béret vert plus que par le métier. Sa réponse est constante : le moteur durable n’est pas l’image, c’est la passion. Il cite d’anciens camarades devenus boulangers, menuisiers, médecins ou avocats : ce qui les a fait tenir dans les commandos est aussi ce qui les a fait réussir ailleurs.

Le civil, épreuve suivante

C’est sur la reconversion qu’il se montre le plus catégorique, et le plus utile. Il quitte l’institution en 2006, à un moment où il pouvait au contraire retourner en unité comme sous-officier supérieur, ce qu’il décrit comme un bouclage de boucle. Un poste dans la sûreté portuaire lui est proposé par un réseau d’anciens. Il refuse une première fois, accepte la seconde, et bascule dans le civil après une période de formation en entreprise financée par la défense.

Le secteur s’est structuré après les attentats du 11 septembre 2001, avec un code international réglementant l’interface entre les navires et les installations portuaires, et beaucoup d’anciens de la spécialité ont été sollicités pour armer ces dispositifs. Il y est responsable de la sûreté opérationnelle.

Son diagnostic sur le passage au civil est sévère. « On n’est pas du tout prêt. » Il énumère : on ignore le rôle des partenaires sociaux, on découvre que le contrat de travail délimite ce qu’on doit, on ne sait pas se vendre et l’on espère être jugé une fois en poste, comme au stage. Surtout, on ne parle pas d’argent, par réflexe d’éducation professionnelle, et l’on se console en comptant sur la pension. « C’est la grave erreur. »

Ce qu’il juge transposable tient en peu de mots : ponctualité, respect, engagement, culture du collectif. La méthode aussi, à condition de changer d’échelle : une mission se conduit avec un objectif, une préparation, un compte rendu, mais « la graduation n’est pas la même, la vie n’est pas en danger ». Il consacre depuis une partie de son temps à conseiller des militaires en fin de contrat, et juge que les bureaux de reconversion manquent souvent d’expérience du monde de l’entreprise.

En parallèle, il anime depuis une quinzaine d’années une association de self-défense et de préparation physique, dont les bénéfices sont reversés à des associations, notamment au profit de blessés. Il y applique une règle de vocabulaire qui en dit long sur son rapport au titre : il bannit le mot « commando » pour ces stages, réservé selon lui aux professionnels, et parle de stages d’aguerrissement.

« Il n’y a pas de mauvais élèves »

Sa notoriété vient de la télévision : un grand reportage consacré à la formation commando, puis une émission dont il a lui-même écrit le programme, calqué sur les classes du service national. Ses conditions étaient simples : encadrer à sa manière, sans intervention sur le fond, avec deux anciens camarades. Ce qui a fonctionné, selon lui, tient à l’absence de mise en scène : au bout d’une semaine, les participants avaient oublié les caméras. Sur le second programme, les jeunes allant au terme du parcours obtenaient un bilan de compétences et la formation de leur choix.

Il n’en tire aucune créance vis-à-vis de l’institution. « Je rends au quintuple ce que la Marine m’a donné. Sans elle, je n’existe pas. » Il a effectué des interventions bénévoles pour des préparations militaires et deux années de réserve, avant d’arrêter : « j’avais l’impression de me déguiser ».

Interrogé sur un éventuel retour d’une forme de service national, il donne un avis qu’il présente explicitement comme celui d’un citoyen, sans étiquette : il y serait favorable, moins pour l’utilité militaire que pour le brassage social qu’il a connu, où les classes et les régions se mélangeaient. Il ne s’en cache pas : ses positions sur la société, l’éducation ou la justice sont tranchées, et il les assume comme des opinions personnelles.

Le conseil qu’il retient pour finir ne vient pas de l’armée mais de l’enseignement. « Il n’y a pas de mauvais élèves, il n’y a que de mauvais professeurs. » Il l’applique à son propre parcours scolaire : les matières qu’il a aimées sont celles que des professeurs lui ont fait vivre. Et il le prolonge par une seconde règle, plus opérationnelle : savoir saisir les occasions quand elles se présentent, à condition qu’elles restent dans une philosophie d’honnêteté. « Les doutes font partie de la vie, ils permettent d’évoluer. Soyez honnête avec vous-même. »

Devenir commando marine

Les conditions décrites dans l’épisode sont celles de 2022 et, pour son propre engagement, de l’époque du service national. Voici l’état des voies d’accès officielles en 2026, d’après les sites de recrutement de la Marine nationale et du ministère des Armées. Le commando marine ne se recrute pas directement : on s’engage d’abord, on se qualifie ensuite.

