#87 – Se former au tir avec Lara Tactical

Se former au tir, en France, ne se résume pas à réserver un créneau dans un stand. Un an après son premier passage dans le podcast, en mars 2021, Johan Lara revient au micro de Défense Zone pour parler non plus de son parcours mais de son métier : la formation au tir. Ancien militaire devenu formateur sous l’enseigne Lara Tactical, il s’adresse à deux publics que presque tout sépare, des tireurs sportifs licenciés d’un côté, des professionnels armés de l’autre, et il le fait dans des formats qui coexistent désormais : le stage en présentiel, le cours vidéo, et le simulateur. Cet entretien vaut surtout comme état des lieux d’un secteur encore jeune : qui se forme au tir, à quoi exactement, et dans quel cadre réglementaire.

Les analyses développées dans cet épisode sont celles de Johan Lara et n’engagent que lui. Cet article porte sur l’organisation de la formation au tir, ses publics et son encadrement juridique : il ne reprend aucun contenu d’instruction.

Ce qu’il faut retenir de cet épisode

  • Johan Lara distingue deux publics : le tireur sportif, qui pratique dans un cadre fédéral et associatif, et le tireur professionnel, passé par des filtres de sélection et formé en interne par son administration.
  • Il sépare le tir technique, tronc commun partagé par tous les publics, et le tir tactique, qui suppose discernement, prise en compte de l’environnement et respect du cadre légal d’ouverture du feu. Le second, dit-il, ne s’adresse qu’aux professionnels.
  • Enseigner le tir sportif contre rémunération suppose une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles. Le CQP Moniteur de tir sportif, de niveau 4, y est enregistré sous le numéro RNCP41980 depuis le 27 février 2026.
  • Du côté des professionnels, la sécurité privée armée relève d’un régime distinct : selon le CNAPS, la formation initiale dure de 71 à 156,5 heures selon l’activité, et l’autorisation d’exercice ne suffit pas sans autorisation de mission.
  • Ordres de grandeur donnés par l’intéressé au moment de l’enregistrement : des centaines de stagiaires formés en présentiel depuis ses débuts, plusieurs milliers d’élèves pour ses formations en ligne.
  • Sur les critiques adressées à la formation en ligne, il ne se défend pas : « ils ont raison », concède-t-il, avant d’ajouter qu’au travers d’un écran, « je ne touche pas la matière ». Son argument porte ailleurs, sur l’entretien de la mémoire.

Formation au tir : deux publics

La première chose que fait Johan Lara, quand on lui demande pourquoi se former au tir en dehors de son club ou de son service, est de couper la question en deux. Il existe selon lui deux populations qu’il faut cesser de traiter ensemble : les tireurs sportifs et les tireurs professionnels. Un professionnel peut être sportif sur son temps libre, admet-il aussitôt, mais les besoins, les obligations et les responsabilités ne se recouvrent pas.

Le tireur sportif pratique dans un cadre associatif et fédéral. Il passe une visite médicale, fréquente un stand, et se retrouve ensuite, selon la formule de Johan Lara, largement « abandonné face à lui-même » une fois installé devant sa cible. Ce qui manque, à son sens, n’est pas tant l’instruction que ce qu’il appelle l’éducation aux armes, c’est-à-dire tout l’environnement de pratique, de comportement et de sécurité qui entoure l’activité. Les règles affichées sur les murs d’un stand existent, reconnaît-il, mais il estime qu’un travail de fond reste à mener derrière.

Le tireur professionnel, lui, arrive avec un acquis que le sportif n’a pas. Policiers, gendarmes, militaires et agents de services spécialisés ont franchi des filtres de sélection et reçu une instruction interne. Il en découle, souligne Johan Lara, une responsabilité d’un autre ordre, puisque l’emploi de l’arme peut intervenir sur la voie publique. C’est cette différence de contexte, plus que le niveau technique, qui justifie à ses yeux deux offres de formation au tir distinctes.

Technique et tactique, une frontière

La distinction structurante de l’entretien est celle qui sépare le tir technique du tir tactique. Le tir technique est le socle commun : il porte sur la manière d’exécuter correctement et avec précision, indépendamment du métier de celui qui pratique. Tout le monde y a accès, sportifs comme professionnels, parce que rien dans ce socle ne relève de l’emploi de la force.

Le tir tactique est une couche supplémentaire, et Johan Lara en donne une définition qui tient en une énumération : savoir quand tirer, savoir quand ne pas tirer, faire preuve de discernement, tenir compte de son environnement et respecter le cadre légal d’ouverture du feu. Ce contenu, affirme-t-il, ne s’adresse qu’aux professionnels des services de l’État. La position n’est pas nouvelle chez lui : il la tenait déjà dans l’épisode 7 du podcast, en 2021.

Cette frontière a une conséquence directe sur son offre. Auprès des tireurs sportifs, il se présente comme celui qui comble un vide pédagogique de premier niveau. Auprès des professionnels, il se décrit au contraire comme un appoint : ces unités possèdent leur tactique, dit-il, et ce qu’il apporte est un complément technique ou une spécialisation ponctuelle. Il assortit cette position d’une limite explicite, déjà formulée un an plus tôt : sollicité sur un domaine qu’il n’a pas pratiqué, il refuse l’intervention.

Qui peut enseigner le tir

L’épisode laisse ce point dans le flou, alors qu’il conditionne toute l’activité. Voici ce que disent les sources officielles, vérifiées en septembre 2026. En France, enseigner une activité physique ou sportive contre rémunération n’est pas libre : les articles L.212-1 et R.212-1 du code du sport imposent de détenir une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles, garantissant la compétence en matière de sécurité des pratiquants et des tiers.

Pour le tir sportif, cette certification est le certificat de qualification professionnelle de moniteur de tir sportif. Il s’agit d’une certification de niveau 4, délivrée par l’organisme certificateur de la branche du sport, enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles sous le numéro RNCP41980 le 27 février 2026, pour une échéance fixée au 27 février 2031. Elle remplace une version antérieure, enregistrée sous le numéro RNCP37514 et aujourd’hui inactive.

Ce que cette certification autorise est précisément défini. Son titulaire peut encadrer tout public, de l’initiation aux premiers niveaux de compétition, dans les structures affiliées. Les effectifs encadrés sont plafonnés :

  • six pratiquants au maximum simultanément sur une même ligne de tir pour les activités de découverte ;
  • dix pratiquants au maximum simultanément sur une même ligne de tir pour les activités d’initiation ;
  • un public sans restriction d’âge ou de situation, enfants, adolescents, adultes, seniors et personnes en situation de handicap étant explicitement visés par le référentiel.

Autrement dit, l’expérience opérationnelle ne vaut pas titre. C’est d’ailleurs ce que Johan Lara indiquait lui-même dans l’épisode 7 : il ne formait alors pas de tireurs civils, faute de détenir la qualification fédérale, et souhaitait l’obtenir. Les conditions exactes de la certification se vérifient auprès de l’organisme certificateur et de la fédération délégataire, seuls décisionnaires.

Former des professionnels armés

L’autre public de la formation au tir est professionnel, et il déborde largement les forces de l’ordre. Johan Lara évoque au passage le cas d’un agent de sécurité armé, dont il reconnaît lui-même ne pas retrouver l’appellation exacte au micro. Ce public existe bel et bien, et son régime est l’un des plus encadrés qui soient.

Selon le Conseil national des activités privées de sécurité, seules deux activités privées peuvent s’exercer avec une arme : la surveillance humaine et la protection physique des personnes. Le niveau d’armement autorisé est strictement délimité par la réglementation, issue de la loi n° 2017-158 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique et du décret n° 2017-1844 du 29 décembre 2017.

La formation correspondante est lourde, et sa durée varie selon l’activité exercée et le niveau d’armement concerné :

  • 71 heures pour un agent de surveillance dans la configuration la moins exigeante ;
  • 139 heures pour un agent de surveillance dans la configuration la plus exigeante ;
  • 156,5 heures pour un agent de protection physique des personnes ;
  • un maintien des acquis obligatoire chaque année, sous forme de sessions dont le nombre et la durée dépendent du niveau d’armement.