  • Conditions communes à tout engagement : être de nationalité française, avoir accompli sa Journée défense et citoyenneté, être physiquement et médicalement apte, et savoir nager.
  • Voie matelot de la flotte, spécialité fusilier marin : de 17 à moins de 30 ans, niveau troisième au baccalauréat, contrat initial de quatre ans.
  • Voie école de maistrance, spécialité fusilier marin : de 17 à moins de 30 ans, niveau baccalauréat à baccalauréat plus deux, quatre mois de formation initiale à Brest ou à Saint-Mandrier, contrat de dix ans et plus.
  • Voie volontariat : le poste de soutien aux opérations en unité commando est ouvert de 17 à moins de 26 ans, pour un contrat d’un an.
  • Où se passe la sélection : l’école des fusiliers marins, implantée à Lanester, dans le Morbihan, évalue les candidats à la spécialité de fusilier marin et forme aux métiers de fusilier marin, de commando marine et de cynotechnicien. Le ministère précise qu’elle organise le stage commando, qui sert à sélectionner les futurs membres des forces spéciales de la Marine.
  • Volume de formation : environ 2 500 marins y sont formés chaque année, au sein de 120 cours et stages allant d’une semaine à un an, avec 140 cadres permanents.
  • Ce que l’on rejoint : la force maritime des fusiliers marins et commandos rassemble environ 2 900 fusiliers marins et commandos, répartis entre neuf unités de fusiliers marins, sept commandos marine et l’école de Lorient.
  • Taux de sélection : la Marine ne publie pas de taux de réussite officiel pour le stage commando. Les ordres de grandeur cités dans cet épisode sont ceux d’un ancien instructeur, pour la période où il exerçait.
  • Liens officiels : la page FORFUSCO du site de recrutement de la Marine, la fiche métier fusilier marin et la présentation de l’école des fusiliers marins sur le site du ministère des Armées.

Informations vérifiées en septembre 2026.

Questions fréquentes

Pourquoi les commandos marine utilisent-ils des pseudonymes ?

L’anonymat est la règle dans les unités des forces spéciales françaises : il protège les opérateurs, leurs familles et la conduite des opérations. Les militaires d’active ne communiquent que sous prénom ou sous surnom, et la pratique se prolonge souvent après la carrière. Dans cet épisode, l’invité intervient sous le surnom que son instructeur lui a donné pendant son stage commando élémentaire.

Combien de candidats réussissent le stage commando ?

La Marine nationale ne publie pas de taux de réussite officiel. En 2022, cet ancien instructeur décrivait pour la période où il exerçait environ 130 candidats évalués au départ, une quarantaine encore présents après deux jours d’évaluation, et dix à treize brevetés à l’arrivée. Ces ordres de grandeur sont un témoignage, pas une statistique institutionnelle, et ils ne valent pas pour les sessions actuelles.

Faut-il être fusilier marin avant d’être commando marine ?

Le commando marine ne fait pas l’objet d’un recrutement direct depuis le civil. On s’engage dans la Marine nationale, le plus souvent dans la spécialité de fusilier marin, avant de postuler au stage commando organisé par l’école des fusiliers marins. C’est ce stage qui ouvre l’accès aux commandos marine, puis, pour ceux qui poursuivent, aux qualifications plus poussées comme celle de nageur de combat.

Pourquoi la reconversion des militaires est-elle si difficile ?

Selon cet ancien commando marine, la difficulté n’est pas technique mais culturelle. Le militaire arrive dans le civil sans connaître les codes de l’entreprise, ne sait pas valoriser son parcours et évite de négocier sa rémunération, supposant qu’il sera jugé sur ses résultats une fois en poste. Il recommande de préparer la sortie à l’avance, de s’appuyer sur les réseaux d’anciens et de traduire son expérience en compétences lisibles par un recruteur.

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