Deux points méritent d’être soulignés pour le lecteur qui envisagerait ce métier. Le CNAPS précise qu’aucune équivalence n’est prévue pour ces formations : un parcours militaire ou policier antérieur ne dispense de rien. Et la carte professionnelle ne suffit pas : l’entreprise doit obtenir une autorisation d’exercice auprès du CNAPS, puis une autorisation de mission délivrée par le préfet pour la surveillance, ou par le ministre de l’Intérieur pour la protection de personnes. Ces éléments sont à vérifier auprès du CNAPS, seul compétent.

Pourquoi externaliser l’instruction

Johan Lara prend soin de ne pas attaquer les écoles de formateurs, dont il dit à plusieurs reprises le plus grand bien. Son diagnostic porte sur la fonction d’instructeur elle-même, telle qu’elle est tenue dans les administrations. Quand l’instruction n’est pas le métier principal de celui qui la délivre, estime-t-il, elle va moins loin et moins profond, et finit par se réduire à un discours administratif appris.

Il y ajoute une critique de l’affectation : l’instruction devient parfois, décrit-il en termes militaires, une voie de garage confiée à quelqu’un qui n’en a pas envie. Il concède aussitôt que cette description ne vaut pas pour tous et qu’il connaît des instructeurs institutionnels remarquables, mais maintient qu’il y a « un fond de vérité » dans le constat.

Le second argument est celui du rythme d’évolution. Une administration, par définition, ne se transforme pas tous les quatre matins. Les méthodes écrites sont, selon son image, des machines très lourdes à déplacer, si bien que ce qui semble nouveau au moment où l’institution l’adopte appartient souvent déjà au passé. Il se garde toutefois de l’excès inverse : adopter une technique parce qu’elle vient de sortir est, dit-il, tout aussi absurde, car il faut prendre le temps d’en comprendre la matière et de vérifier qu’elle est compatible avec le cadre d’ouverture du feu des opérateurs. C’est dans cet espace, entre le dogme et la mode, qu’il situe l’intérêt d’une instruction externalisée.

Du stage au cours vidéo

Interrogé sur le nombre de personnes formées, Johan Lara donne deux ordres de grandeur très différents. En présentiel, il parle de plusieurs centaines de stagiaires depuis ses débuts, y compris l’époque où il exerçait en cumul d’activité avec l’accord de son chef de corps, à raison de deux ou trois stages par semaine réunissant une dizaine de personnes. En ligne, il parle de plusieurs milliers d’élèves.

Il décrit son catalogue en ligne comme deux ensembles successifs. Le premier porte sur les fondamentaux et vise un public de tireurs sportifs débutants. Le second, plus avancé, s’adresse aux tireurs de vitesse et aux professionnels. Le choix de production qu’il revendique est celui du tournage en conditions réelles : les séquences ont été filmées avec de vrais stagiaires, un militaire, un policier et un gendarme, avec leur accord, plutôt qu’avec des figurants. Personne, affirme-t-il, ne l’avait fait avant.

Il se défend enfin de vendre du vide. Ses formations comportent des questionnaires, dont chaque bonne réponse déclenche un complément écrit, ainsi que des aides pédagogiques téléchargeables. L’objectif assumé est d’empêcher la consommation passive : il ne veut pas, dit-il, que ses cours se regardent comme une série. Le fait de pouvoir retirer une vidéo devenue obsolète et la remplacer constitue à ses yeux un avantage sur le livre, dont on ne peut pas demander aux lecteurs d’arracher une page.

Ce que la vidéo ne remplace pas

Le passage le plus intéressant de l’entretien est celui où l’animateur lui oppose l’objection classique, celle qu’a rencontrée Défense Zone en lançant sa formation en ligne au secourisme en milieu hostile avec Claude Brunet, ancien infirmier major de la Légion étrangère : on n’apprend pas un geste derrière un écran. La réponse de Johan Lara surprend. « Ils ont raison », répète-t-il trois fois. Derrière un écran, concède-t-il, on ne touche pas la matière et personne ne corrige.

Son argument se déplace alors sur un autre terrain. À ceux qui opposent la pratique, il demande quand ils ont suivi leur dernière formation en présentiel. La réponse, dit-il, est le plus souvent « jamais ». La question pertinente n’est donc pas de choisir entre la vidéo et le stage, mais de choisir entre la vidéo et rien. Il préfère, dit-il, des gens sensibilisés à des gens qui ne savent rien du tout.

Le second argument est celui de la mémoire, et il est développé longuement. Une compétence acquise en stage est périssable : passé quelques mois sans pratique, l’écart avec un débutant se réduit. Il en donne un exemple personnel qui ne relève pas du tir. Ancien parachutiste, il estime qu’il ne serait plus en sécurité aujourd’hui avec un parachute sur le dos, faute d’avoir entretenu les procédures, alors qu’un simple rappel mensuel en vidéo aurait maintenu une partie de ses connaissances. Il évoque enfin les travaux sur la mémorisation qu’il dit avoir explorés, et retient qu’un apprentissage alterné et répété dans le temps se conserve mieux qu’un bloc unique absorbé en une fois.

Sa conclusion est un partage des rôles : la formation en ligne sert à préparer, à rafraîchir et à entretenir, le présentiel sert à faire.

Le simulateur de tir arrive

Un simulateur de tir est un dispositif de projection sur écran, associé à des répliques instrumentées, qui permet de travailler des situations sans munition réelle. Johan Lara insiste sur ce que ce n’est pas : ni un casque de réalité virtuelle, ni un jeu. Il reconnaît avoir été dubitatif au départ, avant d’y voir aujourd’hui un incontournable. La technologie n’est pas neuve, rappelle-t-il, elle existe depuis le début des années 2000 au moins.

Les avantages qu’il énumère sont d’abord matériels et sanitaires : pas de munition, donc pas d’exposition au plomb, pas de bruit pour le voisinage, et une sécurité intrinsèque. S’y ajoute un apport pédagogique que le pas de tir ne permet pas : des cibles mobiles, des environnements dynamiques, et surtout des scénarios filmés dans lesquels l’instructeur fait évoluer la situation depuis un ordinateur. C’est cette dimension de scénario, et non la performance, qui l’intéresse.

Le frein, reconnaît-il, est le coût. Les systèmes professionnels se louent à la journée à des tarifs qu’une administration ne peut pas soutenir sur une semaine complète, et le nombre de participants simultanés reste faible. Son projet, au moment de l’enregistrement, consistait précisément à installer un simulateur dans un stand de tir partenaire, afin de le rendre accessible à des particuliers pour un budget comparable à celui d’une séance classique, et aux professionnels en location à la journée.

Il appuie sa conviction sur deux comparaisons extérieures au tir : l’aéronautique, où personne ne prend les commandes sans passage préalable en simulateur, et la compétition automobile, où les pilotes répètent les circuits de cette manière. L’animateur ajoute le cas des équipages de transport tactique dont les heures de simulateur sont comptabilisées au même titre que les heures de vol réelles.

Une remarque annexe mérite d’être relevée, parce qu’elle tranche avec le discours habituel du milieu. Interrogé sur le jeu vidéo, Johan Lara donne raison aux joueurs : environnement dynamique, décisions en temps réel, communication d’équipe et coordination visuomotrice sont, selon lui, réellement travaillés. Le simulateur est à ses yeux le pont entre cette culture et la pratique encadrée.

Un marché étroit et jeune

Le dernier tiers de l’entretien porte sur l’économie du secteur. Johan Lara rappelle que le tir reste une activité marginale en France et que les sociétés qui en vivent sont de très petite taille. Il décrit sa propre logique de développement comme une fuite en avant assumée : dès qu’une offre est copiée, il faut en construire une autre plus difficile à reproduire.

Le projet qu’il développait alors relève de cette logique. Il s’agit d’un outil d’analyse par la vidéo, conçu avec une équipe d’ingénieurs dont des spécialistes de biomécanique, qui utilise la caméra d’un téléphone ou d’une tablette pour restituer en temps réel ce que fait le pratiquant et lui permettre de comparer sa séquence à une autre. À cela s’ajoute une bibliothèque d’exercices consultable selon le matériel et les contraintes du jour. Au moment de l’enregistrement, l’outil n’était pas encore ouvert au public et se trouvait en phase de test auprès d’un groupe restreint, professionnels et tireurs sportifs.

Son positionnement sur la diffusion du savoir est net et revient plusieurs fois. Il refuse ce qu’il appelle le savoir arrogant, celui qui se garde pour établir une supériorité, et affirme préférer que d’autres reprennent ses idées dans un ou deux ans plutôt que de voir le secteur stagner. Il se réjouit que d’autres noms de l’instruction du tir sportif en France aient lancé leurs propres formations en ligne, y voyant la preuve d’un vrai besoin.

Il conclut sur une remarque qui vaut pour tout militaire tenté par l’entrepreneuriat, et qui prolonge ce qu’il développait dans l’épisode 7 : « personne ne t’attend ». L’armée, dit-il, n’apprend pas à se vendre, et la sortie de l’institution place l’ancien militaire seul face à des obligations dont il n’avait pas l’habitude. Ceux qui en sont proches, conseille-t-il, devraient considérer que le travail commence maintenant.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour enseigner le tir sportif en France ?

Oui. Enseigner le tir sportif contre rémunération relève des articles L.212-1 et R.212-1 du code du sport, qui imposent de détenir une certification inscrite au répertoire national des certifications professionnelles. Pour cette discipline, il s’agit du certificat de qualification professionnelle de moniteur de tir sportif, une certification de niveau 4 délivrée par l’organisme certificateur de la branche du sport et enregistrée sous le numéro RNCP41980 depuis le 27 février 2026. Elle autorise l’encadrement de tout public, de l’initiation aux premiers niveaux de compétition, avec un plafond de six pratiquants simultanés sur une même ligne de tir en découverte et de dix en initiation. Une expérience militaire, même longue, ne remplace pas ce titre.

Une formation au tir en ligne a-t-elle une valeur ?

Une formation au tir en ligne ne remplace pas la pratique encadrée, et Johan Lara est le premier à le reconnaître dans cet épisode. Sa valeur se situe ailleurs : préparer un débutant avant son premier passage en club, entretenir une compétence périssable entre deux stages, et permettre de revoir un point précis au moment où le besoin apparaît. L’argument qu’il oppose à ses détracteurs est comparatif : la plupart des personnes concernées n’ont jamais suivi de formation en présentiel, si bien que le choix réel n’est pas entre la vidéo et le stage, mais entre la vidéo et rien. Les dispositifs d’évaluation intégrés, questionnaires et supports téléchargeables, visent à transformer un visionnage en apprentissage.

Qu’est-ce qu’un simulateur de tir ?

Un simulateur de tir est un dispositif qui projette sur un écran une situation, un environnement ou des cibles, et qui enregistre les impacts sans munition réelle. Ce n’est ni un casque de réalité virtuelle, ni un jeu vidéo grand public. Ses intérêts sont la sécurité, l’absence d’exposition au plomb et de nuisance sonore, la possibilité de travailler sur des cibles mobiles que la plupart des stands français ne permettent pas, et la construction de scénarios que l’instructeur fait évoluer en temps réel. Son principal frein reste le coût des systèmes professionnels et le petit nombre de personnes qu’ils accueillent simultanément. La technologie existe depuis le début des années 2000 et est utilisée de longue date aux États-Unis.

Qui peut suivre une formation au tir professionnel ?

La formation au tir professionnel s’adresse aux agents dont le métier prévoit le port d’une arme : policiers, gendarmes, militaires et agents de services spécialisés, mais aussi une partie du secteur privé. Selon le CNAPS, seules deux activités privées de sécurité peuvent s’exercer avec une arme, la surveillance humaine et la protection physique des personnes. La formation initiale correspondante dure de 71 à 156,5 heures selon l’activité et le niveau d’armement autorisé, avec un maintien des acquis obligatoire chaque année, et aucune équivalence n’est prévue pour les candidats issus d’un parcours militaire ou policier. L’exercice suppose en outre une autorisation d’exercice délivrée par le CNAPS et une autorisation de mission préfectorale ou ministérielle. Ces conditions se vérifient auprès du CNAPS.

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